Silence… On tourne à Londres

Troisième métropole la plus filmée au monde, après Los Angeles et New York, Londres a toujours été prisée des cinéastes. Ses emblématiques cabines téléphoniques rouges et bus à impériale de la même couleur ont servi de toile de fond à de nombreux films inscrits au panthéon du 7e art. Ses célèbres black cabs ont transporté  les héros mythiques du cinéma mondial jusqu’à notre époque, du célèbre Hercule Poirot à James Bond.


Daniel Craig tube

Londres a toujours su mélanger les genres pour plaire au plus grand nombre et fédérer les générations. Les enfants ne sont pas non plus en reste puisque Mary Poppins, dont l’intrigue se situe également à Londres, leur faisait déjà la part belle dès 1964. De nos jours, c’est surtout le petit magicien Harry Potter qui attire les plus jeunes à Londres.

Harry Potter

De Woody Allen à Alfred Hitchcock en passant par James Bond, Londres a toujours été une destination privilégiée du 7e art. Patrie originale du cinéma, bien avant les Frères Lumière, la capitale anglaise a servi de toile de fond à des œuvres aussi mythiques que Coup de Foudre à Notting Hill, Harry Potter ou Mary Poppins.

 

L’équipe d’experts de London PASS a retracé les lieux de tournage les plus emblématiques de Londres, de la gare de King Cross à Tower Bridge. Plus qu’un simple décor de films à grand spectacle, Londres a également joué un rôle déterminant dans l’émergence du cinéma britannique indépendant.

London Bridge

Le vrai pionnier du cinématographe

Les origines du cinéma sont souvent attribuées aux frères Lumière, en 1892, et celles du cinéma anglais à l’arrivée du spectacle de ces derniers à Londres, en 1896. Or, c’est pourtant à Londres qu’a eu lieu, dès 1889, la toute première projection au monde d’images animées sur celluloïd.

Le cinéma londonien s’inscrit dans le contexte plus large de ce cinéma britannique, lui-même fruit d’une longue évolution marquée par des périodes d’essor et de récession. Des quotas furent même institués en 1927, afin d’imposer aux cinémas la distribution d’un nombre minimal d’œuvres anglaises. Cette politique eut pour effet de booster la production de films au niveau local et permis également à certains futurs grands noms du 7e art de faire leurs armes (tel Alfred Hitchcock) en produisant de petits films indépendants à petits budgets, appelés les « quota quickies (œuvres réalisées dans l’urgence afin de respecter la législation sur les quotas). Pour certains, cela permit au cinéma anglais d’évoluer vers la diversité qui le caractérise aujourd’hui.

Alfred Hitchcock, Marnie (1964)

L’art dans le 7e art

Les amateurs de cinéma qui aiment l’art sous toutes ses formes pourraient trouver intéressant de faire « d’une pierre deux coups » en visitant les lieux consacrés à l’art que les héros de leurs films favoris ont arpentés avant eux.

Pour commencer, comment ne pas citer « Match Point », tourné en 2005 par Woody Allen, avec Jonathan Rhys Meyers et Scarlett Johansson. Nommé à l’oscar du meilleur scénario de l’année, ce film raconte l’histoire de Chris (Jonathan Rhys Meyers), jeune homme d’origine modeste, professeur de tennis à ses heures, qui va sympathiser avec le richissime Tom. Il épousera la sœur (Chloé) de ce dernier, mais tombera également amoureux de sa petite amie (Nola). Côté références artistiques, le film emmène le spectateur dans le fameux cinéma Curzon de Soho, célèbre pour ses séances nocturnes. Mais comme à chaque fois qu’elle sert de décor à une scène de film, c’est surtout la fameuse Tate Modern qui marque les esprits. Chris et Chloé la visitent séparément dans le film. Ouvert en 2000, ce musée d’art moderne  est installé sur les vestiges d’une ancienne centrale électrique désaffectée, dans le centre de Londres, à Bankside (district de Southwark, sur la rive droite de la Tamise). Il a également accueilli les caméras de deux autres films marquants, tournés à peu près à la même époque que Match Point : « Les fils de l’homme », réalisé en 2006 par Alphonso Cuaron, et « Entre adultes consentants », tourné en 2004 et qui sera l’avant-dernier film de Mike Nichols. Le premier raconte l’histoire d’une humanité frappée de stérilité qui entraîne le monde vers sa fin. Un contexte apocalyptique dans lequel le Ministère des arts décide de mettre à l’abri des œuvres d’art majeures avant la fin du monde en créant l’ « Ark of the art », un projet de musée gouvernemental. Ce lieu est transposé à l’écran dans l’impressionnante « Turbine  Hall » du Tate Modern. Un décor que l’on retrouve également dans « Entre adultes consentants », un quatuor amoureux emporté par Julia Roberts, Natalie Portman, Jude Law et Clive Owen. Ici, le Tate Modern sert de toile de fond à l’exposition photographique d’Anna, le personnage incarné par Julia Roberts.

 

Paris à Greenwich

Le quartier londonien de Greenwich a servi de cadre à de nombreux tournages, mais nous n’en retiendrons ici que deux : « Les misérables », réalisé en 2012 par Tom Hooper. Dans cette énième adaptation de l’œuvre de Victor Hugo, la procession funéraire de Lamarque, supposée se dérouler à Paris, a été en fait filmée à l’Old Royal Naval College de Greenwich. Idem pour la poursuite en voiture à cheval que l’on peut voir dans « Pirate des Caraïbes : la fontaine de jouvence » (2001) : celle-ci a été filmée devant ce même Old Royal Naval College. En outre, on peut apercevoir l’extérieur de la Chapelle Pierre et Paul, Grand Square, Queen Mary Court ainsi que les bâtiments de l’Université de Greenwich et du Trinity College of Music. Guère étonnant lorsque l’on sait que la production s’est installée pas moins de 3 semaines dans le quartier.

King Cross Station dessert aussi l’école des sorciers

Présente dans de nombreux films, la célèbre gare londonienne est surtout connue des plus jeunes pour être celle qui accueille le Poudlard Express, le train faisant la navette entre l’école des sorciers d’Harry Potter et le centre de Londres. Suite à l’afflux de curieux souhaitant se rendre sur le mythique quai  9 ¾, où Harry et Weasley arrivent après avoir traversé un mur, la gare a même installé un panneau d’orientation supposé y mener.  En raison de travaux, ce panneau a ensuite était déplacé dans la galerie commerciale de la gare.

Notting Hill, l’incontournable des comédies romantiques

« Coup de foudre à Notting Hill » (Roger Michell, 1999), l’inoubliable comédie romantique narrant les amours improbables de William (Hugh Grant), libraire londonien de Notting Hill, et d’Anna, star hollywoodienne de passage à Londres, est certainement le film qui a le plus contribué à la notoriété du quartier.  Nombreux sont les cinéphiles qui se précipitent pour voir la maison dans laquelle vivait William. La célèbre porte bleue a été vendue aux enchères au prix record d’1,5 million d’euros, avant d’être remplacée par une porte noire. Il est également possible de se rendre dans la librairie reconstituée, désormais un magasin de chaussures. La librairie originale, « The Travel Bookshop », aujourd’hui fermée, a servi de modèle à la librairie reconstituée car elle ne pouvait pas accueillir elle-même l’équipe de tournage par manque de place. Toujours à Notting Hill, rendez-vous pour une séance au cinéma « The Coronet », où William va voir « Hellix », ou encore passez au « Saint Tattoo Studio », le salon de tatouage que l’on voit brièvement au début du film et dont sort l’homme ivre qui ne se souvient plus s’être fait tatouer les mots « I love Ken ».

Le quartier de Notting Hill apparait également dans une autre comédie romantique, « Love actually », sortie en 2003. Ce film raconte 10 histoires d’amour plus ou moins imbriquées et réunit, entre autres, Hugh Grant, Liam Neeson, Emma Thompson, Colin Firth, Keyra Nightley ou encore Bill Nighy. C’est d’ailleurs dans la scène où ce dernier enregistre son morceau de Noël que l’on peut voir les Westway Studios, situés à Notting Hill.

Les  symboles intemporels et emblématiques de Londres

Londres est immédiatement reconnaissable dans un film. Qu’il s’agisse du métro, le fameux Tube, dans lequel 007, alias Daniel Craig, poursuit un Javier Badem déguisé en policier dans « Skyfall » (23e opus de la série, sorti en 2012) ; ou des cabines téléphoniques rouges, qui jalonnent un épisode de la quête de Tom Hanks et Audrey Tautou dans le « Da Vinci Code » (Ron Howard en 2006). Et que dire de cette métropole désertée suite à un ordre d’évacuation, dans laquelle se réveille un Cillian Murphy hébété dans « 28 jours plus tard » de Danny Boyle (2002). Une scène surréaliste dans laquelle on le voit passer devant le châssis d’un bus à impériale rouge retourné.

Outre « Skyfall », le Tube a également servi de décor à certaines scènes d’About Time (Richard Curtis, 2013), de « Love Actually » ou à « The Bourne Ultimatum », un film d’action tourné en 2007 avec Matt Damon.

L’intemporelle Tower Bridge a pour sa part dominé de toute sa majesté toutes sortes de productions, notamment un grand nombre de films d’action : de « Fast and Furious 6 (en 2001) aux cultissimes « Mission Impossible » (opus 1 et 5) et « Tomb Raider » (2003). Les comédies romantiques ne la boudent pas non plus, comme le montrent « Bridget Jones : l’âge de raison » (2004), ou le tout aussi mythique « Quatre mariages et un enterrement » (Mike Newell, 1994).

Nous conclurons notre voyage sur les traces des héros de vos films favoris en faisant un détour par la fameuse Trafalgar Square, sur laquelle les cinéphiles ont pu voir déambuler en personne Captain America (2014) et Uggly Betty (2006) ou vibrer au rythme des scènes d’action de « Edge of tomorrow » (2014) avec Tom Cruise.

 

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