Les souvenirs: du foenkinos amélioré

les souvenirs

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l’instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s’en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu’à une chose : séduire une fille, n’importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu’elle fait avec tous ces vieux.
Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s’est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs…

« Les souvenirs » est l’adaptation cinématographique du roman éponyme de David Foenkinos paru aux éditions Gallimard. L’auteur avait lui-même transposé à l’écran, avec la collaboration de son frère Stéphane, un autre de ses livres, La Délicatesse. Cette fois-ci il fait appel aux services de Jean-Paul Rouve pour la réalisation, et dispose d’un budget conséquent pour laisser libre court à leurs imaginations.

Au casting, et ce n’est pas le moindre des intérêts, on retrouve Michel Blanc dans un rôle de jeune retraité, en proie à une certaine crise existentielle (ce qui n’est pas sans nous rappeler sa composition dans « Une petite zone de turbulences« ) mais aussi Annie Cordy, excellente en mamie qui souhaite retrouver les sensations de sa jeunesse.

Il est difficile de proposer une critique de ce film; tout d’abord car celui-ci ne se démarque que très peu, ni en bien ni en mal, de très nombreuses comédies françaises produites en quantité, et dont certaines, se révèlent, à notre grande surprise, de très beaux succès commerciaux, quand d’autres sombrent. La recette du succès au cinéma n’est pas si simple, peut être au grand dam des frères Foenkinos, qui connaissent parfaitement la recette des succès littéraires.
Les souvenirs ne présente aucune forme d’originalité dans sa forme donc, et son récit est parfaitement linéaire.
Attaquer une critique sous cette angle est quelque peu délicat, nous tenons toujours à ce que les spectateurs découvrent en salle le récit, ce qui en fait la sève, quand nous aimons à relayer les types de sensations qu’ils peuvent y éprouver.
Difficile de ressortir le sujet, d’y voir une quelconque philosophie. Nous pourrions aborder le sujet de société, qui est bien réel, et disons-le, bien observé, bien senti, mais ce n’est pas affaire de critique de cinéma en soi.

Alors nous nous contenterons de partager quelques ressentis, nous pouvons affirmer avec certitude que ceux qui aiment l’univers des livres de Foenkinos devraient y trouver pour leur goût, une forme très consensuelle, un penchant très marqué pour l’émotion, pour ne pas dire le sentimentalisme. Nous n’en sommes pas, mais passons.

Le choix de confier la réalisation, et une partie de l’écriture à Jean-Paul Rouve trouve tout son sens là où on ne l’attendait pas forcément.
S’il ne parvient pas à éviter le côté téléfilm pregnant, il réussit par contre parfaitement à rythmer le récit de moments très drôles, très fins, par l’entremise des dialogues confiés aux personnages secondaires, ce qui nous permet de mieux rester concentrer sur le récit principal. L’émotion finit par prendre, et le moment nous est au final plutôt sympathique.

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