Mis à jour le 29 mai, 2026
Si le Festival de Cannes concentre le regard sur la mise en scène, la sélection officielle met également en lumière le travail des compositeurs et compositrices. Alors que la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) marque cette année son 175e anniversaire, sa présence sur la Croisette reste l’occasion de valoriser la création musicale pour l’écran.
Grâce à l’accueil de ses équipes, nous avons pu nous entretenir avec quatre figures de la composition contemporaine, venus accompagner les films de la sélection.
Camille Bazbaz – La Vénus électrique de Pierre Salvadori (Sélection officielle – Hors compétition)
Collaborateur régulier du cinéma d’auteur français, Camille Bazbaz retrouve ici Pierre Salvadori pour signer la musique du film d’ouverture. Reconnaissable à ses influences soul, groove et reggae, son travail explore la rythmique et la nonchalance comme outils de caractérisation des personnages et du tempo de la comédie.
Florencia Di Concilio – Histoires de la nuit de Léa Mysius (Sélection officielle – En compétition) & L’espèce explosive de Sarah Arnold (Quinzaine des cinéastes)
Présente sur deux fronts cette année, Florencia Di Concilio illustre la polyvalence de son écriture, aussi bien dans le cadre de la compétition officielle que dans les sélections parallèles. Son approche, souvent articulée autour d’un minimalisme au piano et de structures psychologiques denses, interroge la capacité de la musique à sculpter les silences et les tensions dramatiques.
Pierre Desprats – Roma elastica de Bertrand Mandico (Sélection officielle – Séance de Minuit)
Adepte des hybridations sonores, Pierre Desprats poursuit son exploration des textures analogiques et électroniques au service d’univers esthétiques tranchés. Sa partition pour le nouveau long-métrage de Bertrand Mandico s’inscrit dans une recherche sur la matière sonore et l’expérimentation, loin des structures orchestrales traditionnelles.
Valentin Hadjadj – Coward de Lukas Dhont (Sélection officielle – En compétition) & A Girl Unknown de Zou Jing (Sélection officielle – Un certain regard)
Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, Valentin Hadjadj accompagne deux œuvres majeures de cette édition. Qu’il s’agisse de sa nouvelle collaboration avec Lukas Dhont ou du film de Zou Jing, son travail se caractérise par une rigueur mélodique et une économie d’effets visant à traduire musicalement les trajectoires intimes et les non-dits.






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