Jour J de Reem Kherici


Reem Kherici en Reine à Rennes, lors de notre rencontre.

Pour sa deuxième réalisation, Reem Kherici avoue s’être inspirée des Nouveaux Sauvages, mais aussi des Nuls et des Robins des bois et avoir pris comme contre exemple The wedding planner.
On songe inévitablement à ce dernier étant donné que les films traitant le sujet (une comédie romantique sur une organisatrice de mariage) sont rares dans le paysage français.
Bien que Jour J soit meilleur que Paris à tout prix, le film n’est pas pour autant subjuguant. Pas le chef-d’oeuvre qu’est Les Nouveaux sauvages mais meilleur que les panouilles cinématogaphiques des Robins des bois –Rrrr notamment.
Bien que sincère, le film, à l’instar d’autres films conçus par des gens issus de la télévision (ceux de Bedos et Tillier, ceux de la bande de Kherici, Phillipe Lachaud) est trop marqué télé. L’écriture, comme celles des auteurs de Baby-Sitting, est inspirée de l’efficacité quasi mathématique, trop calculée, des scénaristes américain. Cela donne un bon rythme, une des conditions d’une bonne comédie, mais nuit à l’aspect artistique. Le Cinéma est avant tout un Art, au contraire de la télévision -qui est un meuble, comme dirait l’autre.
Une des bonnes idées de Jour J est de donner un rôle comique à l’animal Nicolas Duvauchelle, qui est parfait et inattendu.
Curieusement les aspects les plus intéressants du films sont la part d’autofiction et de drame de Jour J. L’histoire d’une jeune femme à la fois forte et girly qui n’a pas eu une enfance facile et a, à sa charge, une mère qui boit et qui bien souvent fait n’importe quoi. Ce courage et cette façon de dépeindre le sujet, avec affection et justesse, est l’une des choses les plus intéressantes du film.

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