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Le Palmarès du 37ième Festival du film britannique et irlandais de Dinard

La 37e édition du Dinard Festival du Film Britannique & Irlandais s’est clôturée samedi 10 octobre 2026 au Palais des Arts et des Festivals. Présidé par Amira Casar, le jury – composé de Zoé Adjani, Thibault de Montalembert, Ben Hardy et Stephen Woolley – a livré un palmarès d’une grande pertinence. Face à une sélection d’un niveau particulièrement élevé, les récompenses distinguent objectivement les quatre films les plus aboutis de la compétition.

Voici le Palmarès complet.

Je vois des immeubles tomber comme la foudre (Réal. : Clio Barnard, Royaume-Uni) : Avec ce nouveau film, Clio Barnard prolonge avec une cohérence remarquable le travail engagé depuis The Arbor et The Selfish Giant : le drame psychiatrique collectif, l’inscription dans un territoire social précis, la dénonciation politique des fractures de la société britannique, tout en conservant la dimension musicale déjà présente dans Ali & Ava. Primé à la Quinzaine des cinéastes, le film suit un groupe d’amis d’enfance confrontés à la précarité et à l’ascension sociale impossible. Amira Casar a salué « une fenêtre ouverte sur l’âme du sujet ». Un second Hitchcock d’Or pleinement mérité. (Sortie prévue en France le 16 décembre 2026)

Clare Dunne et Flora Nicholson dans The Education of Jane Cumming (Réal. : Sophie Heldman, Royaume-Uni) : Le prix d’interprétation, décerné collectivement, récompense la précision et l’intensité rares avec lesquelles les deux actrices se répondent l’une à l’autre dans ce drame en costumes inspiré d’un fait divers du XIXe siècle écossais. Zoé Adjani, qui a remis le prix, a souligné leur justesse et leur sensibilité. Ben Hardy a pour sa part salué le scénario comme « un chef-d’œuvre ».

Rose of Nevada (Réal. : Mark Jenkin, Royaume-Uni) : Après Bait et Enys Men, Mark Jenkin poursuit son exploration des territoires marginaux et des présences inquiétantes. Le film se situe à mi-chemin entre David Lynch et Jean Grémillon (Le Phare) : une esthétique qui interroge le temps, une confusion narrative entretenue entre rêves et souvenirs, un côté documentaire qui imprègne l’ensemble au-delà de la seule dimension temporelle. Il convoque ainsi une forme de légende et de mystique. Dans une petite ville portuaire en crise, un bateau disparu depuis trente ans refait surface. Thibault de Montalembert a qualifié le film d’« étonnant, éblouissant ». Porté par Callum Turner et George MacKay.

(Réal. : Kieron J. Walsh, Irlande/Royaume-Uni) : Le prix du public distingue avec pertinence ce film qui peut évoquer l’énergie de Trainspotting. Situé à Enniskillen à l’été 1994, juste avant le cessez-le-feu de l’IRA, il suit deux amis qui rêvent de quitter leur ville. L’émotion naît de la simplicité de l’un des deux personnages, et de la vérité brute de leur amitié. David Gleeson, réalisateur du film d’ouverture, a remis le prix aux producteurs Yvonne Donohue et Brendan J. Byrne.

Punt (Réal. : Nicky Larkin).

Lady (Réal. : Olive Nwosu) : Portrait d’une jeune chauffeuse de taxi indépendante à Lagos. Le jury jeune a salué la qualité esthétique et l’éclaircissement progressif de l’image qui transmettent parfaitement le message d’espoir véhiculé.

À l’occasion de la présentation de Je vois des immeubles tomber comme la foudre à la Quinzaine des cinéastes, nous avions rencontré Clio Barnard et l’acteur Jay Lycurgo. Dans cet entretien, la réalisatrice revient sur l’adaptation du roman de Keiran Goddard, le travail d’écriture avec Enda Walsh, le tournage à Birmingham, la composition du casting et la dimension collective des séquences d’ouverture et de clôture. Un échange qui éclaire particulièrement bien la place de ce film dans la continuité de son œuvre.

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