Mis à jour le 19 mai, 2026
Un film de Na Hong-jin
Avec: Hwang Jung-Min, 조인성, Jung Ho-Yeon, Alicia Vikander, Michael Fassbender, Taylor Russell, Cameron Britton, 음문석, Amy Aleha, Lee Sang-hee
Une mystérieuse découverte est faite aux abords de la ville portuaire de Hopo Port. Les habitents luttent pour leur survie…
Notre avis : –
Avec Hope, Na Hong Jin, lance un grand cri d’amour à l’endroit du slow cinéma, cher à Bela tar, Angela Chanalec ou autre Tsai Ming Liang, avons nous twitté ironiquement dés la sortie du film— précisant que la formule pouvait se reproduire à l’envi avec tout sous groupe de cinéma d’auteur. Na Hong Jin fait le choix du cinéma non plus à la coréenne, mais à l’américaine. Du cinéma pensé industriellement, pour divertir les masses, dans une logique de grand spectacle. Fini donc les petits thrillers labyrinthiques et stylé, place au Ghostbuster, à la machine lourde et lourdingue. A l’image d’autres cinéastes tels que Cameron, Honda ou Roland Emmerich, pour ne citer que ceux-ci, les deux derniers ayant exploité, ce qui nous semble une marque d’inspiration évidente pour Hope, le thème de Godzilla, quand le premier trouva pertinent de créer la franchise Avatar.
Hope présente bien quelques qualités, à commencer par sa mise en scène démesurée. Cependant, nous ne pouvons que regretter que le réalisateur se soit privé de tout ce qui pouvait faire la sève de son cinéma, à l’image de ses précédents films, tels que The Chaser ou The Murderer, dans lesquels un mélange explosif entre comédie et policiers horrifiques, mais aussi un geste parodique qui diffusait une critique féroce de la société Coréenne faisait feu de tout bois. Évidemment, ces éléments se retrouvent dans Hope, mais de manière bien trop parcimonieuse, à l’endroit des critiques, clairement mis de côté pour mieux toucher le grand public (et rentabiliser l’investissement).
La place prise par le spectacle et le cynisme que peut avoir Na Hong Jin à répéter inlassablement un motif de course-poursuite où le ridicule règne ne peut que nous détourner foncièrement de Hope, son final grotesque au possible, annonçant sans aucune subtilité une future franchise, nous achève.
Cannes ne devrait pas devenir ce supermarché du film qu’il devient à force de critères de représentativité des publics, Hope n’eut tout simplement jamais du être convié à Cannes en sélection officielle, peu importe sa mise en scène et le travail immense que cela a du demander.










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