#Berlinale: Damsel, un western plutôt bidon

Un homme d’affaires voyage vers l’ouest pour rejoindre sa fiancée dans les montagnes.

Damsel est un western alenti, teinté de ci de là d’un humour absurde, qui convie Mia Wasikowska et Robert Pattinson au far west.

Le film n’est pas sans qualités: La mise en scène est plutôt soignée, la photographie plutôt belle, la narration propose des découpages intéressants. Les sifflets qui ont accompagnés la fin de la projection presse à la Berlinale sont en cela plutôt exagérés, le film n’avait pas la prétention d’être un chef d’oeuvre, s’il se retrouve en sélection à la Berlinale, c’est en partie malgré lui, en partie pour que Robert Pattinson draîne les foules.

Ceci étant dit, et de manière assez évidente, Damsel ne peut pas être considéré comme  un très bon film.

Comme trop souvent ces dernières années, le film cherche bien plus à tourner le dos qu’à tirer profit de l’héritage du western américain. Par facilité, ou par manque d’inspiration, les frères Zellner se réfugient derrière un amour absurde – hormis quelques rares saillies –   le plus souvent commun, pour tenter de captiver le spectateur. Sans être réellement un pastiche de western, Damsel n’en a en tout cas pas le souffle, la faute à une écriture « gamine », à une ambition principalement divertissante mais sans aucune profondeur, à des portraits plus proches de Lucky Luke que des douze salopards.

Les anti-héros masculins sont ainsi tous plus idiots les uns que les autres. Tous se mettent à espérer épouser le personnage interprété par Mia Wasikoswka, au centre d’un récit somme toute très fade. Nous vous mettons très clairement au défi de trouver la moindre once de psychologie dans ces cowboys, la moindre subtilité dont ils pourraient faire preuve.

La manière de revisiter le western s’inscrit ainsi totalement dans une lignée déjà vue – Tarantino le premier – au point que l’on se demande l’intérêt même du film …

L’humour lui même se révèle dans l’ensemble convenu, répétitif, et par instant navrant – en tout cas jamais il ne nous surprend.

Ajoutez à cela que l’interprétation de Robert Pattinson est des plus quelconques, les dés en sont jetés …  on se demande ce que lui et Mia Wasikowska sont venus faire là …

Notre diaporama de la conférence de presse de Damsel, avec Robert Pattinson et Mia Wasiskowska

#Berlinale, Figlia mia, du néo-réalisme édulcoré

La jeune Victoria, 10 ans, grandit dans un village de Sardaigne épargné par le tourisme. Un jour, dans un rodéo, elle rencontre l’iméptueuse Angelica, si différente de sa mère Tina. La jeune fille est alors très loin de soupçonner qu’un secret unit Angelica et Tina. Tina,  dans un temps révolu, avait en effet rendu visite à Angelica qui vivait une vie délurée dans une ferme avec des chevaux et en compagnie de son fidèle chien. Tina n’est pas contente du tout qu’Angelica et sa fille Victoria soit amenée à se connaître. Endettée, Angelica décide de partir vivre sur le continent. Soulagée,  Tina offre son support financier, mais ne peut cependant éviter que sa fille et Angelica ne se revoient.  Captivé par l’indépendance et la façon de vivre en marge d’Angelica, Victoria, redécouvre l’île avec elle.

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#Eva la conférence de presse à la #Berlinale, diaporama

Eva n’en finit pas de diviser à la Berlinale. Les plus cinéphiles ont tendance à rejeter massivement, au contraire, certains, parmi les amateurs d’un cinéma plus grand public, louent le thriller érotique, sexualisé, la tension psychogique; et d’autres trouvent qu’il y a du bon et du moins bon. Même l’interprétation d’Isabelle Huppert divise comme rarement !

Place au diaporama …

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