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Dinard Film Festival 2019 – Notre Journal critique

Nous vous proposons ci-après notre journal critique de la trentième édition du Dinard Film Festival.

La note maximale que l’on peut donner est ***** correspondant à nos yeux à un chef d’oeuvre, note que l’on donne très rarement, la note la plus basse est – quand on a trouvé le film très mauvais.

Les films en compétition

Animals l'affiche

Animals – 2019 – 1h49
Réalisatrice : Sophie Hyde
Interprètes : Holliday Granger, Alia Shawkat, Fra Fee, Dermot Murphy

Laura et Tyler sont colocataires et meilleures amies depuis 10 ans. Inséparables, elles écument les bars de Dublin, guidées par leurs seuls désirs. Pour Tyler, c’est la vie rêvée – malgré les inévitables gueules de bois mais quand Jean, la petite soeur de Laura, leur annonce qu’elle fonde une famille, c’est l’électrochoc pour Laura. Même si elle peine à définir ce qu’elle veut faire de sa vie, Laura réalise vite que, pour se réaliser personnellement, elle va devoir prendre ses distances…

Notre avis: *(*)
Une thématique intéressante très vite se détache, au même titre que des qualités évidentes qui ne seront pas démentie: belle photographie, les deux actrices principales sont très convaincues et convaincantes, la mise en scène sans atteindre des sommets sied au récit. Pourtant, nos 3 avis furent unanimes, Animals n’est pas à la hauteur du Dinard Film Festival. La faute incombe principalement au rythme du récit, les 1h50 du film comportent a minima 1h10 de scènes répétitives qui n’apportent aucun développement, aucune profondeur, aucun émoi, aucune contradiction. Les premières intrigues psychologiques nous suivront tout au long du récit, les premières esquisses feront portrait. Animals pourrait se présenter en trainspotting au féminin, s’il était drôle et rythmé, il n’en est rien. Reste quelques jolies scènes, quelques jolies intentions, à rechercher du côté des hésitations du personnage féminin central quant à la voie à prendre quand la trentaine s’annonce, du côté du titre et de la métaphore filée, et enfin, la réflexion somme toute intelligente sur la différence entre avoir du talent, et savoir tirer profit de son talent, entre savoir écrire et être inspiré, que l’on devine, au même titre que le récit tout entier, autobiographique.


Only You : Affiche

Only You – 2018 – 1h59
Réalisatrice : Harry Wootliff
Interprètes : Laia Costa, Josh o’Connor

Le soir du nouvel an, elena et Jake se rencontrent de manière inopinée, en se disputant un taxi qu’ils fi nissent par partager. débute entre eux une histoire passionnée. rapidement, ils emménagent ensemble et la question de fonder une famille commence à poindre, les aléas de la vie aussi… sauront-ils traverser certaines épreuves sans mettre en péril leurs sentiments ?


Cordelia l'affiche

Cordelia – 2019 – 1h28
Réalisateur : Adrian Shergold
Interprètes : Antonia Campbell-Hugues, Johnny Flynn, Michael Gambon…

Cordelia vit avec sa soeur jumelle dans un appartement au coeur de Londres. Traumatisée par un terrible événement ayant eu lieu 12 ans auparavant, elle avait abandonné sa carrière d’actrice. Toujours assez fragile sur le plan émotionnel, Cordelia est aujourd’hui sur la pente ascendante. Elle a repris le travail et se re-socialise peu à peu. Elle fait la connaissance de Franck,
son voisin violoncelliste dont la musique l’a toujours beaucoup touchée. Mais tandis que leur relation prend une tournure plus sérieuse, elle se met à douter des motivations réelles du beau musicien.

Notre avis: ***

S’il n’y avait ce dernier tiers qui s’inscrit dans une lignée du film de genre éprouvé, nous aurions probablement rajouté une étoile à Cordelia, qui bénéficie d’une mise en scène intéressante, atypique et de ressorts dramatiques étudiés et précis. Passé une première partie où l’on découvre notre personnage principale Cordelia, sous un angle psychologique plutôt fin, sonnant très juste, et qui introduit, par son univers, sans trop l’appuyer – la musique et l’ambiance sonore par exemple comportent des indications mais jamais ne soulignent avec certitude – , une dimension fantastique ou horrifique à venir, le second tiers développe un récit déroutant le spectateur, lui proposant de très nombreuses pistes de réflexions, l’orientant dans un monde oscillant entre réel et imaginaire sans en définir précisément les frontières. Le réel refait surface au milieu de rêves ou de souvenirs, le mystère s’épaissit sur l’identité et les intentions des différents personnages, à mesure que l’intrigue s’installe… Le genre même du film en vient à nous échapper … Ce qui était établi – film dressant le portrait d’une jeune femme vivant avec un syndrome post-traumatique, semble être remis en cause, pour servir de point de départ à un film d’ambiance [nous avons pensé à Répulsion, mais aussi à Shining ou Suspiria, c’est pour dire …]. S’il est dommage que l’intention initiale soit ainsi abandonnée en chemin, s’il est dommage de faire l’amalgame entre vivre avec le stress permanent lié à un traumatisme et perdre la raison, à en être potentiellement dangereux, s’il est dommage que la dernière partie du film s’étire et propose des instants presque comiques, malvenus, nous préférons retenir la qualité du développement esthétique et narratif, le brio avec lequel le mystère et la tension ont été entretenus, l’aisance avec laquelle le film a su brouiller les pistes et de la sorte captiver le spectateur.


The keeper l'affiche

The Keeper – 2018 – 2h00
Réalisateur : Marcus Rosenmüller
Interprètes : David Cross, Freya Mavor, Gary Lewis

À la fin de la Seconde guerre mondiale, Margaret se rend dans un camp de prisonniers près de Manchester avec son père. Ce dernier, entraîneur de l’équipe de foot locale, repère un soldat allemand, Bert Trautmann. Impressionné par les prouesses du jeune homme dans les buts, il parvient à le faire sortir du camp pour l’intégrer à son équipe.


The last tree l'affiche



The Last Tree – 2019 – 1h40
Réalisateur : Shola Amoo
Interprètes : Sam Adewumni, Denise Black, Nicholas Pinnock, Gbemisola Ikumelo

Jeune britannique d’origine nigériane, Femi a connu une enfance heureuse en famille d’accueil dans la campagne du Lincolnshire. Quand il doit tout quitter pour aller vivre avec sa mère biologique dans un HLM à Londres, c’est un vrai déchirement. Entre les codes culturels de sa mère qui lui sont étrangers et ce nouvel environnement citadin difficile, Femi doit déterminer
quel genre d’adulte il veut devenir.

Notre avis : ***

Critique à venir, un film qui nous a divisé …


Vs l'affiche

Vs. – 2018 – 1h34
Réalisateur : Ed Lilly
Interprètes : Fola Evans-Akingbola, Connor Swindells, Joivan Wade…

Naturellement doué pour les mots, un adolescent baladé de famille d’accueil en famille d’accueil révèle tout son talent dans le milieu du Battle Rap. Mais quand il débarque chez sa mère après 10 ans de services sociaux, il est confronté au pire de tous les adversaires : son passé.

Notre avis : **

Un film britannique dans son essence, social, questionnant la violence, la difficulté de se construire pour un jeune homme baladé de familles d’accueil en famille d’accueil, privé de l’amour de sa mère. Ses blessures sont sources de colères noires, de rage. La rage se doit d’être contenue, maîtrisée, transfigurée. Quand les mots manquent, la violence s’installe. A contrario, les mots peuvent permettre à la colère de s’exprimer, de regagner une estime de soi, de compenser. Vs. s’intéresse précisément aux vertus du rap, des battles, pour permettre à des jeunes en colère de mieux s’accepter, s’affirmer, et il le fait en proposant des punchlines habiles, au flow de qualité. L’intime s’invite dans les battles, comme arme et vulnérabilité, permettant de définir des portraits de chacun des combattants.


LES AVANT -PREMIÈRES

Official secrets l'affiche


Film d’ouverture : jeudi 26 septembre

Official Secrets de Gavin Hood, 2019 (1h52) avec Keira Knightley, Matt Smith, Matthew Goode, Ralph Fiennes

2003 : les États-Unis et l’Angleterre souhaitent intervenir en Irak. Katharine Gun, employée des renseignements britanniques, reçoit une note de la NSA : les États-Unis sollicitent l’aide de la Grande-Bretagne pour rassembler des informations compromettantes sur certains membres du Conseil de sécurité de l’ONU et les obliger à voter en faveur de l’invasion. Gun prend alors la décision de divulguer le mémo à la presse afin d’empêcher la guerre. En choisissant d’exposer cette vaste conspiration politique, la lanceuse d’alerte va tout risquer : sa vie, sa famille, sa liberté…

Notre avis : ***(*)

Le cinéma a une vocation divertissante, esthétique/artistique, mais aussi, parfois, il endosse le rôle de média, de diffuseur de savoir. Les films historiques permettent par exemple de transmettre, d’éduquer, de proposer une vision au spectateur de ce que la réalité était. Le cinéma pour certains auteurs s’aventure également sur le terrain politique. Official secrets appartient à cette dernière catégorie. Il permet non seulement de rendre compte, avec une certaine précision, quoi qu’il s’agisse d’une fiction, d’un fait finalement très peu relayé par les média, notamment en France – ce qui peut surprendre quand on connaît le courage dont avait fait preuve Jacques Chirac et son gouvernement à l’époque-, et surtout de corriger, par le biais de la fiction précisément l’Histoire. L’un des plus grands scandales de ces vingt dernières années, l’une des plus grandes abominations restée impunie est ainsi évoquée. Le film permet à sa façon, de (re)proposer au spectateur, de pouvoir faire lui même le procès qui n’a jusqu’ici jamais eu lieu. Lorsque Georges Bush a souhaité faire la guerre en Irak, il a usé de tous les moyens à disposition pour parvenir à ses fins. La guerre eut lieu. Le crime, qui a été soutenu par le gouvernement de Tony Blair est resté impuni, quand il eut été si logique de lancer un recours pour crime contre l’humanité au vu du massacre gratuit. Certes, ce fait d’armes n’est pas le seul, mais il a tendance à être oublié à une époque où les théories du complot semblent tout aussi crédibles que les informations officielles relayées par les médias, c’est dire le niveau de confiance … Cette confiance rompue entre les populations et leurs dirigeants, mais aussi ceux qui sont vus comme leurs relais, les journalistes, trouvent notamment des explications dans le peu de considération des opinions majoritaires, dans des calculs sordides, des petits arrangements, des jeux de pouvoir, des manœuvres, des intimidations, des prises d’intérêt. Official secrets parvient, grâce à un scénario fouillé, malin, à plusieurs niveaux de lecture, à une reconstitution intéressante, à une interprétation convaincante, et à moindre titre, à une mise en scène efficace, à traiter sans fards la manipulation politique et à en faire ressortir toute sa laideur. Il remet à l’honneur le courage de quelques individus (l’héroïne principale de cette histoire, interprétée par Keira Knightley, mais aussi des journalistes qui ont pris des risques, des avocats tels celui joué par Ralph Fiennes, tout un symbole!) qui ont défendu leurs idées et non leurs intérêts. Du très bon travail, pour un film, avant toute chose, utile !


Peterloo l'affiche

SÉANCE SPÉCIALE : VENDREDI 27 septembre

Peterloo de Mike Leigh, 2018 (2h34) avec Rory Kinnear, Maxine Peake, Neil Bell

Le tristement célèbre massacre de Peterloo eut lieu en 1819, lorsqu’un rassemblement pacifique en faveur de la démocratie à St. Peter’s Field à Manchester. Il reste l’un des épisodes les plus sanglants de l’histoire britannique. Ce jour-là, la police chargea une foule de plus de 60 000 personnes réunies pour exiger des réformes politiques et protester contre la montée de la pauvreté. De nombreux manifestants furent tués et des centaines d’autres blessés, provoquant des manifestations dans tout le pays, mais aussi de nouvelles répressions du gouvernement. Ce moment déterminant de l’histoire britannique mena à la création du journal The Guardian.

Notre avis: *


Brighton l'affiche

Brighton de Stephen Cookson, 2019 (1h30) avec Marion Bailey, Phil Davis, Larry Lamb, Lesley Sharp

Derek et Dinah, et Dave et Doreen quittent Londres pour passer une journée en bord de mer. Aujourd’hui retraités, ils retrouvent Brighton, une ville qui, tout comme la société, a bien changé en 40 ans. Ébranlés dans leurs certitudes et leurs vieilles habitudes, les quatre amis ont toutes les difficultés du monde à s’adapter à leur époque et à accepter l’émancipation de nombreuses minorités…


Carmilla l'affiche

Carmilla de Emily Harris, 2018 (1h36) avec Tobias Menzies, Jessica Raine, Greg Wise

Lara a 15 ans. Elle vit coupée du monde avec son père et leur gouvernante austère, Miss Fontaine, et peine à trouver un exutoire à sa curiosité naturelle et sa sexualité naissante. Lorsqu’un accident de calèche se produit près de chez eux et que la famille recueille Carmilla, une jeune fille blessée, Lara tombe sous le charme.


Denmark l'affiche

Denmark de Adrian shergold, 2019 (1h46) avec Rafe Wpall, Joel Fry, Steve Speirs

La vie de Herb est au point mort. ses droits au chômage ont expiré, il n’est pas fichu de garder un boulot, ne sait pas s’y prendre avec son fils et ne se nourrit que de bière bon marché et de purée de petits pois. Ce n’est pas une vie, et il s’en rend bien compte ! Quand il apprend au journal télé que, au danemark, les détenus se la coulent douce, il fait ses valises et se rend clandestinement dans ce pays idyllique. Son paradis n’est plus qu’à un braquage de banque près…


Fisherman's friend

Fisherman’s Friends de Chris Foggin, 2019 (1h52) avec Tuppence middleton, James Purefoy, daniel mays

Danny, un producteur de musique londonien branché et peu scrupuleux se rend en Cornouailles pour un enterrement de vie de garçon. quand son patron et ami lui lance le défi de faire signer un contrat aux pêcheurs du coin pour un album de chants de marins, danny tombe dans le panneau. Bien loin de ses repères citadins, il tente tant bien que mal de gagner la confiance de cet improbable boys band, qui accorde plus d’importance à l’amitié qu’à la fortune et la célébrité.


Pour Sama : Affiche


For sama de Waad Al-Khateab & Edward Watts, 2019 (1h35) – Documentaire

Waad al-Kateab est une jeune femme syrienne qui vit à alep lorsque la guerre éclate en 2011. sous les bombardements, la vie continue. Waad tombe amoureuse, se marie avec Hamza et donne naissance à sa fi lle, sama. Elle filme au quotidien les pertes, les espoirs et la solidarité du peuple d’alep. son mari médecin sauve des centaines de vies dans un hôpital de fortune. Le couple est déchiré entre la protection de leur enfant et leur combat pour la liberté.


A gril form Mogosihu l'affiche


A Girl from Mogadishu de Mary McGuckian, 2019 (1h52) avec Aja naomi King, Barkhad Abdi, martha Canga Antonio

Victime depuis l’enfance de la violence des hommes et de mutilations infligées au nom de rites culturels ancestraux, ifrah ahmed parvient à quitter sa somalie natale ravagée par la guerre. Au terme d’un éprouvant voyage, elle arrive, non pas dans le minnesota comme elle l’avait imaginé, mais à Dublin, en irlande. Enfin en sécurité, ifrah soigne peu à peu ses peurs et ses blessures. Canalisant sa honte et sa colère, elle apprend l’anglais à une vitesse incroyable et se découvre un talent insoupçonné pour l’exploitation des réseaux sociaux. Ainsi commence sa nouvelle vie de militante internationale ; une vie entièrement dévouée à la défense des droits des femmes et au combat contre les mutilations génitales féminines.


Happy new Year Colin Burstead l'affiche

Happy New Year, Colin Burstead de Ben Wheatley, 2018 (1h35) avec Neil Maskell, Charles Dance, Hayley Squires, Joe Cole, Sam Riley, Alexandra Maria Lara…

Colin Burstead loue un grand manoir pour fêter le Nouvel An avec toute sa famille, y compris sa famille éloignée. Malheureusement pour lui, sa position de force au sein de la famille est fortement ébranlée par l’arrivée de son frère David.


Hope Gap l'affiche


Hope Gap de William Nicholson, 2019 (1h40) avec Annette Benning, Bill Nighy, Josh O’Connor, Aiysha Hart

Une réunion familiale tourne mal quand le père annonce à son fils qu’il va quitter sa mère.


In Fabric l'affiche


In Fabric de Peter Strickland, 2018 (1h58) Avec Marianne Jean-Baptiste, Gwendoline Christie, Hayley Squires

Bienvenue à la boutique de prêt-à-porter Dentley & Soper’s, avec son petit personnel versé dans les cérémonies occultes et ses commerciaux aux sourires carnassiers. La robe rouge, superbe, est aussi maudite qu’une maison bâtie sur un cimetière indien. De corps en corps, le morceau de tissu torture ses différent(e)s propriétaires avec un certain raffinement dans la cruauté.


Little joe L'affiche


Little Joe de Jessica Hausner, 2019 (1h40) avec Emily Beecham, Kerry Fox, Ben Wishaw, Phénix Brossard

Alice est une phytogénéticienne chevronnée qui travaille pour une société spécialisée dans le développement de nouvelles espèces de plantes. Elle a conçu une fleur très particulière, rouge vermillon, remarquable tant pour sa beauté que pour son intérêt thérapeutique. En effet, si on la conserve à la bonne température, si on la nourrit correctement et si on lui parle régulièrement, la plante rend son propriétaire heureux…

Notre avis: ****

https://lemagcinema.fr/?s=little+joe

Mr Jones l'affiche


Mr. Jones d’ Agnieszka Holland, 2019 (1h59) avec Vanessa Kirby, James Norton, Peter Sarsgaard

Gareth Jones est un ambitieux jeune reporter. Connu pour avoir été le premier journaliste étranger à partager un vol en zeppelin avec Hitler qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs, il est maintenant conseiller auprès de Lloyd George. En quête d’un nouveau projet d’article, il s’intéresse de près à la fulgurante modernisation de l’Union Soviétique. Comment Staline parvient-il donc à financer un tel essor ?

Notre avis: ****


Postcards from the 48% l'affiche

Postcards from the 48% de David Wilkinson, 2018 (1h49) – Documentaire avec Joan Bakewell, Catherine Bearder, Vince Cable

Fait par et avec les personnes qui ont voté en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union Européenne (les fameux 48%), le film montre aux «27» que le résultat du référendum est loin d’être la victoire écrasante prônée par les pro-Brexit, et que le combat pour rester dans l’Union est bien en marche.


Red Joan l'affiche

Red Joan de Sir Trevor Nunn, 2018 (1h41) avec Judi Dench, Sophie Cookson, Stephen Campbell Moore

À 80 ans, Joan Stanley mène une vie tranquille lorsqu’elle est brutalement arrêtée par la police à son domicile et accusée de trahison et espionnage. Forcée à révéler son passé, Joan se souvient de ses jeunes années pendant lesquelles elle étudie la physique à Cambridge. C’est là qu’elle tombe amoureuse de Leo, un jeune homme d’origine russe, étroitement lié au Parti Communiste.


Sorry we missed you l'affiche


Sorry We Missed You de Ken Loach, 2019 (1h40) avec Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Rhys Stone

Ricky, Abby et leurs deux enfants vivent à Newcastle. Leur famille est soudée et les parents travaillent dur. Alors qu’Abby travaille avec dévouement pour des personnes âgées à domicile, Ricky enchaîne les jobs mal payés ; ils réalisent que jamais ils ne pourront devenir indépendants ni propriétaires de leur maison. C’est maintenant ou jamais ! Une réelle opportunité semble leur être offerte par la révolution numérique : Abby vend alors sa voiture pour que Ricky puisse acheter une camionnette afin de devenir chauffeur-livreur à son compte. Mais les dérives de ce nouveau monde moderne auront des répercussions majeures sur toute la famille…


Wiat and sea l'affiche


Wait and Sea de Simon Coss et Antoine Tracou, 2019 (0h53) – Documentaire

Je m’appelle Simon. Je suis Anglais et je vis en Bretagne depuis 20 ans avec ma femme française et nos deux enfants. Le 24 juin 2016 avec le Brexit, je suis redevenu un étranger. En perdant la citoyenneté européenne, je perdrais aussi le droit automatique d’habiter ici. J’avais le sentiment que le Brexit essayait de me déchirer en deux. Antoine Tracou, un ami réalisateur, m’a poussé à faire de mes amertumes un film. Mais quel film ? Qu’est ce qui nous unit et qu’est-ce qui nous sépare, entre Bretagne et Grande-Bretagne ? La mer, bien-sûr. Alors nous sommes partis tous les deux du Guilvinec dans le Finistère sur un bateau de pêche breton pour aller de l’autre côté de la Manche à Newlyn en Cornouailles anglaises…