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Öndög (La femme des steppes, le flic, et l’œuf) : une perle rare du cinéma mongole

Dernière mise à jour 20 août, 2020

Le corps d’une femme est retrouvé au milieu de la steppe mongole. Un policier novice est désigné pour monter la garde sur les lieux du crime. Dans cette région sauvage, une jeune bergère, malicieuse et indépendante, vient l’aider à se protéger du froid et des loups. Le lendemain matin, l’enquête suit son cours, la bergère retourne à sa vie libre mais quelque chose aura changé.

Notre coup de cœur du Festival des 3 continents de Nantes 2019 où il a gagné la Montgolfière d’or, également présenté en compétition officielle à la Berlinale 2019, Öndög est une œuvre fascinante, une expérience visuelle inédite, voir surréelle.

Le septième oeuvre du réalisateur chinois Quanan Wang semble un film hypnotique qui met en avant les magnifiques paysages désertiques de Mongolie, d’une beauté inaccessible, filmés en lumière naturelle et en plans très larges par le chef-opérateur français Aymerick Pilarski pour créer un poème cinématographique contemplatif.

Le personnage principal – un jeune et naïf policier qui a pour devoir de surveiller un cadavre – passe une nuit très particulière de sa vie devant nos yeux, quand le rêve et la réalité se mélangent, et la nature simple et sauvage domine la volonté de l’homme.

En regardant le film nous sentons le vent et la terre, le coucher du soleil, l’étrangeté de l’amour d’une femme séduisante sur son chameau qui vient de nulle part, et un loup qui viendra, peut-être… « L’esprit des steppes » est ainsi présent et nous emporte dans un espace/temps préhistorique(le personnage féminin s’appelle Dinosaure)…

Impossible de ne pas penser aux œuvres du grand cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan, notamment Il était une fois en Anatolie – qui a clairement inspiré Öndög au niveau narratif et esthétique – ou Le vent nous emportera par exemple d’Abbas Kiarostami.

Quanan Wang est connu notamment pour être un habitué de la Berlinale où il a gagné l’Ours d’or en 2007 pour Le Mariage de Tuya et l’Ours d’argent du meilleur scénario en 2010 pour Apart Together.

Dans son dernier film Öndög, il s’approche de la culture animiste des nomades mongols, opte pour une unité de temps et de lieu, propose une lenteur reposante et mystérieuse à la fois, pour au final signer un chef-d’œuvre minimaliste inoubliable.

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