Mis à jour le 29 juin, 2026
Un film de Louis Clichy
Avec: Alexandre Astier, Dimitri Colas, Gary Clichy, Brune Moulin, Rod Paradot, Aurélie Vassort, Jean-Pascal Zadi
Dans une ferme au cœur de la Beauce, Christophe, 11 ans, règle ses pas sur ceux de son père. Mais à l’école, à la maison, sur le tracteur, Christophe penche… et tombe. Il est obligé de porter un corset pour filer droit. Tandis que la ferme traverse des moments difficiles, Christophe grandit comme il peut. Il découvre la musique et fait la rencontre de Clara, avec qui tout semble devenir possible.
Notre avis : ★★★
Le Corset est un film discret, et pourtant extrêmement malin. Son animation 2D à l’aquarelle donne à chaque plan l’impression d’admirer un tableau, et Louis Clichy s’en empare afin de mettre en avant la campagne française des années 80. Surtout connu pour les adaptations d’Astérix et Le Secret de la Potion Magique (2018) ainsi qu’Astérix et Le Domaine des Dieux (2014), à l’animation 3D plutôt classique, Louis Clichy s’essaye ici à une animation bien différente, effectuée entre autres par le studio strasbourgeois Amopix – Mars Express, Allah n’est pas obligé, . . . – et propose une histoire réaliste, inspirée de son propre vécu. Son personnage principal, Christophe – interprété d’ailleurs par son fils, Gary Clichy, vit complètement penché à cause d’une scolyose. Il se retrouve donc dans des situations grotesques que le spectateur regarde d’un oeil attendri, de même lorsqu’il doit apprendre à vivre avec un corset, restreignant tous ses mouvements. Le film a beau s’appeler Le Corset, son histoire va bien au-delà. Le film s’immisce, pendant 89 minutes, dans la vie d’une famille d’agriculteurs qui rencontre des difficultés alors que la concurrence est rude – meilleurs engins, meilleurs équipements, et un meilleur rendement. Entre conflits père/fils, premier amour, et besoin d’émancipation, Le Corset est un véritable slice of life aux airs nostalgiques. La bande originale du film est à la fois pop, rappelant les morceaux passant à la radio – l’hymne du film étant Ouragan de Stéphanie de Monaco, qui revient à plusieurs reprises – mais surtout très apaisante. En effet, Christophe se retrouve à jouer de l’orgue dans l’église du village, et les chants religieux se répandant dans l’entierté du film, et apportant ainsi une dimension angélique et irréelle. Il s’agit d’une réussite complète pour le réalisateur français qui partage ici un récit empli de justesse et de douceur.










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