Three billboards outside Ebbing, Missouri (Les Panneaux de la vengeance), Golden Globe très Coenien


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Après des mois sans que l’enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l’entrée de leur ville.

Three billboards outside Ebbing, Missouri, est signé du dramaturge britannique  Martin McDonagh, reconnu entre autres pour ses travaux présentés à Broadway mais aussi pour ses deux précédents long métrages qui avaient su trouver leur public.

En tant que metteur en scène, il incarne, pour certains, un vent de renouveau, en ce qu’il sait proposer un rythme enlévé, de fait très populaire.

Three billboards outside Ebbing, Missouri est, diront certains, efficace. Très américain dans son essence, on peut parler d’une ballade folk. Le récit s’intéresse à une Calamity Jane moderne, emplie d’un sentiment de vengeance qui la mènera dans une quête prétexte à l’embrasement d’un village missourien. Tout commence par le remue ménage provoqué dans la petite station de police, où un shériff mène ses petites affaires avec son équipe de bras cassés, dont le plus caricatural servira tout à la fois d’élément comique principal et de ressort à la narration.

Le tempo est volontairement rythmé. Le scénario propose  quelques fausses pistes par ci par là, l’absurde est souvent de mise, le rebondissement principal assez difficile à prévoir.  Ajoutez à cela le fait que les joutes verbales sont fleuries, un rien de violence, une touche d’humanité – mais pas trop – , vous l’aurez deviné, nous sommes dans une écriture très proche d’un univers BD, finalement très peu éloigné de l’univers des films des frères Coen …

Est-ce alors réellement un hasard si l’actrice principale n’est autre que Frances McDormand, femme de Joel Coen et figure récurrente de la filmographie des deux frères – elle reçut notamment un oscar pour son interprétation dans Fargo – .Divertissant, assurément, peu formaliste, intellectuel peut être au 4ème degré – venant d’un dramaturge on pouvait s’attendre à un fond moins explosif, plus sur le terrain de l’intériorité-.

« Assurément le film sera un succès au vu des réactions en salle , du rythme soutenu, de son accessibilité », pouvait-on écrire alors que nous découvrions le film lors du dernier festival de Venise. Depuis, le film a raflé de nombreuses récompenses aux Golden Globes.

Par contre, permettez-nous un bémol, Three billboards outside Ebbing, Missouri, n’est nullement une oeuvre artististique ou personnelle … Si vous recherchez un film de facture moins commerciale, au parti pris plus osé, alors peut être vous intéresserez vous à Ghost Story actuellement à l’affiche … 

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