Mother : navrant nanard

 

 

 

Que l’on vous prévienne : la bande annonce de Mother est ce que vous verrez de mieux du film de Darren Aronofsky. Il ne s’agit pas non plus, comme d’aucuns l’espèrent, d’un nouveau Rosemary’s baby. Mother est sans doute le film le plus nul du cinéaste culte de Requiem for a dream et Black swan, mettant à mort nos espérances cinéphiliques. Le film est encore plus mauvais que The fountain. Peut-être parce qu’Aronfofsky a voulu faire de l’allégorie métaphysique.

Ce n’est pas spoiler le film que de dire qu’il est une métaphore de la planète qu’on pille et qu’on salit jusqu’à ses dernières limites. Cette explication est juste décevante, car elle nous empêche de projeter autre chose. Il a été aussi question de Dieu, et du sixième jour de la création biblique.

Le grain de l’image est étonnant : ultra visible, comme une énorme erreur technique de sous exposition. Les premières minutes du film sont intrigantes, anxiogènes, à la hauteur de nos fantasmes. Mais dès que le premier intrus fait irruption dans la maison, le film en pâtit, ainsi que nos espoirs. Notons notamment le rôle caricatural et presque insultant donné à Michelle Pfeiffer, que l’on avait pourtant tant plaisir à retrouver.

Mais cette première vague n’est rien comparée à la deuxième qui fait entrer le film dans un chaos nimportequoïste. Les dernières minutes plongent le film dans la catégorie Z, avec des effets spéciaux qui, en dépit de leur coût, valent ceux des pires téléfilms des années 90. Les réactions des spectateurs sont éloquentes : quand le film franchit sa limite d’insoutenable sadisme, il ne frôle pas le ridicule mais y plonge, déclenchant fous rires et sifflets. Un film qui ne plaira qu’aux amateurs de navets second degré, ce que ne visait a priori pas le cinéaste ambitieux.

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