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#Cannes2022 – Notre journal critique sélection officielle

Afin de pouvoir suivre en direct nos impressions sur les films en compétition lors de cette nouvelle édition du festival de Cannes, outre nos réseaux sociaux twitter et facebook (et notre chaîne youtube sur laquelle nous relayons nos interviews ainsi que des captations des conférences de presse), nous vous proposons comme pour chaque édition un cahier critique.

L’échelle de notation qui y est appliquée est la suivante:

–         très mauvais film
*         film passable
**       bon film
***     très bon film
****   excellent film
***** chef d’oeuvre

Compétition Officielle


Nostalgia de Mario Martone

Avec Pierfrancesco Favino, Sofia Essaïdi, Tommaso Ragno

Après 40 ans d’absence, Felice retourne dans sa ville natale : Naples. Il redécouvre les lieux, les codes de la ville et un passé qui le ronge.

Notre envie de voir le film à Cannes: Cannes pourrait enfin découvrir le très grand cinéaste qu’est Mario Martone

L’avis de F.: **(*)

Intellectuellement intéressant, construit par strates successives, le film prend de l’ampleur minute à minute, bien servi par l’interprétation. Le film interroge un état d’âme, la nostalgie, et porte une réflexion philosophique multiple sur l’exil, ce que l’on devient si on part ou reste de là d’où on vient, le traumatisme accélérateur de destin, l’amitié à l’épreuve, mais aussi l’Italie d’hier et celle d’aujourd’hui: Naples, le rapport à la mère, la gangraine mafieuse, le rapport à la religion, l’éducation de la jeunesse, la langue napolitaine, et même la pizza ! Une musique électronique intéressante sert une construction qui emprunte au western, nous annonçant le duel final. Outre un je ne sais quoi plus touchant ou puissant, une fin ouverte aurait été préférable #ManqueQuelqueChose


ZHENA CHAIKOVSKOGO (Madame Tchaikovksi) de Kirill Serebrennikov

Avec Odin Lund Biron, Ekaterina Ermishina, Nikita Elenev

Russie, 19ème siècle. Antonina Miliukova, jeune femme aisée et brillante, épouse le compositeur Piotr Tchaïkovski. Mais l’amour qu’elle lui porte tourne à l’obsession et la jeune femme est violemment rejetée. Consumée par ses sentiments, Antonina accepte de tout endurer pour rester auprès de lui.

Notre envie de voir le film à Cannes: Un grand oui si son nouveau film retrouve l’inspiration vu dans Leto, beaucoup plus de réserve si on lorgne du côté de la fièvre de Petrov.

L’avis de F.: ***(*)

L’avis de S.: **(*)


Boy From Heaven de Tarik Saleh

Avec Fares Fares

Dans une prestigieuse université religieuse au Caire, le jour de la rentrée, le grand Imam s’effondre, mort, devant les étudiants. Démarre alors une guerre d’influence sans pitié pour lui succéder.

Notre envie de voir le film à Cannes: Sans avis. A découvrir.

L’avis de F.: **(*)

Boy From Heaven est un thriller politico-religieux bien ficelé et malin, qui s’inspire d’un contexte peu connu, la volonté du gouvernement egyptien chiite de contrôler la confédération sunnite, et d’influer sur les élections des Imams. Le scénario se joue des stéréotypes pour nous embarquer dans les labyrinthes du pouvoir, où les jeux d’influence composent avec les trahisons et les exactions manipulatrices. A mi-chemin entre Z de Gavras de le nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud.


Armageddon Time de James Gray

Avec Anne Hathaway, Anthony Hopkins, Jeremy Strong

« Milieu des années 1980, le quartier du Queens à New York est sous l’hégémonie du promoteur immobilier Fred Trump, père de Donald Trump, le futur président des Etats-Unis. Un adolescent étudie au sein du lycée de Kew-Forest School dont le père Trump siège au conseil d’administration de l’école et dont Donald Trump est un ancien élève. »

Notre envie de voir le film à Cannes: Tout dépend de sa forme tant James Gray a eu tendance à nous décevoir ces derniers temps. Il est loin le temps où avec Chabrol nous louions les qualités du jeune prodige.

L’avis de F.: ***

L’avis de S.: *


Holy Spider d’Ali Abbasi

Avec Mehdi Bajestani, Zahra Amir Ebrahimi

Un père de famille se lance dans sa propre quête religieuse, et cherche à « nettoyer » la ville de Mashhad de la prostitution. Après avoir assassiné plusieurs femmes, il devient de plus en plus désespéré par le manque d’intérêt du public pour sa mission divine…

Notre envie de voir le film à Cannes: Nous ne sommes clairement pas de ceux qui avaient aimé Border. On ne demande qu’à apprécier son nouveau film.

L’avis de S.: ***


Triangle of Sadness de Ruben Östlund

Avec Harris Dickinson, Charlbi Dean Kriek, Woody Harrelson

« L’histoire de deux mannequins à l’approche du crépuscule de leur carrière, cherchant une issue tranquille du milieu de la mode. L’un est un mannequin masculin montrant des signes de calvitie et voit ses perspectives disparaitre, l’autre est un mannequin féminin, lesbienne, rejetant les généreuses propositions d’hommes riches. »

Notre envie de voir le film à Cannes: Hâte de le voir remettre en jeu sa palme d’or !

L’avis de F.:

Triangle of sadness de Ruben Östlund n’est pas franchement au niveau. Si la première partie laisse à penser que le film prendra de la hauteur, la farce qui se met en place et suscite quelques éclats de rire paradoxalement fait sombrer le film dans un grand vide (et une légèreté inappropriée) et le rythme en pâtit lourdement…


Hi-Han de Jerzy Skolimowski

Une version moderne de Au hasard Balthazar de Robert Bresson.

Lhistoire d’un âne nommé Baltazar, qui commence dans un cirque polonais et se termine dans un abattoir italien.

Avec Sophia Loren, Sandra Drzymalska, Mateusz Kosciukiewicz

Notre envie de voir le film à Cannes: un remake du plus beau film de Bresson réalisé par Skolimowski, inloupable.

L’avis de F.: **(*)

L’avis de S.: ****


Leila’s Brothers de Saeed Roustayi

Notre envie de voir le film à Cannes: Après la Loi de Téhéran, un plutôt bon film iranien, nous sommes curieux de découvrir son nouveau film (et content de ne pas voir le nouveau Farahadi)?

L’avis de F.:

#LeilaEtSesFrères rejoint la triste liste des films qui n’avaient pas leur place à Cannes2022. Le film semble avoir été retenu pour donner à voir une image d’épinal du cinéma iranien (un peu comme à une époque les films asiatiques se devaient d’être poétique, lent et tropicaux) Voilà de la critique politique bien sage, si tant est que l’on puisse parler de critique tout court, tant le film accumule les poncifs bien plus que les observations fines (à l’opposé d’un Martone par ex). Evoque irrémédiablement du mauvais Farhadi, un cinéma beaucoup trop méthodique et calculé, qui plus très lent et long. #nestpasceylan(ou Kiarostami)quiveut


Close de Lukas Dhont

Avec Emilie Dequenne, Léa Drucker

« L’amitié fusionnelle entre deux garçons de treize ans, Leo et Remi, soudain perturbée par leur passage à l’adolescence. Leo cherche du réconfort en se rapprochant de la mère de Remi, Sophie. »

Notre envie de voir le film à Cannes: La marche suivante après Un Certain Regard c’est la sélection officielle … Et puis, Emilie Dequenne et Léa Drucker sont deux actrices qui méritent de fouler les marches …

L’avis de S. : ****

Grosse émotion. (sera développée)

L’avis de F.:

Close reprend les principes très linéaires et simples déjà aperçus dans Girl. Un sujet qui appelle à l’émotion naturellement, traité non pas avec délicatesse, subtilité et sensibilité, mais avec une grande linéarité, une forme d’impudeur, des ficelles émotives éculées, des torrents de larmes et de sentiments grossiers (sensiblerie), sans jamais toucher au subtil, à l’enfoui. La mise en scène multiplie les motifs, la photographie, les clichés – insupportables courses des enfants dans les champs de fleurs. Les dialogues insipides accompagnent le scénario simple par nature, Emilie Dequenne et Léa Drucker, actrices dont on connaît la capacité à transmettre de l’émotion par leur jeu, se voient proposer des rôles de faire-valoir, pour mieux servir le message : les enfants – la société toute entière – n’acceptent pas les différences, n’acceptent pas l’homosexualité, et des conséquences traumatiques peuvent s’en suivre – ici Dhont va plus loin encore, allant jusqu’à proposer un drame comme conséquence de petites phrases interrogatives, et du poids du jeu des apparences. Mièvrerie, sucrerie, musique boursoufflée de tout son long, Dhont, enfonce des portes ouvertes et le constat qu’il partage peut se réduire en une proposition « ce n’est pas bien, ça fait souffrir ». And so what ? On pleure tous ensemble ? Même si dés le départ on vous annonce que vous allez devoir pleurer ?


Baby, Box, Broker de Hirokazu Kore-eda

Avec Song Kang-Ho, Doona Bae, Dong-won Gang

« Des boîtes sont mises à la disposition de parents souhaitant abandonner en toute discrétion leurs bébés. »

Notre envie de voir le film à Cannes: le festival a ses petites habitudes … Nous ne nous attendons pas à une grande découverte, mais Kore-Eda nous a déjà agréablement surpris, alors …

L’avis de F. : ***

Quelle étrange sensation que celle de détester le message conservateur disséminé dans le film « L’avortement est un crime » et d’apprécier fortement le vertige proposé par le scénario, l’espace de réflexion sur la famille offert. Parfaitement ficelé, avec beaucoup de malices, notamment dans la forme autrement plus rythmée qu’une affaire de famille, Kore-Eda nous propose un film qui sous une apparence légère, démultiplie les regards sur le schéma familiale et pose des questions sur la nécessité de la famille, qu’elle soit naturelle ou recomposée. KoreEda se range à ce niveau d’un côté d’un Inaritu en ne craignant nullement d’en mettre trop. Intelligent dans son ensemble, on craint la récupération politique …


Des étoiles à midi The Stars at Noon de Claire Denis

Avec Margaret Qualley, Joe Alwyn, Danny Ramirez

« En 1984, en pleine révolution nicaraguayenne, un mystérieux homme d’affaires britannique et une journaliste américaine vivent un amour passion. Lorsqu’ils sont pris dans un tourbillon de mensonges et de complots, ils sont forcés de sortir du pays, en ne pouvant compter que sur eux-mêmes. »

Notre envie de voir le film à Cannes: Un Claire Denis, ça se regarde. Celle qui est considérée, à raison, outre-atlantique notamment, comme l’une des plus grandes réalisatrices vivantes, n’a de cesse de proposer un cinéma qui n’appartient qu’à elle, et qui mériterait de triompher à Cannes.

L’ avis de F.: ***

Claire Denis propose un film qui lorgne du côté du polar noir par certains aspects mais qui pour autant reprend tout ce qui peut faire la sève de son cinéma. Le récit entremêle sensualité, désir et amour naissant, avec grâce, ce mélange de puissance et de délicatesse dont elle sait faire usage. Un blues jazzy accompagne le film de tout son long. Le rythme d’ensemble lent, sert à traduire l’intensité et le temps relativement réduit pendant lequel s’écoule cette histoire sur fond de géopolitique et d’espionnage. Il maintient un mystère palpable de bout en bout, mais aussi une tension qui tient non pas tant à l’intrigue en elle-même, plutôt secondaire ou prétexte aux sensations que Claire Denis cherche à mettre à l’écran dans chaque gros plan, dans chaque mouvement, qu’il s’agisse d’une fuite, d’un corps à corps, d’une étreinte, ou d’un jeu de regard significatif. La moiteur, la lumière équatoriale, la pluie battante, l’omni présence des policiers et militaires dans les plans extérieurs participent également à ce trouble pluriel. S’il faut chercher des références, elles seront bien entendues du côté de Claire Denis en elle même (plus ses récits subtropicaux que ses quelques films trashy, comme trouble every day) mais peut être également du côté du cinéma italien d’Antonioni (Profession reporter nous vient immédiatement à l’esprit) à bien moindre titre de Bertolucci (on pense à la référence Brando pour le personnage masculin principal, taiseux, mystérieux). On peut également trouver une filiation avec le rythme lent et sensuel de Jane Campion. En tout cas, Stars at noon brille par sa maîtrise de bout en bout et nous captive, dans un récit qui, au contraire des Dardennes, nous entraîne, nous envoûte – sans pour autant viser le réel – et à aucun moment ne nous semble artificiel, puisque il vise non pas tant à nous instruire, divertir, ou émouvoir, mais bien plus à instaurer une atmosphère d’ensemble, but qu’il atteint parfaitement.


Les crimes du futur / Crimes of the Future de David Cronenberg

Avec Viggo Mortensen, Léa Seydoux, Kristen Stewart

« Dans un futur proche, l’humanité a appris à modifier sa composition biologique. Saul Tenser est un « performeur » qui a adopté le syndrome de l’évolution accélérée, faisant apparaître des organes nouveaux dans son corps. Avec sa partenaire Caprice, Tenser a transformé l’ablation de ces organes en un spectacle. »

Notre envie de voir le film à Cannes: oui, beaucoup attendent Cronenberg comme le messie. Mais ce n’est pas Lynch non plus. La présence de Kristen Stewart et de Léa Seydoux au casting semble indiquer que le film est prévu pour Cannes.

L’avis de F.: *

On nous annonçait ici et là 30 dernières minutes insoutenables. D’où vient cette fausse rumeur, on se demande bien. Vous découvrirez bien quelques viscères visqueuses – et pas très réalistes, mais rien de très insupportable à l’oeil … D’une manière générale, Cronenberg a donné à voir ce que certains attendent de lui, du Cronenberg au sens de l’étiquette qu’on a bien voulu lui apposer. Le propos méta-philosophique sonne creux de tout son long, pour la provocation on repassera, si ce n’est ces quelques entrailles. L’ensemble très linéaire, s’avère fort plat. Les explications narratives volontairement réduites pour entretenir une part de mystère ou de génial, quand elles surgissent font sourire. En grand visionnaire, tout ceci ne serait qu’une fable écologique. Les humains conscients de leur pollution se réinventeraient pour trouver de nouvelles solutions. Consternant. Tout comme le decorum vintage et sans intérêt – mais quelle mouche à piquer Cronenberg pour réintroduire du matériel électronique aperçu dans Lost Highaway (téléphones satellitaires géantissimes, Ecran Télé des anneées 80). Sauvons quand même la métaphore de l’art, le questionnement proposé sur rapport de l’artiste (du cinéaste) à son oeuvre, sur son devoir d’aller toujours un cran plus loin, de resservir la même soupe à son public, la pression qu’il peut se mettre tout seul, ou que son environnement lui met, pour filer une voie du toujours plus … #CrimeOfTheFuture est le miroir de cette réflexion, probablement avec détachement, et on l’espère, provocation.


Showing Up de Kelly Reichardt

Avec Michelle Williams, Hong Chau, Judd Hirsch

« Avant le vernissage de son exposition, le quotidien d’une artiste et son rapport aux autres, le chaos de sa vie va devenir sa source d’inspiration… »

Notre envie de voir le film à Cannes: Kelly Reichardt renoue avec Michelle Williams. Le sujet nous donne envie.

L’avis de S.: ***


Tori et Lokita des frères Dardenne

Avec Pablo Schils, Joely Mbundu, Claire Bodson
Aujourd’hui en Belgique, un jeune garçon et une adolescente venus seuls d’Afrique opposent leur invincible amitié aux cruelles conditions de leur exil.

Notre envie de voir le film à Cannes: Si les frères retrouvent leur talent à émouvoir (de Rosetta au Silence de Lorna), nous sortirons les mouchoirs et enchaîneront avec une comédie.

L’avis de F.: **

Les #dardennes refont de la politique avec un message simple, changeons les règles pour accueillir les exilés politiques pour éviter les esclavagismes modernes. Bien interprété, mais très artificiel, ne marche pas vraiment #OnConnaitLaRecette


R.M.N de Cristian Mungiu

aucune information sur le casting ou le scénario

Notre envie de voir le film à Cannes: En général, nous aimons les films de Mungiu.

L’avis de S.: ***


Les Amandiers de Valeria Bruni Tedeschi

Avec Louis Garrel, Micha Lescot, Nadia Tereszkiewicz

« L’histoire se situe à la fin des années 1980. Stella, Victor, Adèle, Etienne ont vingt ans. Ils passent le concours d’entrée de la célèbre école créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans au Théâtre des Amandiers de Nanterre. Lancés à pleine vitesse dans la vie, la passion, le jeu, l’amour, ensemble ils vont vivre le tournant de leur vie mais aussi leur première tragédie. »

Notre envie de voir le film à Cannes:le sujet nous attire: Patrice Chéreau.

L’avis de F.: ****

Une belle claque ! #BruniTedeschi parvient à retranscrire une époque, à proposer un film plein d’émotions et de vie, doublé d’une mise en abime du plus bel effet. Interprétations et musique au top ! Patrice Chéreau n’aurait certainement pas renié ce film. Pour se repérer, les amandiers est à mi-chemin entre un film de Maiwen pulsionnel, un film de Desplechin intellectualisant réussi (pas comme son dernier donc), un film où le concept sert le récit et rend grâce à l’art Théatre, aux acteurs, et à la jeunesse. Une retranscription d’une tranche de vie, d’une époque, très juste, qui à aucun moment ne nous semble artificielle. Le scénario renfermait ce regard aimant, assurément. Probablement le meilleur film de Valéria Bruni-Tedeschi.


Frère et sœur d’Arnaud Desplechin

Avec Marion Cotillard, Melvil Poupaud, Benjamin Siksou, Golshifteh Farahani

« Un frère et une sœur à l’orée de la cinquantaine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Ils ne se parlent plus et s’évitent depuis plus de vingt ans, mais ils vont être amenés à se croiser lors du décès de leurs parents. »

Notre envie de voir le film à Cannes: Desplechin en général, nous apprécions.

L’avis de F.: *


Decision to Leave de Park Chan-wook

Avec Tang Wei, Go Kyung-pyo, Park Hae-il

« Un honnête policier enquête sur une mort suspecte survenue dans une montagne. Bientôt, il commence à soupçonner la femme du défunt tout en étant attiré par cette dernière… »

Notre envie de voir le film à Cannes: réservé; mais peut être que nous aurons une bonne surprise ?

L’avis de F.: *

Hormis quelques transitions virtuoses d’une scène à l’autre, le thriller un rien labyrinthique proposé n’a rien de flamboyant ou remarquable. Difficile même de s’intéresser à l’affaire en elle même. Le principe de l’inspecteur de police qui perd ses facultés de dissernement sous le charme de celle sur laquelle il enquête n’a rien d’une thématique profonde ni même intéressante. #RienàfaireEncompet


Les huit montagnes / Le otto montagne de Charlotte Vandermeersch, Felix Van Groeningen Italie/Belgique

Avec Luca Marinelli, Louis Garrel, Alessandro Borghi , Filippo Timi et Elena Lietti.

Pietro est un enfant de la ville. L’été de ses onze ans, ses parents louent une maison à Grana, au cœur du val d’Aoste. Là-bas, il se lie d’amitié avec Bruno, un vacher de son âge. Tous deux parcourent inlassablement les alpages, forêts et chemins escarpés. Vingt ans plus tard, le jeune homme reviendra à Grana pour y trouver refuge et tenter de se réconcilier avec son passé.

Notre envie de voir le film à Cannes: Pas le film que l’on attend le plus, mais peut être aurons-nous une bonne surprise ?

L’avis de F: *

Felix Van Groeningen poursuit une oeuvre qui accorde une large place aux questions existantielles traversées par des personnages légèrement en retrait de la société. Avec Charlotte Vandermeersch, un projet leur semble avoir été proposé par un producteur italien soucieux de promouvoir le cinéma italien de façon différente; ne plus le recentrer sur l’Italie, en faire ressortir les fantômes et s’y référer, mais toucher de manière plus universelle. En ceci, le synopsis de ces huits montagnes est simple: narrer une histoire d’amitié entre deux enfants qui vont devenir adulte, à l’épreuve du temps, de ce que la vie réserve. Apporter une dimension psychologique supplémentaire en brouillant un peu les repères, interroger le rapport au père. Le tout, en accordant une très large place à la Montagne, à la nature, à une façon de vivre qui se perd, et de fait interroger le spectateur sur une vie différente. Sur le fond, l’intention n’est pas inintéressante, et le résultat, comme souvent dans les films de Groeningen, cherche à jouer de cordes sensibles de manière parfois trop appuyées. D’un point de vue formel, l’image se concentre sur un format carré, pour mieux faire ressortir la beauté, et la verticalité des paysages montagneux. La musique, composée sur mesure, offre un tempo lent qui sied parfaitement tout à la fois à traduire le temps qui passe mais aussi à fluidifier certaines scènes hautement répétitives où l’on voit les deux amis s’adonner à des activités partagées. Si sur des instants assez courts cela peut donner parfois corps à l’intention philosophique, l’emphase mise sur les silences – de façon quasi exagérée – les répétitions, mais surtout le point de vue relativement conformiste et banal, nuise à nous emporter. Nous nous souvenons de Heidi, Belle et Sebastien mais aussi des pubs Herta pour les passages les plus lénifiants, où le bon sentiment s’invite sans finesse. On regrettera enfin, outre les fausses pistes Brokeback Mountain, le tempo répétitif et la grande prévisibilité du récit, qui nous prive de pouvoir apprécier davantage la réflexion mise à l’écran sur l’existence.

Notre avis 2: ***


Un petit frère de Leonor Serraille

Avec Annabelle Lengronne, Ahmed Sylla, Stéphane Bak

« Une chronique familiale se déroulant sur 30 ans. À la fin des années 1980, une femme arrive d’Afrique et s’installe en banlieue parisienne avec ses deux fils. De cette installation jusqu’à nos jours, construction et déconstruction d’une famille ordinaire. »

Notre envie de voir le film à Cannes: Nous avions tous adoré Jeune Femme, qui méritait amplement sa caméra d’or. Il est peu de dire que le nouveau film de Leonor Serraille est très attendue.

Notre avis: pas encore vu


TOURMENT SUR LES ÎLES d’Albert Serra Espagne

Avec Benoît Magimel, Sergi López, Laura Poulvet

Sur une île du Pacifique, l’histoire d’amour contrariée entre un diplomate français et une écrivaine polynésienne, sur fond de tensions raciales, de crises politiques et d’espionnage.

Notre envie de voir le film à Cannes: Très envie. Assurément une espérance sensorielle à part.

L’avis de F. : ****

La proposition est forte, politique et visuelle, avec un Magimel magistralement dirigé. Les dialogues, superbes, nihilistes, profonds, viennent se poser avec force sur des images qui corroborent le propos. Paradis perdu, apocalypse à venir, les hommes ne sont pas dupes, les politiques agissent à dessein, peu par conviction, beaucoup en contributeur du spectacle. La pensée de Schopenhauer ou de Debord n’est jamais loin. Pourquoi pas la #palmedor ?

Nous entrons dans cette boite de nuit vulgaire dont on imagine très vite qu’elle donnera la tonalité d’ensemble: une dénonciation de la vulgarité; très vite également nous intégrons que l’ambiance pré-apocaliptique instaurée ne nous quittera plus, le temps, suspendu, est venu pour un homme politique dont nous suivrons les pas, de passer la main, de se retirer du spectacle politique, non sans cynisme, non sans nihilisme, non sans convictaion Ce personnage qui représente tout à fait le spectacle auquel il participe au premier rang, nus happe au fur et à mesure, par la conscience qu’il développement, le détachement dont il fait part, par ses prises de position très au dessus de la mêlée … Les dialogues, littéraires, profonds, accompagnent un décor dont les aspects underground nous rappellent les ambiances Fassbinderiennes. Plongé dans le poème, les trois heures du film ne pèsent aucunement, bien au contraire, elles mettent en relief cette construction narrative très nouveau-roman: au loin les nuages sombres annoncent l’orage, celui-ci se rapproche, la déflagration pourrait être terrible. La catastrophe annoncée aura-t-elle lieu ? Qui en sera sauf ? Peut-être pas le spectateur…


Cannes Premiere

DODO de Panos H. KOUTRAS

Avec Akis Sakellariou, Smaragda Karydi, Marisha Triantafyllidou

Un dodo, oiseau disparu il y a 3000 ans, fait son apparition à Athènes dans la résidence luxueuse d’une famille au bord de la ruine pour laquelle le compte à rebours a commencé : les 38 heures cruciales et salvatrices qui la séparent du mariage de leur fille avec un riche héritier. Les frontières entre la raison et la folie seront mises à l’épreuve et la situation sera bientôt hors de contrôle.

Notre envie de voir le film à Cannes: on avait adoré Xenia !

L’avis de F.: **

le film choral regorge de très bonnes idées narratives, et le parti pris est assurément intéressant. Récit de tolérance qui convie des étrangers mal aimés dans une même maison, un enfant rejeté, un trans, des migrants, des émigrés russes employés de maison, un oiseau migrateur disparu (le dodo) avant qu’une vérité n’éclate, que l’équilibre familial déjà malmené n’en soit que plus encore menacé. #malinmaistroplong


ESTERNO NOTTE de Marco BELLOCCHIO

Avec Fabrizio Gifuni, Margherita Buy, Toni Servillo

L’assassinat d’Aldo Moro par les Brigades rouges en 1978.

Notre envie de voir le film à Cannes: une version série de Buongiorno Notte; en soi ce n’est pas inintéressant (le film était excellent), mais on ne va pas à Cannes pour voir des séries …

Notre avis: on verra plus tard


IRMA VEP d’Olivier ASSAYAS

Avec Alicia Vikander, Vincent Macaigne, Jeanne Balibar

D’après le film éponyme d’Olivier Assayas (1996).

Mira, une star de cinéma américaine bouleversée par sa récente rupture, part en France pour jouer le rôle d’Irma Vep dans un remake du classique français du cinéma muet, Les Vampires de Louis Feuillade, rôle campé autrefois par Musidora.

Notre envie de voir le film à Cannes: même retour que pour Bellochio, même si Irma Vep est sans doute le meilleur film d’Assayas, voir une série HBO à Cannes ne nous enthousiasme pas plus que cela.

L’avis de S.: ***(*)


NOS FRANGINS de Rachid BOUCHAREB

Avec Reda Kateb, Lyna Khoudri, Raphaël Personnaz

Inspiré de l’affaire Malik Oussekine, une affaire de violence policière ayant provoqué la mort de Malik Oussekine, 22 ans, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986, après plusieurs semaines de contestation étudiante contre un projet de réforme universitaire.

Notre envie de voir le film à Cannes: le casting est alléchant, mais nous ne sommes pas des inconditionnels de Bouchareb alors …

Notre avis: pas encore vu


DON JUAN de Serge Bozon France

Avec Tahar Rahim, Virginie Efira, Alain Chamfort

En 2022, Don Juan n’est plus l’homme qui séduit toutes les femmes, mais un homme obsédé par une seule femme : celle qui l’a abandonné

Notre envie de voir le film à Cannes: très faible, on fera sans doute l’impasse.

L’avis de S.: **


La nuit du 12 de Dominik Moll

Avec Bastien Bouillon, Bouli Lanners, Anouk Grinberg

« Dans les couloirs de la Police Judiciaire, il se raconte que chaque enquêteur a un crime qui le hante. Yohan vient d’être nommé chef de groupe à la Brigade Criminelle de Grenoble, et pour lui, c’est le meurtre de Clara. Pour son enquête, Yohan fait équipe avec un dénommé Marceau. »

Notre envie de voir le film à Cannes: oui, en espérant que le réalisateur d’Harry un ami qui vous veut du bien revienne retrouve son ton doux-amer-intriguant qui fait sa marque de fabrique.

L’avis de F.: **

Le nouveau film de Dominik Moll, avec Bouli Lanners et Bastien Bouillon, policier assez bien ficelé si ce n’est qu’il dévoile sa fin dés le début du film, et bénéficiant d’une belle interprétation de l’ensemble du casting et plus particulièrement Bastien Bouillon – qui par son silence peut rappeler Laurent Lucas

L’avis de S.: *


Chronique d’une liaison passagère d’Emmanuel Mouret

Avec Sandrine Kiberlain, Vincent Macaigne, Georgia Scalliet

« Une mère célibataire et un homme marié deviennent amants. Engagés à ne se voir que pour le plaisir et à n’éprouver aucun sentiment amoureux, ils sont de plus en plus surpris par leur complicité… »

Notre envie de voir le film à Cannes: Emmanuel Mouret progresse de film en film. Il n’est plus aussi tourné sur lui même et son langage cinématographique avait déjà séduit il y a deux ans, pour l’édition avortée.

L’avis de F.: **(*)

Avec #Chroniqueduneliaisonpassagère #EmmanuelMouret revient à un cinéma qu’il connaît par coeur, celui de ses débuts. Léger à souhait, rigolo voire malin, son couple d’amoureux S. #Kiberlain V. #Macaigne nous fait passer un agréable moment. #marivaudage

L’avis de S.: ****


AS BESTAS de Rodrigo Sorogoyen 
France/Espagne

Avec Denis Ménochet, Marina Foïs, Luis Zahera
Antoine et Olga, un couple de français, sont installés depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils pratiquent une agriculture écoresponsable et restaurent des maisons abandonnées pour faciliter le repeuplement.Tout devrait être idyllique sans leur opposition à un projet d’éolienne qui crée un grave conflit avec leurs voisins. La tension va monter jusqu’à l’irréparable.

Notre avis: pas encore vu

Un Certain Regard

Tirailleurs de Mathieu Vadepied – film d’ouverture

Avec Omar Sy, Alassane Diong et Jonas Bloquet

Le film met en lumière l’histoire, rayée de nos mémoires, des tirailleurs sénégalais, héros oubliés de la Première Guerre mondiale, forcés à quitter leurs terres et à combattre pour la libération de la France.

L’avis de F.: *

Ce film de Mathieu Vadepied produit par et avec Omar Sy, touche à un sujet important. Techniquement valable (pas moins artificiel que 1917 par exemple). Mais scénario hyper prévisible …

Notre avis 2: **


Rodeo de Lola Quivoron

 Un premier long de fiction dans l’univers des motards du cross-bitume et des rodéos urbains et clandestins. Une production CG Cinéma vendue par Les Films du Losange

Avec Julie Ledru, Yanis Lafki, Louis Sotton

Notre envie de voir le film à Cannes: à découvrir, sans avis si ce n’est que le sujet nous rappelle les premiers films de Rebecca Zlotowski.

Notre avis: pas encore vu


LES PIRES de Lise AKOKA, Romane GUERET

Avec Johan Heldenbergh, Matthias Jacquin, Mallory Wanecques, Loïc Pech

Une bande d’adolescents est repérée lors d’un casting sauvage dans leur quartier et retenus pour jouer dans un long métrage le temps d’un été. Le film raconte l’histoire de ce tournage et des liens qui vont s’y nouer.

L’avis de F.: *(*)

Les pires a reçu beaucoup de marque d’encouragement et un tonnerre d’applaudissement (pour un film qui offre une première partie ratée, et une seconde plus aboutie où les choses se mettent en place et où le concept rend enfin à l’écran ce qu’on pouvait en attendre, une interrogation et une prise sur le spectateur.)


KURAK GÜNLER d’Emin ALPER

Avec Selahattin Paşalı, Ekin Koç, Erol Babaoğlu

Emre, un jeune procureur est muté dans la petite ville de Balkaya. Il se retrouve lentement entraîné dans la politique et se rapproche inévitablement de Murat, le propriétaire du journal local.

Notre avis: pas encore vu


METRONOM d’Alexandru BELC

Avec Ara Bugarin, Șerban Lazarovici, Vlad Ivanov, Mara Vicol, Mihai Călin, Andreea Bibiri 

Roumanie, automne 1972. Ana, une adolescente de 17 ans, apprend que son petit ami va définitivement fuir le pays dans quelques jours. Les deux amants décident de passer leurs derniers jours ensemble.

L’avis de S.: **


SICK OF MYSELF de Kristoffer BORGLI

Avec Kristine Kujath Thor

Lorsque la partenaire de Signe rencontre soudainement un énorme succès en tant qu’artiste, elle va se créer une identité particulière.

Notre avis: pas encore vu


RETOUR À SÉOUL de Davy CHOU

Avec Ji-min Park, Oh Kwang-rok, Guka Han

Séoul. Freddie, française de 25 ans, revient pour la première fois en Corée, pays où elle est née avant d’être adoptée par un couple de français. Quand elle décide de chercher ses parents biologiques, son voyage prend une tournure inattendue.

L’avis de F: **

Un sujet intéressant à traiter, renfermant des subtilités psychologiques nécessitant un regard juste, une distance mais aussi du vécu, qui a pu par le passé donné lieu à quelques jolis films. La quête des origines donne lieu à des passages, des errements psychologiques, voire des revirements, complexes et difficiles à cerner pour les extérieurs. Davy Chou parvient de manière très appliquée (trop linéaire et quelque part scolaire à notre goût) à le traduire. Juste, mais prévisible donc. Dommage, le ton donné dans les quelques scènes d’entrée laissait à penser que le film s’aventurerait sur des terrains plus indépendants, plus punchy. L’histoire se regarde donc avec un certain intérêt, mais sans fulgurance ou surprises. A noter ceci-dit l’interprétation convaincante de l’actrice principale et deux ou trois répliques bien senties.


DOMINGO Y LA NIEBLA(DOMINGO ET LA BRUME) d’Ariel ESCALANTE MEZA

Avec Carlos Ureña, Sylvia Sossa

Le quartier où vit Domingo, 65 ans, est menacé par des voyous engagés par un promoteur pour expulser les habitants. Domingo ne compte pas abandonner sa terre, même si cela signifie recourir à la violence…

Notre avis: pas encore vu


PLAN 75 d’HAYAKAWA Chie

Avec Chieko Baisho, Hayato Isomura, Yumi Kawai

Dans un Japon du futur proche, le programme gouvernemental Plan 75 encourage les seniors à se faire euthanasier volontairement pour remédier à une société super-âgée. Une femme âgée dont les moyens de survie disparaissent, un vendeur pragmatique du Plan 75 et un jeune ouvrier philippin sont confrontés à des choix de vie et de mort.

Notre avis: pas encore vu


WAR PONY de Riley KEOUGH, Gina GAMMELL

Les histoires imbriquées de trois hommes vivant dans la réserve indienne de Pine Ridge. Trois contes explorent le concept d’appartenance : un enfant appartenant à une famille, un homme appartenant à « l’Amérique » et un aîné appartenant à sa tribu.

L »avis de Sylvain: ***

War Pony à reçu la Camera d’Or lors de ce festival de Cannes 2022. Juste récompense, au vu de la qualité de la mise en scène et de la richesse de l’écriture. L’actrice Riley Keough débute derrière la caméra, en collaboration avec Gina Gammell.

La mise en scène fluide réalise la prouesse de se mettre au plus près des protagonistes. Ce premier essai cinématographique bénéficie d’une réflexion construite, intelligemment écrite, subtile, d’une grande finesse dans l’analyse . La structure scénaristique entrecroise des destins. Les situations, riches en émotions, évitent tout larmoyant.  Les acteurs, amateurs pour la plupart, donnent de l’authenticité. War Pony se révèle passionnant, criant de vérité . Le duo de cinéastes démontre habilement un sens profond de créativité . Nous le situons dans la veine du cinéma américain indépendant qui décrypte et critique des difficultés sociétales outre-Atlantique . A suivre de près!


CORSAGE de Marie KREUTZER

Avec Colin Morgan, Vicky Krieps, Finnegan Oldfield, Tamás Lengyel, Alma Hasun, Raphael von Bargen, Aaron Friesz, Manuel Rubey, Katharina Lorenz, Jeanne Werner, Alexander Pschill, Florian Teichtmeister, Eva Spreitzhofer, Marlene Hauser, David Oberkogler, Ivana Urban, Oliver Rosskopf, Stefan Puntigam

Noël 1877, Élisabeth d’Autriche (Sissi), fête son 40e anniversaire. Première dame d’Autriche, femme de l’Empereur François-Joseph Ier, elle n’a pas le droit de s’exprimer et doit rester à jamais la belle et jeune impératrice. Pour satisfaire ces attentes, elle se plie à un régime rigoureux de jeûne, d’exercices, de coiffure et de mesure quotidienne de sa taille. Etouffée par ces conventions, avide de savoir et de vie, Élisabeth se rebelle de plus en plus contre cette image.

Notre avis: pas encore vu


BACHENNYA METELYKA de Maksim NAKONECHNYI

Avec Rita Burkovska, Natalya Vorozhbit, Daria Lorenci

Dans le Donbass. Une femme soldat dont le nom de code est Butterfly, est échangée après deux mois de capture. Arrivée chez elle, elle tente de se remettre de ses traumatismes et découvre qu’elle est enceinte de son geôlier qui l’a violée. Avant l’avortement, elle commence à douter…

Notre avis: pas encore vu


VANSKABTE LAND / VOLAÐA LAND d’Hlynur PÁLMASON

Avec Elliott Crosset Hove, Vic Carmen Sonne, Ingvar E. Sigurðsson, Jacob Ulrik Lohmann

Fin du XIXe siècle. Un jeune prêtre danois arrivé en Islande a pour mission de faire construire une église et de photographier la population au milieu de paysages inhospitaliers. Tandis qu’il s’acquitte de son devoir, une improbable histoire d’amour se développe en même temps qu’un violent conflit…

L’avis de S.: **


JOYLAND de Saim SADIQ

Avec  Sana Jafri, Ali Junejo, Sohail Samee

Notre avis: pas encore vu


THE SILENT TWINS d’Agnieszka SMOCZYNSKA

Avec Letitia Wright, Tamara Lawrance, Amarah-Jae St. Aubyn

Deux soeurs jumelles silencieuses ne communiquaient qu’entre elles grâce à un langage et des codes qu’elles ont inventé. Arrivées à l’adolescence, elles se sont intéréssées à la science-fiction, aux garçons et aux crimes. Leur lien si fort s’est petit à petit transformé en quelque chose de très dangereux…

Notre avis: pas encore vu


THE STRANGER de Thomas M WRIGHT

Avec Sean Harris, Joel Edgerton, Ewen Leslie

Un thriller policier dans lequel deux homme, Henry et Mark, se rencontrent et se lient d’amitié. Mais ce qu’Henry ne sait pas, c’est que Mark est un agent infiltré cherchant à le faire condamner pour un meurtre non résolu.

Notre avis: pas encore vu


PLUS QUE JAMAIS d’Emily Atef Allemagne/France

Avec Bjorn Floberg, Vicky Krieps, Gaspard Ulliel

Hélène et Mathieu sont heureux ensemble depuis de nombreuses années. Le lien qui les unit est profond. Confrontée à une décision existentielle, Hélène part seule en Norvège pour chercher la paix et éprouver la force de leur amour.

L’avis de F.: ***

A #Cannes2022 en sélection #UnCertainRegard, les larmes ont coulé ce matin après la projection de #PlusQueJamais d’#EmilyAtef La réalisatrice, après le très réussi et beau 3 jours à Quiberon, s’intéresse de nouveau aux états d’âme, et pousse la réflexion un cran plus loin sur la compréhension au sein du couple, le besoin de se réapproprier sa pensée quand tout tangue et que les autres décident pour vous, la relation au regard des autres, le rapport à la vie, à la mort. Un film avec un point de vue féminin prégnant, qui fait la part belle au silence, à l’introspection, qui questionne l’amour dans l’épreuve. Hanté par Gaspard Ulliel, et très fortement habité par la très belle interprétation de Vicky Krieps.


MEDITERRANEAN FEVER de Maha Haj Palestine

Avec Amer Hlehel, Ashraf Farah, Anat Hadid, Samir Elias, Cynthia Saleem, Shaden Kanboura

Waleed (40 ans) vit à Haïfa avec sa femme et ses enfants et rêve d’une carrière d’écrivain tout en souffrant de dépression chronique. Il noue une relation étroite avec son voisin (un petit escroc) avec une arrière-pensée en tête. Alors que le plan se transforme en une amitié inattendue entre les deux hommes, il les entraîne dans un voyage de sombres rencontres.

Notre avis: pas encore vu


LE BLEU DU CAFTAN de Maryam Touzani Maroc

Avec Saleh Bakri, Lubna Azabal, Ayoub Missioui

Halim est marié depuis longtemps à Mina, avec qui il tient un magasin traditionnel de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple vit depuis toujours avec le secret d’Halim, son homosexualité qu’il a appris à taire. La maladie de Mina et l’arrivée d’un jeune apprenti vont bouleverser cet équilibre. Unis dans leur amour, chacun va aider l’autre à affronter ses peurs.

L’avis de Syvain:

Le Bleu du Caftan marque le retour de Maryam Touzani cette année sur la Croisette. Pour ce nouveau scénario, elle emprunte quelques thématiques déjà observées dans son son précédent film , Adam, présenté en sélection Un Certain Regard en 2019 : la crainte de l’approche de la mort , l’attirance amoureuse interdite dans la société marocaine, la vie quotidienne d’un commerce qui décline financièrement..Maryam Touzani se livre à une étude des sentiments , à l’analyse d’un couple chamboulé par la tragédie qui les guette . Avec une grande pudeur, elle retranscrit toute l’anxiété générée par l’attente funeste . De manière surprenante, plutôt que d’aller questionner des éléments intimes, la réalisatrice fait le choix de s’attarder sur les non dits, sur la retenue.

Au centre du récit, un message de tolérance omniprésent.. Saleh Bakri interprète un homme obligé de cacher son homosexualité, sous les yeux d’une femme compréhensive et attachée à son mari. Le Bleu du Caftan brise les tabous, défie les préjugés. L’homophobie s’efface face à une tendre et si passionnée relation. Maryam Touzani écrit surtout une oeuvre sur un amour intense, brisé.

La mise en scène propose de nombreux plans sur de superbes textiles ( à l’instar d’Epouse et concubine), pour mieux mettre en avant la méticuleuse confection des tissus. Avec précision (la réalisatrice semble s’être parfaitement documentée sur le sujet), elle décrit les gestes techniques. La beauté des habits s’en trouve valorisée, en particulier le caftan , la tenue traditionnelle dans le monde arabe. Maryam Touzan relie la passion amoureuse à un noble métier. Le bleu du caftan, en ce qu’il est sur mesure, bien taillé, redonne foi en l’amour. La justesse d’interprétation permet d’accéder à la complexité des personnages. Mention spéciale à Lubna Azabal, qui collabore pour la seconde fois avec Maryam Touzani.


HARKA de Lotfy Nathan Tunisie (1er film)

Avec Adam Bessa

Ali gagne à peine sa vie en vendant de l’essence de contrebande. Le jeune Tunisien se retrouve tout à coup en charge de ses deux sœurs après la mort de son père.

L’ avis de F.: **

Un portrait sérieux et appliqué, d’un jeune homme sur lequel petit à petit un étau se resserre. Sur un sujet hautement politique et encore sensible, le réalisateur egypto-américain parvient à livrer un récit plutôt convaincant, porté tout à la fois par son acteur principal mais aussi quelques bonnes idées narratives (notamment la fin ouverte).


HORS COMPETITION

Coupez! de Michel Hazanavicius

Avec Romain Duris, Bérénice Bejo, Grégory Gadebois,
Finnegan Oldfield, Matilda Lutz, Sébastien Chassagne, Raphaël Quenard , Lyes Salem, Simone Hazanavicius, Agnès Hurstel, Charlie Dupont, Luàna Bajrami, Raïka Hazanavicius et Jean-Pascal Zadi. 

« L’histoire d’un tournage de film de série Z qui vire à la catastrophe, perturbé par l’irruption d’authentiques morts-vivants… »

https://twitter.com/i/status/1513558267972227072

Notre envie de voir le film à Cannes: Le synopsis ne donne pas du tout envie. Après le fade Le redoutable, le recours au film de zombie nous fait craindre le navet insipide.

L »avis de F.: *

Potache. Coupez! de Michel Hazanavicius pouvait sembler une bonne séance d’ouverture pour #Cannes2022. Un cinéaste qui a déjà connu à plusieurs reprises la compétition officielle, qui a également connu le succès populaire, qui s’essaye à un film concept autour de la série B (rappelant l’Edwood de Burton par ex), la rencontre entre l’exigence artistique et le comique déjanté, le regard du cinéaste, le concept, la recette cochait les bonnes cases. Làs, le ratage assumé de la scène liminaire (puisqu’il s’agit du principe), ne se fait d’autant moins oublié quand le film prend enfin le virage attendu, que l’aspect drolatique et conceptuel tarde à produire ses effets. Quand enfin il y parvient, que certains rires accompagnent le making off du making off dévoilé, l’aspect potache continue d’occuper déraisonnablement l’espace cinéphilique. pipa, caca, vomi. Un humour somme toute très américain. Facile et parfaitement vain. On regrette bien plus encore, comme nous l’avions déjà fait remarquer pour le Redoutable (qui techniquement tenait la route), le regard d’Hazanavicius peu aimant vis à vis de ceux qu’ils singent. Son ironie n’a rien d’irrévérencieuse ou de provocante, au contraire, elle enfonce des portes ouvertes, et critique d’une façon snobinarde, là où d’autres réalisateurs auraient su faire ressortir une empathie pour ces cibles. Parfaitement gratuit, absolument pas profond, le concept étant gâché, on peut parler d’un joli ratage.


TOP GUN : MAVERICK de Joseph KOSINSKI

Avec Tom Cruise, Miles Teller, Jennifer Connelly

Après avoir été l’un des meilleurs pilotes de chasse de la Marine américaine pendant plus de trente ans, Pete “Maverick » Mitchell continue à repousser ses limites en tant que pilote d’essai. Il refuse de monter en grade, car cela l’obligerait à renoncer à voler. Il est chargé de former un détachement de jeunes diplômés de l’école Top Gun pour une mission spéciale qu’aucun pilote n’aurait jamais imaginée. Lors de cette mission, Maverick rencontre le lieutenant Bradley “Rooster” Bradshaw, le fils de son défunt ami, le navigateur Nick “Goose” Bradshaw. Face à un avenir incertain, hanté par ses fantômes, Maverick va devoir affronter ses pires cauchemars au cours d’une mission qui exigera les plus grands des sacrifices.

Notre avis: sans avis – on ira pas voir


ELVIS de Baz LUHRMANN

Avec Austin Butler, Tom Hanks, Olivia DeJonge

La vie et l’œuvre musicale d’Elvis Presley à travers le prisme de ses rapports complexes avec son mystérieux manager, le colonel Tom Parker. Le film explorera leurs relations sur une vingtaine d’années, de l’ascension du chanteur à son statut de star inégalé, sur fond de bouleversements culturels et de la découverte par l’Amérique de la fin de l’innocence.

Notre avis: **(*)


Mascarade de Nicolas Bedos

Avec Pierre NineyIsabelle AdjaniFrançois Cluzet, Laura Morante, Charles Berling, Marine Vacht, Emmmanuelle Devos

Arnaques, crimes et passions.

Notre envie de voir le film à Cannes: Un casting très cannois pour Bedos … On lui donnerait sa chance ?

Notre avis: pas encore vu


Novembre de Cédric Jimenez

Avec Jean Dujardin, Michaël Youn, Sandrine Kiberlain, Jérémie Renier, Marine Vacth, Anaïs Demoustier, Sofian Khammes, Stéphane Bak, Lyna Khoudri, Alice Isaaz, Sami Outalbali, Annabelle Lengronne, Sophia Yamna

Une plongée au coeur de l’Anti-Terrorisme pendant les 5 jours de traque qui ont suivi les attentats du 13 novembre.

Notre envie de voir le film à Cannes: Très gros casting, Bac Nord a beaucoup plu, Cannes devrait l’inviter.

Notre avis: pas encore vu


TROIS MILLE ANS À T’ATTENDRE de George MILLER

Avec Tilda Swinton, Idris Elba, Kaan Guldur

Alithea Binnie, bien que satisfaite par sa vie, porte un regard sceptique sur le monde. Un jour, elle rencontre un génie qui lui propose d’exaucer trois vœux en échange de sa liberté. Mais Alithea est bien trop érudite pour ignorer que, dans les contes, les histoires de vœux se terminent mal. Il plaide alors sa cause en lui racontant son passé extraordinaire. Séduite par ses récits, elle finit par formuler un vœu des plus surprenants.

Notre avis: pas encore vu


L’INNOCENT de Louis Garrel France

Avec Louis Garrel, Anouk Grinberg, Noémie Merlant

Quand Abel apprend que sa mère Sylvie, la soixantaine, est sur le point de se marier avec un homme en prison, il panique. Épaulé par Clémence, sa meilleure amie, il va tout faire pour essayer de la protéger. Mais la rencontre avec Michel, son nouveau beau-père, pourrait bien offrir à Abel de nouvelles perspectives….

L’avis de S.: **

Avec L’innocent, Louis Garrel propose une fois de plus un film atypique, imprévu, parfois drôle. Il s’agit d’une comédie, certes, mais n’oublions pas que le personnage principal (toujours nommé Abel; on ne sait d’ailleurs pas d’où vient l’obsession de Louis Garrel pour ce prénom, répété dans tous ces films) décrit le personnage de sa mère ainsi : « elle a une vie tragique », qui plus est le film embrasse plusieurs formes. Le registre comique s’emmêle avec la tragédie, le film policier, la romance. Garrel arrive à construire une histoire homogène, un film simple et léger qui se regarde facilement (rappelant la légèreté de Deux amis), ce malgré le jeu exagéré de Noémie Merlant qui sort du cadre.  


Séances spéciales

JERRY LEE LEWIS: TROUBLE IN MIND d’Ethan COEN

avec Jerry Lee Lewis


Un documentaire sur la vie de Jerry Lee Lewis.

Notre avis: pas encore vu


THE NATURAL HISTORY OF DESTRUCTION de Sergei LOZNITSA

The Natural History of Destruction, inspiré du texte de W.G. Sebald dans lequel est décrit le phénomène de la destruction massive de la population civile et des villes allemandes par les raids aériens massifs des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Notre avis: pas encore vu


ALL THAT BREATHES de Shaunak SEN 

A Delhi, deux frères consacrent leur vie à protéger une victime de cette époque agitée : l’oiseau connu sous le nom de Milan noir.

Notre avis: pas encore vu


Mon pays imaginaire / MI PAIS IMAGINARIO de Patricio Guzmán Chili (Documentaire)

Cinquante ans après avoir réalisé La Bataille du Chili, Patricio Guzmàn retourne au Chili et s’intéresse aux récents bouleversements politiques survenus dans le pays.

Notre avis: pas encore vu


THE VAGABONDS de Doroteya Droumeva Allemagne (1er film)

Avec Jonathan Elias Weiske,Magnús Mariuson,Lisa-Katrina Mayer

Une femme d’âge moyen ayant une préférence pour les partenaires plus jeunes, principalement des hommes d’une vingtaine d’années, recherche une véritable connexion humaine tout en étant confrontée aux doubles standards de la société, aux préjugés et à la masculinité toxique.

Notre avis: pas encore vu


RIPOSTE FÉMINISTE de Marie Perennès, Simon Depardon France (Documentaire – 1er film)

Documentaire qui suit le mouvement des colleur.euses à travers la France.

L’avis de S.: ***


RESTOS DO VENTO de Tiago Guedes Portugal

Avec Nuno Lopes, Albano Jerónimo, Edgar Morais

Notre avis: pas encore vu


LE PETIT NICOLAS QU’EST-CE QU’ON ATTEND POUR ÊTRE HEUREUX ? d’Amandine Fredon, Benjamin Massoubre France (Animation – 1er film)

Avec les voix de Laurent Lafitte, Alain Chabat, Simon Faliu

Penchés sur une large feuille blanche quelque part entre Montmartre et Saint-Germain-des-Prés, Jean-Jacques Sempé et René Goscinny donnent vie à un petit garçon rieur et malicieux, le Petit Nicolas. Entre camaraderie, disputes, bagarres, jeux, bêtises, et punitions à la pelle, Nicolas vit une enfance faite de joies et d’apprentissages. Au fil du récit, le garçon se glisse dans l’atelier de ses créateurs, et les interpelle avec drôlerie. Sempé et Goscinny lui raconteront leur rencontre, leur amitié, mais aussi leurs parcours, leurs secrets et leur enfance.

L’avis de S.: ****


Marcel! de Jasmine Trinca

Avec Alba Rohrwacher, Maayane Conti, Giovanna Ralli

Une jeune fille se dispute l’affection de sa mère avec leur chien de compagnie, Marcel.

Notre avis: pas encore vu


SALAM de Mélanie « Diam’s », Houda Benyamina, Anne Cissé
France (Documentaire)

Un documentaire sur Diam’s la rappeuse française..

Notre avis: pas encore vu

Séances de minuit

HUNT de LEE Jung-Jae

Avec Jung-jae Lee, Woo-Sung Jung, Hye-jin Jeon

1980, Corée du Sud. Après l’assassinat du président Park par la CIA coréenne, l’armée prend à nouveau le pouvoir. La Corée du Nord y voit l’opportunité d’une future invasion, et y envoie un de ses espions. Park Pyeong-Ho et Kim Jung-Do, deux hauts responsables de la sécurité sud-coréenne, sont missionnés pour traquer l’infiltré. S’engage alors une terrible course contre la montre. La situation des deux Corée est au bord de l’implosion et les deux agents, au cours de leur enquête, vont déterrer de lourds secrets qui menacent de faire basculer l’Histoire du pays …

Notre avis: pas encore vu


FUMER FAIT TOUSSER de Quentin DUPIEUX

Avec Gilles Lellouche, Vincent Lacoste, Anaïs Demoustier, Jean-Pascal Zadi, Oulaya Amamra, Grégoire Ludig, Adèle Exarchopoulos, Jérôme Niel, Doria Tillier, David Marsais, Alain Chabat, Julia Faure, Blanche Gardin, Raphaël Quenard, Anthony Sonigo, Benoît Poelvoorde, Tanguy Mercier

Après un combat acharné contre une tortue démoniaque, cinq justiciers qu’on appelle les « TABAC FORCE », reçoivent l’ordre de partir en retraite pour renforcer la cohésion de leur groupe qui est en train de se dégrader. Le séjour se déroule à merveille jusqu’à ce que Lézardin, empereur du Mal, décide d’anéantir la planète Terre…

L’avis de F.:

Le nouveau film de Quentin Dupieux est très enfantin. Il se nourrit de bioman et des contes de la crypte. Cela a valu à certains de rire et à d’autres de dormir lors de la séance de minuit. Un petit film très anodin et bien loin des meilleures réalisations de Dupieux (qui commencent à dater).


MOONAGE DAYDREAM de Brett MORGEN

Documentaire sur David Bowie réalisé par Brett Morgen qui s’est appuyé sur des milliers d’images jamais vues de performances du musicien pour dresser son portrait.

Notre avis: pas encore vu


REBEL d’Adil El Arbi, Bilall Fallah 

Avec Amir El Arbi, Aboubakr Bensaihi

Après la mort de son père, Nassim, un jeune marocain de 13 ans originaire de Molenbeek de confession musulmane, est en pleine crise identitaire. Sa mère, Leila, tente de le tenir à l’écart de son grand frère, Karim, qui a  » mal tourné « .

Notre avis: pas encore vu