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Sheep in the box (箱の中の羊) de Hirokazu Kore-eda

Mis à jour le 1 juin, 2026

Un film d’Hirokazu Kore-eda

Avec: Haruka Ayase, 大悟, 桒木里夢, 清野菜名, 寛一郎, 柊木陽太, 角田晃広, 野呂佳代, 星野真里, 中島歩

Synopsis: Aucune description disponible.

Notre avis : ★

Film simpliste, simple, Kore-Eda semble ici en totale perte d’inspiration. Almodovar questionne, avec perspicacité et un regard intellectuel qu’on ne lui connaissait pas, avec Autofiction le processus d’écriture, d’un film, la possibilité de l’impasse ou de la panne d’inspiration – en même temps qu’il dévoile la source principale d’inspiration, l’observation de soi même et de ceux qui nous entourent- la partie centrale de Sheep in the box semblant précisément corroborer ce phénomène, ayant épuisé les ressorts de sa fausse bonne idée (imaginer et questionner ce que pourrait être un monde où l’on redonne vie par IA, à des enfants décédés à des fins thérapeutiques, pour aider à vivre un deuil), semblant particulièrement dans une impasse, appelant Kore-Eda à déplacer son récit vers tout autre chose, autre fausse bonne idée que nous ne dévoilerons pas. Celui que quelques uns ont nommé le « Truffaut japonais » pour sa qualité à raconter des histoires, à romancer avec efficacité une histoire, pour mieux nous émouvoir, et qui s’est distingué par des films qui sans cesse reviennent sur le motif de l’enfance et de la parentalité, sous des angles parfois très différents, livre pourtant ici un nouvel opus, sous un nouvel angle, plus irrationnel. Mais rien n’y fait, la pensée ne décolle pas, Kore-Eda, sur ce sujet précis, ne trouve pas de profondeurs de pensées – ce qu’il parvient souvent à faire, même dans des sujets très éloignés de ses thématiques favorites, comme le labyrinthique et doistoievskien The third murder; il cherche sans cesse à se raccrocher aux larmes parentales, et à se jouer du contraste émotif entre les deux parents, chacun vivant le deuil de façon différente, dans le dépit, l’auto-destruction, la culpabilité et l’évitement pour le père hypersensible, dans le déni pour la mère hyper protectrice. Dommage, s’il n’avait invité des robots et chercher à partager une pseudo réflexion sur l’IA, Sheep in the box aurait pu développer, avec plus de malice et moins de linéarité ce qu’il par ailleurs vise, une qualité d’écriture proche de celle de St Exupéry, une philosophie simple et emplie d’espoir.

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