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Le gangster, le flic et l’assassin: Du Belmondo des années 80 …

Mis à jour le 27 août, 2019

Un puissant chef de gang dont la férocité est redoutée dans le milieu manque de se faire assassiner par un homme qui prend la fuite sans être identifié. S’il a survécu de justesse à l’attaque, le gangster sait que sa réputation est irrémédiablement endommagée : il doit retrouver l’assassin et le faire payer. 
De son côté, un inspecteur de police, est persuadé que le fameux assassin est l’insaisissable tueur en série nommé « K ». Le flic et le gangster vont alors unir leurs forces pour mettre la main sur l’assassin. Mais si le premier rêve de le voir derrière les barreaux, le deuxième n’a qu’une idée en tête : le voir mourir
.

Présenté en séance de minuit à Cannes cette année, et annoncé à grands coups de renforts publicitaire comme le nouveau thriller coréen phénomène Le gangster, le flic, l’assassin de LEE Won-Tae a attiré notre curiosité.

Très rapidement, cependant, nous nous sommes rendu compte, comme si souvent, que les annonces publicitaires nuisaient au film … S’il respecte bien les quelques codes du thriller coréen, que ce soit le rocambolesque, la moquerie des flics, les ambiances noires ou pluvieuses, si l’action est bien présente et les scènes sanguinolentes au centre du récit, il s’écarte très fortement des meilleures productions du genre quant à son écriture, et à ses intentions bien différentes.

La catégorisation thriller par exemple est la première à remettre en doute, tant les premiers plans nous donnent le ton, celui de la caricature. Le gangster nous rappelle Gang nam style, le flic nous apparaît sympathique et brave, bien intentionné, au milieu de collègues tous plus déplorables les uns que les autres, par leur veulerie ou leur corruption. L’assassin quant à lui nous est présenté dans la première partie du film uniquement par ses faits et gestes, en moteur de l’histoire, vous pourrez attendre longtemps la quelconque esquisse de portrait psychologique …

S’en suivra une enquête mal menée – à dessein, de l’action, des courses poursuites en voiture, des bastons à l’arme blanche, ou à la main, des alliances improbables … Bref, un bon divertissement, qui fonctionne plutôt pas trop mal, une comédie bien plus qu’un thriller ! Nous sommes très loin de la maestria d’un Na Hong Jin, pour ne citer que lui, parmi d’autres excellents réalisateurs coréens.

Ce qui d’ordinaire fait le fort des thrillers coréens relève de la tension, du suspense. L’enquête, en général, propose un dédale labyrinthique qui confond le spectateur (ou l’inspecteur) ; l’humour n’est alors qu’un simple accessoire, un complément appréciable et différenciateur.

Le gangster, le flic, l’assassin au contraire, dés son titre, ne cherche pas à brouiller les pistes, il clame ses intentions, vous dit clairement ce que vous allez voir, une production certes sympathique, mais finalement très proche des films français des années 80 où Bebel cascadait de ci de là pour pourchasser un méchant criminel.

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