Décès d’Andrzej Wajda qui n’était ni de fer ni de marbre

La Pologne est un grand pays de cinéma, de nombreux réalisateurs se sont fait connaître au cours du temps, notamment au festival de Cannes, avec pour point commun, une grande exigence formelle.

Nous pensons bien évidemment à l’onirisme de Wojciech Has, à la finesse de Krzystof Kieslowski,  à la virtuosité de la mise en scène de Roman Polanski, à la fureur de Skolimowski ou de Zulawski, mais aussi, très récemment, au succès rencontré par Pawel Pawlikowski, pour n’en citer que quelques un.

Pourtant, ce cinéma aux multiples facettes n’a connu que deux palmes d’or.  La plus récente est revenu à Roman Polanski pour Le pianiste. Mais la première fut accordée à Andrezj Wajda, pour l’homme de fer suite de l’homme de marbre. La force de son cinéma politique avait marqué le jury.

Andrezj Wajda était considéré comme le plus grand réalisateur polonais dans les années 50.  Il a obtenu de nombreuses récompenses tout au long de sa carrière,  outre la Palme d’or il obtint un Prix spécial du jury à Cannes, deux Ours d’argent à Berlin, deux Césars et un prix Louis-Delluc à Paris, trois BAFTA au Royaume-Uni et un Oscar d’honneur à Hollywood.

En France, on le connait aussi pour avoir dirigé Gérard Depardieu (Danton) ou bien encore Isabelle Huppert et Lambert Wilson lorsqu’il adapta au cinéma Les possédés de Doistoievski.

C’est donc l’un des pères fondateurs du cinéma polonais qui, à 90 ans, nous a quitté le 9 Octobre .

 

Le cinéaste polonais Andrzej Wajda est décédé

Le célèbre metteur en scène polonais Andrzej Wajda est mort dimanche soir à Varsovie à l’âge de 90 ans, ont annoncé ses proches et plusieurs médias polonais. Le réalisateur de l’Homme de Marbre et de nombreux autres films reflétant l’histoire complexe de son pays est décédé d’une insuffisance pulmonaire.

Andrzej Wajda, la conscience morale des Polonais

Lire aussi : Le cinéaste polonais Andrzej Wajda est mort Engagé dans la résistance contre l’occupant nazi à 16 ans – un thème qui a inspiré Cendres et diamant (1958) -, il avait aussi, bien plus tard, personnellement accompagné le combat de Solidarnosc pour la démocratie et la liberté, auquel il a consacré une trilogie, L’Homme de marbre (1977), L’Homme de fer (1981) et, il y a trois ans, L’Homme du peuple, centré sur le personnage de Lech Walesa.

 

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