Deprecated: class-oembed.php est obsolète depuis la version 5.3.0 ! Utilisez wp-includes/class-wp-oembed.php à la place. in /home/lemagcin/www/wp/wp-includes/functions.php on line 4903
Taper "Entrée" pour passer le contenu

#JeSuisLà: Le temps des cerisiers en fleur

Stéphane mène une vie normale et sans souci au Paye Basque. Ce chef cuisinier a repris le restaurant de son père. Divorcé, il a deux fils, aujourd’hui adultes. En quête d’un peu d’aventure, il surfe sur internet. Sur Instagram, il fait la connaissance de Soo, une mystérieuse Sud-Coréenne âgée de 35 ans. Sur un coup de tête, Stéphane décide de partir à Séoul et de tout tenter pour la retrouver.   

Nous avons apprécié le dernier film d’Eric Lartigau, vu à la soirée de clôture de festival des Arcs. Le film nous a ému et surpris; l’avancement du scénario et le développement du personnage principal nous ont paru originaux.

Effectivement, #JeSuisLà se distingue de ce que nous pouvons attendre d’un comédie romantique conventionnelle. Osé et vif, le film raconte une histoire folle, sans craindre de présenter un personnage bizarre (mais très intéressant), sans craindre de sortir de l’ordinaire et d’aller jusque bout de ses idées. Nous plongeons dans l’histoire d’un homme en quête d’amour et d’aventures, en besoin de tout bousculer et de donner un nouveau sens à sa vie. Quoi qu’il n’hésite pas à perdre tout ce qu’il possède et à vagabonder désespérément dans un aéroport étranger, il y gagnera en humanité. Ainsi, à mesure que sa situation semble s’empirer, il développe un amour pour les autres et apprend à se connaître.

Nous suivons Stéphane dans les différents étapes de sa recherche et dans ses désillusions. Le scénario, très précis (et suffisamment drôle), détaille l’univers personnel de Stéphane : ses fils, son père, son restaurant, ses amis, ses collègues, son amour imaginaire.

L’interprétation d’Alain Chabat rajoute de la profondeur et du réalisme à ce rôle d’homme perdu (physiquement et métaphoriquement) qui cherche à se trouver. La crise existentielle qui le pousse à se mettre en question, quitter toute appartenance matérielle et partir, se reflète au fond de ses yeux. Chabat nimbe les scènes comiques avec du regret et de l’amertume, et les scènes dramatiques avec du sourire, de la confiance et de la vivacité.

Le film pose la question du rôle des réseaux sociaux dans la société contemporaine et de la virtualisation des relations humaines. Il développe un point de vu qui, sans être positif, en traduit parfaitement la complexité.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.