Le 79e Festival de Locarno a ouvert ses portes le 5 août et se poursuit jusqu’au 15. Comme souvent, le rendez-vous tessinois mélange allègrement cinéma d’auteur exigeant, grands gestes populaires et découvertes plus radicales. Une programmation qui, une fois de plus, refuse de choisir entre l’exigence et le plaisir du récit, entre la radicalité formelle et le désir de raconter des histoires.
Cette année, Locarno affiche 233 films, dont 103 premières mondiales, venus de 69 pays. Sur la Piazza Grande, on croise aussi bien des titres attendus que des propositions plus surprenantes. En compétition internationale, le Léopard d’or se joue entre une sélection resserrée où l’on retrouve, entre autres, Hong Sang-soo, Denis Côté et plusieurs premiers films ambitieux. Les hommages rythment les soirées, sans pour autant masquer le reste de la programmation, qui reste le vrai cœur du festival.
Locarno a toujours eu cette capacité particulière à faire cohabiter des cinémas que l’on a tendance à séparer ailleurs. D’un côté, la Piazza Grande et ses huit mille places sous les étoiles. De l’autre, les salles plus intimistes où l’on découvre des formes libres, des premiers films, des documentaires ou des œuvres hybrides. C’est cette tension permanente entre spectacle collectif et exploration formelle qui fait, année après année, l’intérêt du festival.
Concorso Internazionale
- A Margem do Rio (The Riverbank) de Matheus Farias et Enock Carvalho (Brésil, Allemagne)
- Alberi erranti (Wandering Trees) de Salvatore Mereu (Italie)
- Brave New Love de Maria Bäck (Danemark, Suède, Grèce)
- D’ici là de Sarah Leonor (France)
- I Rarely Wake Up Dreaming de Isabelle Stever (Allemagne, Ukraine)
- Ketticè de Giovanni Tortorici (Italie)
- Lejos de los árboles (Far From the Trees) de Meritxell Colell Aparicio (Espagne, Pérou, Italie)
- Manhunt de Wayne Wapeemukwa (Canada)
- Violence du corps de l’autre (Nobody’s Violence) de Denis Côté (Canada)
- Nowhere to Lay My Eyes de Hong Sang-soo (Corée du Sud)
- O Jacaré de Basil Da Cunha (Suisse, Portugal)
- Objet A de Ann Oren (Allemagne, Luxembourg, Grèce)
- Princesa Burro (Donkey Princess) de Cristóbal León et Joaquín Cociña (Chili, France, Uruguay, Pays-Bas, Allemagne)
- Rehmat de Gurvinder Singh (Inde, France)
- The House on the Moon de Nelson Yeo (Singapour, Taïwan, Allemagne, Indonésie)
- Hearing (Thính Giác) de Lê Bảo (Viêt Nam, Singapour, Norvège, France…)
- You Don’t Belong Here (Nu e locul tău aici) de Florin Șerban (Roumanie)
Piazza Grande
- Les Yeux verts (The Green Eyes) de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh (France, Belgique, Suède) – film d’ouverture
- Armony de Dario Albertini (Italie)
- Wild at Heart de David Lynch (USA, 1990)
- Ich ist ein Anderer (I Is Another) de Felix Randau (Allemagne, Autriche)
- Dances with Wolves de Kevin Costner (USA, UK, version restaurée)
- The Invite de Olivia Wilde (USA)
- Taxi Driver de Martin Scorsese (USA, 1976)
- Paper Tiger de James Gray (USA)
- Frank & Louis de Petra Volpe (Suisse, Royaume-Uni)
- Congo Boy de Rafiki Fariala (République centrafricaine, France, RDC, Italie)
- Down the Arm of God de Peter Brunner (France, USA)
- Il Cileno (The Chilean) de Sergio Castro-San Martín (Italie, Chili, Suisse)
- Love Lessons de Martin Provost (France, Belgique)
- Ni vue, ni connue (All About Corinne) de Marc Fitoussi (France, Belgique) – film de clôture
Hommages et événements
- Isabella Rossellini – Excellence Award (soirée d’ouverture)
- Darren Aronofsky – Pardo d’Onore (14 août)
- Virginie Efira – Leopard Club Award
- James Gray – Pardo alla Carriera
- Asia Argento – Life Achievement Award
- Rick Baker – Vision Award
- Sigurjón « Joni » Sighvatsson – Raimondo Rezzonico Award
- Zoe Saldaña – Pardo spécial + conversation publique (10 août)
- Jean-Luc Bideau – distinction le 8 août
- Claudio Simonetti (Goblin) – hommage le 6 août, avant une projection spéciale d’Inferno in diretta
Nous ne sommes pas sur place cette année. Mais Le Mag Cinéma suit Locarno 2026 en ligne et vous propose, au fil des jours, un journal critique. Notes à chaud, analyses, coups de cœur, films qui divisent, titres à ne pas manquer : on reviendra régulièrement sur ce qui se joue dans les salles et sur la Piazza.
Les premiers textes arriveront très bientôt. Restez connectés.


Soyez le premier a laisser un commentaire