Au hasard de la programmation du FIDMarseille nous pouvions découvrir la présence d’un film d’un certain Albert Serra, que le festival a déjà honoré dans une édition précédente; une présence très discrète, autour d’une commande pour le musée Tapies, un projet intitulé Fe sense Obres Morta és.
L’essai filmique (l »œuvre) prend un parti pris formel très particulier. A sa vision il dérange quelques uns, en ce qu’il semble suivre un motif, de façon obsessionnelle, sans donner de repères au spectateur qui ne sait pas ce qu’il découvre, des images en mouvement inspirés des techniques de Tapies. Les explications viennent peu de temps après, d’Albert Serra lui même, à qui les organisateurs du FID tendent le micro pour une rencontre avec le public. Albert Serra se lance alors dans une leçon de cinéma, tout autant qu’un one man show, que nous avons pu capter, et qui fut écourté…
Nous ne pouvions en rester là, ce discours, très loin d’être anodin, sincère et un rien provocateur, méritait qu’on y revienne, qu’on s’y attarde, car il est rare de voir un cinéaste jouer autant le jeu sur ce qui lui a traversé l’esprit, en soi il nous livre une leçon de cinéma. Nous avons ainsi sollicité Albert Serra de telle sorte que le monologue puisse devenir dialogue:







Soyez le premier a laisser un commentaire