Mis à jour le 1 juin, 2026
Un film de James Gray
Avec: Adam Driver, Scarlett Johansson, Miles Teller, Joel Marsh Garland, Raphael Corkhill, Meredith Holzman, Cindy Katz, Patrick Murney, Jeff Adler, Rosslyn Luke
Deux frères qui poursuivent le rêve américain se retrouvent impliqués dans un plan qui s’avère finalement trop beau pour être vrai.
Notre avis : ★★(★)
Un retour aux sources pour James Gray, qui semble ici reprendre avec d’autres acteurs, un projet qu’il avait peu à peu abandonné pour aller chercher d’autres cinémas. Retour à la mafia, retour aux sentiments fraternels, au rapport au père, retour à une opposition violente opposant les forces de l’ordre, parfois gangrénés, et les bandits, qui veulent du mal. Retour au Bronx, celui des années 90, mal famé, où il ne fait pas bon trop trainer le soir. D’ailleurs ça n’y manquera pas, de méchants russes mafieux tentent d’y prospérer et de prendre le contrôle sur tout un trafic. C’est propre, psychologiquement violent, les héros voient leur vie menacée. Bien produit, bien réalisé, bien huilé, bien pensé. Rien à dire, du bon James Gray quoi. Du cinéma testoteroné, hormoné, mais avec une sensibilité, des liens forts, des valeurs ! Du bon cinéma américain des années 70 – ou 90 si l’on parle de Gray. Rien à dire, rien à analyser réellement, l’exercice critique nous est rendu difficile, que dire d’autre que nous avons affaire à une histoire bien ficelée qui happe et livre ses éléments pièces à pièces, non pas façon puzzle pour citer Audiard, mais dans la plus pure lignée de ce que Gray a fait de meilleur, ou que la mise en scène semble épouser ce scénario au cordeau, dont rien ne dépasse réellement … Ah si ! parlons des stars. Scarlett Johansson se voit confier un rôle stéréotypé, de bonne ménagère qui mériterait bien mieux vu qu’elle pense bien, mais en lien avec une époque où les femmes s’occupaient principalement de l’éducation et de la maison, disons qu’elle participe au décor donc au même titre que la maison, ou les extérieurs new yorkais – joli décor d’ailleurs, bien reconstitué (on vous dit que c’est bien !). Et puis Adam Driver, étrangement charismatique. Coppola aurait vu ça à l’époque, il l’aurait signé pour le Parrain 4 sans sourciller. Dommage, nous sommes en 2026, au festival de Cannes, probablement ni l’époque ni l’endroit où découvrir et commenter ce bon film.










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