#Berlinale69 – QUI VA GAGNER ?

Le voile devrait de façon imminente se lever sur le palmarès de la 69 ème édition de la Berlinale, dernière édition de son critiqué directeur, notamment par ceux qui lui doivent pourtant tant – n’est-ce pas monsieur Fatih Akin … ? Charge au jury emmené par sa présidente Juliette Binoche de permettre à tous les cinéphiles du monde d’y voir plus clair sur les bons films de cette sélection. Elle a ici ou là annoncé que le film honoré devrait avoir une portée politique – ce qui en soit ne veut strictement rien dire – et pourrait-il en être autrement ? Même les histoires d’amour ici sont des brûlots politiques … Honorer une réalisatrice ne serait-ce, – elles sont sept en compétition – ferait office de geste fort …

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Border – Incertain regard

Shelley (2016), premier long métrage d’Ali Abbasi, reste à ce jour inédit en France. Pour sa part, Border son deuxième opus ne passe pas inaperçu. Dans la quête identitaire menée par Tina (Eva Melander) flanquée de Vore (Eero Milonoff) son double masculin, le cinéaste se joue des limites du cinéma de genre. A l’image de Get out (2017, Mixité des genres) de Jordan Peele mais dans un autre registre, Border déplace les bornes pour rendre visite sans rendre visible la frontière entre animalité et humanité. De ce parti pris fort nait un film étrange, troublant et par instant prodigieux.

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Asako I & II – le film Kawai par excellence

Lorsque son premier grand amour disparaît du jour au lendemain, Asako est abasourdie et quitte Osaka pour changer de vie. Deux ans plus tard à Tokyo, elle tombe de nouveau amoureuse et s’apprête à se marier… à un homme qui ressemble trait pour trait à son premier amant évanoui.

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L’empereur de PARIS – Beaucoup d’argent pour un divertissement correct

Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l’ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il propose un marché au chef de la sûreté : il rejoint la police pour combattre la pègre, en échange de sa liberté. Malgré des résultats exceptionnels, il provoque l’hostilité de ses confrères policiers et la fureur de la pègre qui a mis sa tête à prix…

Une belle réalisation …

Jean-François Richet s’est donné les moyens de son entreprise … Un budget faramineux, qui nous rappelle quelques plus ou moins belle pages du cinéma français, les films made-in Claude Berry (Germinal en tête), bien entendu les productions de Thomas Langman – dont Mesrine-, qui partage avec son père le goût pour les grandes distributions clinquantes pour peu qu’elles servent un art, mais aussi les racontards de l’époque sur Le Hussard sur le toît de Rappeneau, ou même la malédiction qui avait frappé Les Amants du pont neuf de Carax.

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LETO – quelques jeunes gens modernes

Leningrad. Un été du début des années 80. En amont de la Perestroïka, les disques de Lou Reed et de David Bowie s’échangent en contrebande, et une scène rock émerge. Mike et sa femme la belle Natacha rencontrent le jeune Viktor Tsoï. Entourés d’une nouvelle génération de musiciens, ils vont changer le cours du rock’n’roll en Union Soviétique.

Un film musical

S’il ne fallait considérer qu’une seule des motivations qui ont poussé Thierry Frémaux à retenir Leto en sélection officielle du festival de Cannes 2018, celle qui nous vient le naturellement à l’esprit est l’hommage rendu à un genre musical que se sont appropriés quelques jeunes gens modernes dans une URSS en pleine mutation, peu de temps avant la Perestroika, et qui annonçaient des heures qui allaient s’inscrire dans l’Histoire. Le film nourrit trois ambitions principales, celle de relater un genre musical, celle de dresser le portrait de quelques figures d’une époque, et par ces deux biais, celle de dresser le portrait d’une époque, d’un pays.

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