Doraemon est un chat-robot bleu qui vient du futur. Il vit avec Nobita, un petit garçon maladroit, et ses parents. Grâce à ses gadgets secrets, Doraemon aide souvent Nobita à s’amuser ou à résoudre ses problèmes. Un été d’ennui,Doraemon propose à Nobita et leurs amis d’aller faire du camping sous la mer. En explorant les fonds marins, la bande découvre une épave et fait la rencontre des Thalassiens. C’est alors qu’une annonce très inquiétante survient : « Le Château sous-marin s’est réveillé ! ». Nobita et ses amis doivent se lancer dans une bataille qui décidera du sort de la Terre !
Pour son 45ᵉ opus, la saga culte japonaise fait enfin son apparition sur grand écran en France, avec un casting de voix françaises des plus emblématiques : Emmanuel Curtil – voix française de Jim Carrey – incarne Doraemon, un chat-robot venu du futur, la formidable Brigitte Lecordier – Son Goku, Oui-Oui, . . . – prête sa voix à son compagnon humain Nobita, et l’incontournable Donald Reignoux – Peter Parker, Harold dans la franchise Dragons, . . . – donne vie au mystérieux Aël, soldat du peuple sous-marin. Le film prolonge l’été en nous plongeant au fin fond des abysses, dans un récit à la fois réaliste et fantastique, pédagogique et divertissant.

DORAEMON, OU LE MICKEY JAPONAIS
Créé en 1970 par Fujiko F. Fujio, Doraemon apparait d’abord en noir et blanc sur les pages de mangas. Vendue à plus de 300 millions d’exemplaires dans le monde entier, la série de manga compte aujourd’hui 45 volumes publiés entre 2007 et 2018. Rapidement, le chat-robot bleu envahi le Japon, puis le reste du monde, sous de nombreuses déclinaisons : série animée, films et jouets en tout genre. Doraemon raconte l’histoire de cet étrange chat-robot venu du futur dans le but d’aider à améliorer l’avenir de Nobita, un petit garçon maladroit, grâce à ses astucieux gadgets. C’est ainsi que, tel le Mickey de Walt Disney, Doraemon a conquis le coeur de plusieurs générations.

UNE HISTOIRE REMISE AU GOÛT DU JOUR
En réalité un remake du quatrième long-métrage de la saga, sorti en 1983, nous retrouvons dans Doraemon et le Château sous-marin les mêmes personnages notables – Doraemon, Nobita, et leurs trois amis Suneo, Gian et Shizuka – une intrigue presque inchangée et un humour qui fonctionne toujours.Les gadgets futuristes de Doraemon, eux, ont nécessité un bon rafraîchissement : la voiture robotisée revient avec un côté plus humain, la machine leur permettant de respirer sous l’eau change d’aspect, mais la « Porte-Partout », elle, reste identique et . . . bien utile ! Quant à l’animation et aux character designs, ils ne cessent d’évoluer depuis les débuts de la série : les personnages devenant plus ronds et les couleurs plus vives au fil des années. Le réalisateur de ce 45ᵉ volet, Tetsuo Yajima – Pokémon : Les Secrets de la jungle (2020) – prend pour la première fois les rênes de la franchise et parvient à s’approprier l’histoire en accentuant des sujets d’actualité qu’on pouvait déjà entrevoir dans la version de 1983 : la pollution marine, l’intelligence artificielle, et les guerres de territoire. Ainsi, il modernise chaque thématique propre au film, afin de toucher le public actuel. La voiture robotisée baptisée Buggy devient plus complexe dans sa manière de parler, tandis qu’un ou deux autres personnages féminins s’ajoutent au récit. Une plus grande attention est portée aux déchets présents dans les océans, à travers une simple séquence de chasse au trésor sous-marine. Enfin, l’apparence des Atlantes et de leur cité immergée se renouvelle complètement afin de nous en mettre plein la vue : d’innombrables poissons colorés, des véhicules sous-marins ingénieux, et bien plus encore . . .

UNE DIMENSION CULTURELLE ET ÉDUCATIVE
Comme souvent dans la saga, il ne s’agit pas seulement d’une histoire d’aventure, ni d’un récit fantastique. La quête d’une mystérieuse épave serait presque une simple excuse afin de découvrir les fonds marins, les espèces qui y vivent et, bien sûr, les conséquences de la pollution. Cependant, Tetsuo Yajima parvient à saupoudrer son film d’une perspective pédagogique sans forcer le trait et rendre le visionnage indigeste. Doraemon et le Château sous-marin se veut une modeste porte d’entrée vers des connaissances plus larges, et de nombreuses autres découvertes. Comme les précédents volets de la franchise, ce nouveau film présente le chat-robot bleu comme un véritable compagnon des jeunes spectateurs qui continue de les suivre à chacune de leurs expériences. Qu’il s’agisse de l’importance de l’amitié, du vivre ensemble ou des richesses de notre planète, le film présente toutes ces notions à travers des situations rêvées. De même, au milieu de ce voyage vers les abysses se mêle également une dimension fantastique des plus intrigantes : Doraemon et le Château sous-marin se réapproprie la légende de l’Atlantide. Le film parvient ainsi à captiver petits et grands sans distinction, avec l’océan Pacifique comme toile de fond.
Cette année, Doraemon revient donc avec une fantastique épopée sous-marine moderne, tout en restant fidèle à son animation 2D plus classique. Celle-ci vient soutenir un récit qui manque certes parfois d’originalité, mais parvient à retenir l’attention en mêlant les codes du cinéma d’animation japonais à un propos plus universel. La franchise ne semble jamais s’essouffler, ni être à court d’idées, et ce nouvel opus saura rassembler les spectateurs les plus fidèles, comme ceux qui découvrent cet étrange chat-robot bleu. Doraemon et le Château sous-marin promet ainsi un authentique périple vers l’enfance.






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