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Travelling 2026 : Los Angeles à l’honneur

La 37ᵉ édition du festival de cinéma Travelling s’est ouverte hier soir à Rennes, mettant une nouvelle fois en lumière le lien intime entre ville et cinéma. Connu pour son principe singulier – consacrer chaque année un regard cinématographique à une cité emblématique – Travelling a choisi en 2026 de braquer ses projecteurs sur Los Angeles, la « Cité des Anges » et capitale symbolique du 7ᵉ art avec Hollywood.

Au cœur d’un pays traversé par de fortes tensions politiques et sociales, cette mise à l’honneur de l’Amérique par le prisme de ses films et de ses cinéastes prend un relief particulier. Les organisateurs rappelaient à juste titre que les Etats-Unis ne sont pas que ce que l’actualité internationale nous laisse entrevoir à travers leur Président à l’autoritarisme débridé; et que Los Angeles n’est pas seulement Hollywood et ses paillettes, mais aussi une métropole multiple, complexe, pleine de contrastes, de cultures et de voix singulières, une ville-monde où se croisent les imaginaires et les réalités populaires. 

Summertime : une ouverture vibrante

La soirée d’ouverture s’est déroulée dans une salle presque comble autour de Summertime, long métrage de Carlos López Estrada (2020) projeté en version originale sous-titrée. 

Plutôt qu’un film traditionnel, Summertime est une odyssée chorale, une comédie dramatique musicale qui explore Los Angeles à travers les voix, les corps et les émotions de ses habitants. Le réalisateur assemble une mosaïque de personnages: jeunes poètes, rappeurs, danseurs, travailleurs et rêveurs, dont les trajectoires s’entrelacent au fil d’une journée d’été particulière. 

Ce qui frappe d’emblée, c’est la manière dont la durée d’un jour devient élastique : certaines rencontres et séquences pourraient condenser des mois d’évolution personnelle, d’autres ne prennent que quelques instants, mais chaque fragment contribue à un portrait pluriel de la ville. Les scènes sont souvent intenses, touchantes, et méticuleuses dans l’attention portée aux singularités humaines, qu’il s’agisse de la solitude tragique d’un personnage obsédé par ses réseaux ou de l’émancipation furieuse d’une femme qui affronte son passé. 

Ce choix d’ouverture, à la fois chaleureux, intimiste et audacieux, a su capter l’énergie de l’audience rennaise. Un beau choix, qui donne envie d’explorer un peu plus la Cité des Anges.

Une programmation 2026 alléchante

Au-delà de Summertime, la programmation s’annonce comme d’habitude très alléchante. Le festival, qui déroule ses projections du 10 au 17 février, propose notamment :

  • Une rétrospective autour de Quentin Tarantino et Pam Grier, avec la projection de Jackie BrownFoxy Brown ou encore Once Upon a Time… in Hollywood
  • Un regard sur l’œuvre de David Lynch, avec des séances de Mulholland Drive et Lost Highway, mais aussi des expositions photographiques autour de ses lieux de tournage (aux Champs libres) 
  • Des films de Kathryn Bigelow (Point BreakStrange Days) et des œuvres variées célébrant le cinéma américain sous toutes ses formes, avec notamment des films de Sean Baker ou encore Paul Thomas Anderson

Parmi les événements associés au festival, on compte également des rencontres, ciné-concerts, expositions, masterclasses et brunchs thématiques, notamment en présence de la réalisatrice Kelly Parker, qui présentera plusieurs de ses travaux et échangera avec le public. 

Travelling 2026 offre un panorama riche et stimulant de la ville au cinéma. C’est l’occasion pour les Rennais, et les cinéphiles de passage, de voyager sans quitter les salles.

LIEN DU FESTIVAL

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