Sous les jupes des filles

Sous les jupes des filles: notre critique

Sous les jupes des filles
Sous les jupes des filles

Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.

Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

Sous les jupes des filles, film d’Audrey Dana a beaucoup fait parler de lui, il y a plus d’un an même, alors que le titre pressenti était encore Homosapiennes. Le projet  génère depuis lors une attente très importante des spectateurs. Arrive enfin le jour de la sortie !

Il faut dire que le casting à lui tout seul est rassembleur puisqu’on y retrouve  dans l’ordre alphabétique Isabelle Adjani, Alice Belaïdi, Laetitia Casta, Audrey Dana, Julie Ferrier, Audrey Fleurot, Marina Hands, Géraldine Nakache, Vanessa Paradis, Alice Taglioni, Sylvie Testud. Au hasard, rien que la rencontre entre  Isabelle Adjani et Vanessa Paradis en soi suffirait à constituer un événement.

Audrey Dana a ainsi réussi là où Maiwenn avait partiellement échoué, fédérer autour de son projet de comédie par et pour des actrices – Isabelle Adjani avait par exemple refuser de tourner dans le Bal des Actrices, quand Maiwenn avait presque écrit le film pour elle !

Au générique, on aurait certainement pu retrouver quelques autres actrices, on note par exemple qu’Audrey Dana remercie Alexandra Lamy, Anais Demoustier mais encore Mélanie Laurent.

L’idée de faire un film à sketchs, centré sur des personnages féminins est venue à Audrey Dana après avoir échangé avec Gilles Lellouche à la sortie de Infidèles.

Si l’on y retrouve également un ton volontairement décomplexé, parfois trivial, Sous les jupes des filles, satyrique, en dessous de la ceinture,  nourrit cependant des ambitions différentes. La place est faite aux actrices, aux portraits de femmes, les traits sont tirés à des fins comiques, les actrices s’en donnent à cœur joie. Le principe est surtout celui du film choral, qui apporte une grande dynamique au récit, un rythme pertinent, une cohérence que l’on ne trouve pas dans Infidèles.

Le spectacle vient des actrices: On prend plaisir à voir surjouer Isabelle Adjani, ou Marina Hands par exemple, on apprécie les contre emplois – Vanessa Paradis –, les démystifications, les hystéries comme les tics et les tocs. On s’intéresse aux petits tracas des unes comme des autres, on sourit assez souvent malgré quelques facilités. Mais le spectacle vient aussi et principalement du plaisir qu’elles prennent à jouer ensemble et cela se sent.

Si vous avez probablement déjà vu quelques images du Flashmob tourné au Trocadero à l’occasion de la journée de la femme l’année dernière, sachez que Sous les jupes des filles comporte quelques scènes où l’on note une complicité entre les actrices communicative et entraînante.

N’oublions cependant pas de citer au casting de cette plaisante comédie les quelques acteurs qui ont du se sentir parfois bien seuls (comme les hommes dans la salle probablement), à savoir les maris Guillaume Gouix, Alex Lutz, Nicolas Briançon et les séducteurs Marc Lavoine, Pascal Elbé.

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