Deadpool 2 – Sur notre faim !

Difficile d’échapper aujourd’hui à la ribambelle de films de super-héros  Marvel ! Parmi tant de productions boursouflées, insipides, quelques réalisateurs sont pourtant parvenus à se frayer un chemin, voire à s’imposer. Citons les quelques réussites qui nous viennent à l’esprit:  Les gardiens de la galaxie 1&2  de James Gunn ou le désopilant What we do in the shadows  de Taika Waititi qui avait également su dépoussièrer l’ennuyeux Thor avec le très bon Thor : Ragnarok.

Le point commun entre celles-ci ? Une même capacité à déconstruire, à démystifier avec humour le super-héros aux antipodes de l’approche par trop sérieuse des récentes productions DC Comics.

Deadpool appartient sans conteste à cette catégorie. Ce premier opus, inattendu  -le héros ne s’immisce pas encore dans les Avengers ou autres dérivés -,  s’avérait séduisant. Usant en permanence d’autodérision,  ne craignant pas la vulgarité – combien de Marvel sont trop policés ! – singeant le genre super-héros, Deadpool amenait un vent de fraîcheur,  brisant le quatrième mur avec talent.

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Pour ce second opus – réalisé par David Leitch, à qui l’on doit également  John Wick – , on prend les mêmes et on recommence, pourrait-on dire… Humour, action, humour, action, implacable recette.

Oui mais …

La surprise n’est plus. Les scénaristes se sont de toute évidence assoupis, bien trop sûr de leur fait et de la qualité de leurs « vannes ». Ryan Reynolds, -lavé de l’affront « Green Lantern », navet auquel deadpool fait constamment référence- reprend du service. Confronté rapidement à la mort d’un proche, notre héros trouve très vite l’énergie pour ironiser sur le deuil…

L’écueil réside ici: à constamment vouloir basculer dans l’humour, à désamorcer toutes les situations dramatiques, la substance semble disparaître pour laisser place à un condensé de bons mots trop pregnant.

 

 

 

Le héros a beau, comme il l’était dans Deadpool,  être drôle, vulgaire, irrévérencieux, le scénario ne parvient jamais à l’élever. La bouffonnerie permanente semble l’unique promesse du film. Le scénario s’avère très vite répétitif et tourne à vide.

Aux côtés de Ryan Reynolds, on retrouve Josh Brolin  – remarqué entre autres pour son rôle de Thanos dans la saga Avengers–  impeccable. Il incarne Cable, un bad guy, dont on pense qu’il aurait pu être une figure plus centrale.

On note bien quelques éléments originaux, la jubilatoire chanson de Céline Dion, la désopilante  X-Force [X-Men low-cost!], mais dans l’ensemble nous restons sur notre faim, que le talent marketing Marvel –  affiches, teasers,  bande annonce, extraits diffusés ici ou là – avait pourtant pu susciter …

 

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