Un film de Momoko Seto
Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce.
Notre avis: ****
Présenté à Annecy et à Cannes l’année dernière, Planètes est un véritable OVNI visuel et narratif. Momoko Seto se sert de techniques d’une grande diversité et d’une fascination sans précédent pour faire apparaitre sur grand écran un monde microscopique. Utilisant des pratiques proches du stop-motion telle que le time-lapse ou l’hyper-ralenti, la réalisatrice franco-japonaise crée une fable naturaliste post-apocalyptique sur un monde bien souvent oublié. Ainsi, nous nous retrouvons transportés durant 75 minutes dans un voyage spatial sans aucun dialogue, en compagnie de quatre graines de pissenlit. Ce qui pourrait paraitre ennuyant et sans aucun intérêt devient majestueux, sublimé par la photographie époustouflante d’Elie Levé. A la fois contemplatif et riche en rebondissements, il ne faut pas longtemps pour s’attacher à ces quatre petites graines aux noms et caractères bien définis : Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa. L’un est chétif, l’autre peureux, l’autre encore courageux et le dernier semble mener la bande. Les musiques héroïques et lyriques rythment le film de même que les sons de chaque élément naturel les rendant bien vivant : le bruit d’un escargot qui avance en se dandinant, le coassement d’une grenouille cachée dans les herbes hautes et l’étrange bruit des aigrettes des pissenlits à chacun de leur mouvement. Finalement, Momoko Seto accompli l’inconcevable : nous faire lâcher une larme ou deux devant le tragique destin de ces quatre petites graines perdue dans le cosmos, à la recherche d’une nouvelle maison.






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