LETO – quelques jeunes gens modernes

Leningrad. Un été du début des années 80. En amont de la Perestroïka, les disques de Lou Reed et de David Bowie s’échangent en contrebande, et une scène rock émerge. Mike et sa femme la belle Natacha rencontrent le jeune Viktor Tsoï. Entourés d’une nouvelle génération de musiciens, ils vont changer le cours du rock’n’roll en Union Soviétique.

Un film musical

S’il ne fallait considérer qu’une seule des motivations qui ont poussé Thierry Frémaux à retenir Leto en sélection officielle du festival de Cannes 2018, celle qui nous vient le naturellement à l’esprit est l’hommage rendu à un genre musical que se sont appropriés quelques jeunes gens modernes dans une URSS en pleine mutation, peu de temps avant la Perestroika, et qui annonçaient des heures qui allaient s’inscrire dans l’Histoire. Le film nourrit trois ambitions principales, celle de relater un genre musical, celle de dresser le portrait de quelques figures d’une époque, et par ces deux biais, celle de dresser le portrait d’une époque, d’un pays.

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De l’autre côté du vent – En attendant le « director’s cut »

De l’autre côté du vent version Netflix est né d’une centaine d’heures de rushes et d’un montage d’une quarantaine de minutes réalisés par Orson Welles (Souffle accidentel ?). Derrière un titre d’une belle poésie assurément évocatrice se déploie une œuvre expérimentale de deux heures, une sorte de patchwork mêlant élans et chaos dans une vaste mise en abyme teintée d’autobiographie. Comme Citizen Kane (1941), De l’autre côté du vent dresse le portrait d’un homme célèbre devenu persona non grata.

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De l’autre côté du vent – Souffle accidentel ?

Un scénario, une centaine d’heures de rushes (sur plus de mille pellicules) et un montage d’une quarantaine de minutes réalisé par Orson Welles, tels sont les éléments restés longtemps inexploités issus d’un projet cinématographique à la genèse compliquée et conflictuelle (Orson Welles, réalisateur-monteur) : The other side of the wind. Visible depuis le 2 novembre sur le réseau Netflix sous le titre De l’autre côté du vent, le « dernier » film inachevé de Welles bénéficie enfin d’un montage « achevé ». Au générique, le cinéaste est crédité au montage au côté de Bob Murawski.

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De l’autre côté du vent – Orson Welles, réalisateur-monteur

Un temps perdu puis retrouvé, l’inachevé De l’autre côté du vent réalisé par Orson Welles est enfin visible sur le réseau Netflix, trente-trois ans après le décès de son auteur. Retour sur la genèse d’un projet cinématographique au long cours dont l’origine nous ramène plus de cinquante ans en arrière.

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High life – Ici-bas sur terre

Souvent exigeante, toujours singulière, la filmographie de Claire Denis embrasse de multiples genres. Le territoire cinématographique arpenté est aussi vaste que passionnant du film d’horreur Trouble every day (2001) à la comédie romantique Un beau soleil intérieur (2017, Les reflets du genre humain), ou du mélodrame Vendredi soir (2002) au thriller Les salauds (2013). La réalisatrice étend encore le champ des possibles avec High life, son premier film tourné en langue anglaise et son premier film de science-fiction.

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Un magazine pour les cinéphiles