Ce qui nous lie : un film qui respire la santé !

Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pour faire le tour du monde. En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terre de son enfance. Il retrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie. Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

Autant le dire tout de suite, le dernier Klapisch est un bon cru. Voilà longtemps qu’on n’avait pas vu le réalisateur en si grande forme, procurer au spectateur le plaisir de renouer avec des personnages attachants baladés dans le grand bain de la vie, ses joies, ses douleurs, ses peines. En l’occurrence ici les personnages évoluent dans le vignoble bourguignon où à la mort de leur père une fratrie, deux frères et une sœur, se réunit pour gérer le domaine viticole familial. Le défi qu’ils doivent relever va resserrer leur lien,  donner tout son sens au titre du film.

Klapisch  fait appel, à des comédiens confirmés : on retrouve Ana Girardot, appréciée entre autres dans La prochaine fois je viserais le cœur en amoureuse frustrée  et Pio Marmai qu’on ne présente plus.

Klapisch retrouve les ingrédients qui ont fait le succès de ses films précédents : de bons acteurs, une histoire originale, l’art de saisir les moments de la vie et de distiller l’émotion de façon toujours bien dosée. Une autre marque de fabrique transparaît, cette capacité à filmer le vivant, l’agitation, le mouvement.  La mémorable scène de fiesta à l’issue des vendanges illustre parfaitement la signature Klapisch.

Klapisch sait mieux que quiconque filmer « les délires  » des gens à l’image de son indétrônable Péril jeune.  Après quelques escapades à l’étranger avec la trilogie des tribulations de Xavier de l’Auberge espagnole à Casse tête chinois, il nous semble que Klapisch a tenu à revenir à un film plus français : filmer la nature dans les vignobles bourguignons, nous faire respirer aussi ces lieux avec ses personnages terriens qui transpirent la bonne santé de nos provinces.

Ce qui nous lie est joyeux, vivifiant, optimiste, léger sans être superficiel.

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