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Le Festival du film britannique et irlandais de Dinard – 37ème édition avant un nouvel élan ?

Le Dinard Festival du Film Britannique et Irlandais se tient du 7 au 11 octobre 2026 pour sa trente-septième édition. La sélection s’organise autour de quatre sections thématiques principales — Creative Forces, Families!, Kick and Punch et Page to Screen — auxquelles s’ajoutent une compétition officielle, une compétition Talent de Demain, des séances spéciales et un programme de courts-métrages. Cette édition se distingue par une attention particulière portée aux trajectoires individuelles, aux liens familiaux et aux adaptations littéraires, tout en maintenant une place importante aux regards engagés et aux premiers films.

Le jury de cette trente-septième édition est présidé par Amira Casar, actrice franco-britannique au parcours singulier. Née à Londres, formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, elle s’est imposée aussi bien au cinéma qu’au théâtre. On la retrouve notamment dans La Vérité si je mens !, Saint Laurent de Bertrand Bonello, The Last Mistress de Catherine Breillat ou encore Call Me by Your Name. Sa présence à la présidence confère à cette édition une dimension à la fois exigeante et cosmopolite.

À ses côtés siègent Zoé Adjani, actrice française dont la carrière s’affirme progressivement, et Thibault de Montalembert, figure familière du public grâce à la série Dix pour cent et à de nombreux rôles au cinéma et au théâtre. Le jury accueille également Ben Hardy, acteur britannique révélé dans Bohemian Rhapsody (où il incarnait Roger Taylor) et que l’on a pu voir dans The Conjuring: The Devil Made Me Do It ou encore dans la série Only Fools and Horses. Enfin, Stephen Woolley, producteur britannique de longue date, a accompagné des films majeurs du cinéma indépendant, notamment plusieurs œuvres de Neil Jordan. Son regard de producteur apporte une dimension professionnelle essentielle à la délibération.

Ce collège aura pour mission d’attribuer le Hitchcock d’Or, le prix de la meilleure interprétation ainsi que le Prix spécial du jury.

Cinq longs-métrages concourent pour le Hitchcock d’Or. La sélection mêle drames contemporains, récits historiques et propositions plus singulières, avec une attention particulière portée aux questions de deuil, de précarité et de normes sociales.

  • H Is for Hawk de Philippa Lowthorpe — Après la disparition de son père, Helen se tourne vers le dressage d’un autour des palombes. Adaptation du récit de Helen Macdonald, le film explore le deuil et le lien entre l’humain et le vivant. Avec Claire Foy et Brendan Gleeson.
  • I See Buildings Fall Like Lightning de Clio Barnard — Quatre amis se retrouvent confrontés aux conséquences d’une précarité grandissante. Primé à la Quinzaine des cinéastes, le film s’appuie sur un quatuor d’interprètes (Anthony Boyle, Joe Cole, Jay Lycurgo, Daryl McCormack).
  • Rose of Nevada de Mark Jenkin — Dans une petite ville portuaire en crise, un récit aux accents fantastiques met en scène Callum Turner et George MacKay. Le réalisateur de Bait et Enys Men poursuit son exploration des territoires marginaux et des présences inquiétantes.
  • Skintown de Kieron J. Walsh — Deux amis tentent de fuir leur ville d’Irlande du Nord au lendemain du cessez-le-feu de 1994. Le film a reçu le prix Sean Connery à Édimbourg.
  • The Education of Jane Cumming de Sophie Heldman — Au XIXe siècle, deux enseignantes se trouvent accusées de relations contre nature. Un drame en costumes qui interroge les normes sociales de l’époque et le regard porté sur les femmes.

Cette section met en lumière quatre premiers films. Elle offre un espace à des regards émergents et à des propositions souvent plus intimes ou ancrées dans des territoires spécifiques.

  • Extra Geography de Molly Manners — Histoire d’amitié et de passage à l’âge adulte.
  • Wasteman (En Sursis) de Cal McMau — La sortie prochaine d’un détenu est mise à mal par l’arrivée d’un nouveau compagnon de cellule.
  • Lady de Olive Nwosu — Portrait d’une jeune chauffeuse de taxi indépendante à Lagos.
  • The Son and the Sea de Stroma Cairns — Deux amis partent vers la côte nord-est de l’Écosse pour fuir un quotidien devenu intenable.

Cette section s’intéresse aux figures artistiques et aux trajectoires singulières. Elle mêle portraits documentaires et fictions inspirées de parcours réels, avec une attention particulière portée à ceux qui ont marqué les univers de la musique, de la littérature ou des arts plastiques. L’ensemble propose un regard sur la création comme résistance, comme réinvention permanente ou comme confrontation au regard public.

  • Broken English de Iain Forsyth et Jane Pollard — Portrait intime de Marianne Faithfull, survivante et personnalité résolument à part, qui a passé plus de six décennies à déjouer les attentes. Réalisé avec sa participation, le film explore une vie façonnée par la célébrité, la création et le regard implacable du public.
  • Guggi — Portrait de l’artiste underground post-punk dublinois, à travers des réflexions personnelles, des images d’archives et des conversations.
  • Trad — Documentaire consacré à la musique traditionnelle irlandaise et à ceux qui la portent aujourd’hui.
  • Leonora in the Morning Light de Thor Klein et Lena Vurma — Trajectoire de l’artiste surréaliste Leonora Carrington, figure majeure de l’avant-garde du XXe siècle.
  • Have You Never Heard of Bill Fuller — Portrait d’un propriétaire de salles de concert des années 1930 aux années 1970, dont le parcours croise l’histoire de la musique populaire et celle de la mafia.
  • I Was a Teenage Sex Pistol de Andre Relis et Nick Mead — Retour sur Glen Matlock et les débuts des Sex Pistols, entre mythe et réalité.

Qu’il s’agisse de liens de sang, de familles recomposées ou de communautés d’élection, cette section explore le besoin universel de créer des attaches et de se sentir accepté. Les films retenus abordent aussi bien les tensions intrafamiliales que les formes de solidarité improvisées, dans des contextes tantôt contemporains, tantôt teintés de fantastique.

  • The End of It de Maria Martínez Bayona — Avec Rebecca Hall, Gael García Bernal, Noomi Rapace et Beanie Feldstein.
  • Rose of Nevada de Mark Jenkin — Récit fantastique dans une petite ville portuaire en crise, où les présences du passé refont surface.
  • Out There
  • The Son and the Sea de Stroma Cairns — Deux amis partent vers la côte nord-est de l’Écosse pour fuir un quotidien devenu intenable. Le film explore l’amitié comme refuge et comme miroir.
  • Lady de Olive Nwosu — Portrait d’une jeune chauffeuse de taxi indépendante à Lagos, confrontée aux tensions sociales et aux contraintes économiques.
  • All That Glitters de Peter Lavery — Un adolescent en quête de place découvre accidentellement le fantôme de Shakespeare. Comédie d’apprentissage où le fantastique vient éclairer les difficultés du passage à l’âge adulte.
  • Paddington 2 — Projection familiale de l’ourson qui enchaîne les petits boulots pour offrir un cadeau à sa tante. Un moment de pure complicité intergénérationnelle.

Sur un terrain de football, les règles sont clairement établies. Dans la vie, elles le sont moins. Cette section s’intéresse à ceux qui refusent de se plier à l’ordre établi : footballeurs, prisonniers, rebelles. Les films retenus explorent des situations de tension, de rupture ou de confrontation, souvent ancrées dans des contextes sociaux ou politiques marqués.

  • Mission de Paul Wright — Un homme se donne une semaine pour vivre intensément avant de mourir. Avec George MacKay. Plongée punk dans les méandres d’une existence en quête de sens.
  • Skintown de Kieron J. Walsh — Deux amis tentent de fuir leur ville d’Irlande du Nord au lendemain du cessez-le-feu de 1994. Le film capture un moment de bascule historique à hauteur de personnages.
  • Saipan
  • Star of the Sea – The Football, the Troubles and the Aftermath — Portrait multiple sur plus de trente ans d’espoirs de paix, à travers le prisme du football et des communautés qu’il traverse.
  • Wasteman (En Sursis) de Cal McMau — La sortie prochaine d’un détenu est mise à mal par l’arrivée d’un nouveau compagnon de cellule. Le film interroge les logiques carcérales et les rapports de force.

Cette section regroupe les adaptations littéraires. Elle met en dialogue l’écrit et l’image, en s’intéressant aussi bien aux classiques revisités qu’à des textes contemporains. Plusieurs titres de la compétition officielle y figurent également, confirmant l’importance accordée cette année aux récits issus de la littérature.

  • H Is for Hawk de Philippa Lowthorpe — Adaptation du récit de Helen Macdonald sur le deuil et le dressage d’un faucon.
  • I See Buildings Fall Like Lightning de Clio Barnard
  • The Education of Jane Cumming de Sophie Heldman — Drame en costumes inspiré d’un fait divers du XIXe siècle écossais.
  • Extra Geography de Molly Manners — Histoire d’amitié et de passage à l’âge adulte.
  • Virginia Woolf’s Night and Day de Tina Gharavi — Londres, 1910. Une jeune femme accepte de se fiancer pour poursuivre des études scientifiques, avant que ses certitudes ne vacillent au contact d’une suffragette et d’un éditeur séduisant.

Le festival propose plusieurs rendez-vous hors compétition. Everybody Digs Bill Evans de Grant Gee revient sur le pianiste de jazz au moment des enregistrements du Village Vanguard, avec Anders Danielsen Lie dans le rôle principal. Le film de clôture, Madfabulous de Celyn Jones, retrace l’existence extravagante de Henry Cyril Paget, cinquième marquis d’Anglesey, qui dilapida sa fortune en bijoux, fêtes et spectacles avant de mourir ruiné à vingt-neuf ans. Une célébration de la flamboyance et d’une vie affranchie des normes établies.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue le jeudi 8 octobre au Palais des Arts. Elle a donné lieu à la projection de Once Upon a Time in a Cinema de David Gleeson, avec Colin Morgan, Calam Lynch et Niamh Cusack. Le film se déroule en temps réel dans une salle de cinéma irlandaise des années 1980, où l’exploitant tente de gérer une soirée chaotique tout en s’interrogeant sur l’avenir de son lieu. Une déclaration d’amour à l’expérience collective de la salle obscure.

Cette édition marque le terme du mandat de Dominique Green, directrice artistique depuis sept ans. Lors de la cérémonie d’ouverture, le maire Arnaud Salmon a rappelé l’attachement de la commune au festival tout en indiquant qu’un audit avait été engagé afin d’examiner les conditions de son évolution. Ces éléments laissent ouvertes un certain nombre d’interrogations quant aux orientations qui seront retenues pour les années à venir.

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ouverture du festival de Dinard

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festival de dinard du film britannique et irlandais

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ouverture par Amira Casar du festival du film britannique et irlandais de Dinard.

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