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Participez au festival ARTE KINO !

Depuis sa création, ARTE prône un socle commun de valeurs culturelles européennes en plaçant l’imaginaire et la pluralité au cœur de son projet. Cet idéal européen infuse dans tous ses programmes, et le numérique permet à la chaîne de le partager avec de plus en plus d’Européens. Une vraie politique culturelle ne peut pas en effet se limiter aux initiés et elle n’a de sens que si elle s’adresse à tous et en particulier à ceux qui n’ont pas accès à la culture ou pourraient s’en sentir exclus. C’est pourquoi, ARTE tient à s’adresser au public là où il se trouve, sur les réseaux numériques. Le festival ArteKino, lancé en 2016, est donc un des emblèmes de cette ambition qu’ ARTE défend, pour faire rayonner et circuler la richesse du cinéma d’auteur européen au bénéfice du plus grand nombre. Pour sa quatrième édition, ArteKino Festival va faire découvrir une
sélection de 10 films européens de jeunes réalisateurs et réalisatrices, accessibles gratuitement en 10 langues dans 45 pays d’Europe. Notre intention est d’inventer un nouveau lien entre les œuvres, leurs auteurs et un large public curieux de découvrir, autant de regards neufs et pertinents
sur des préoccupations et des thématiques très contemporaines. Dans un paysage en pleine mutation, ces films, fictions et documentaires, dressent un état des lieux du monde dans lequel nous vivons, et décryptent notre rapport à l’Histoire.


Les dix longs métrages dont sept premiers films, racontent à leur manière dix pays, dix langues, dix cultures. Ils nous confirment la formidable diversité de l’Europe, unie mais riche de ses différences, à rebours des tentations de repli identitaire. Témoins et acteurs de leur temps, cinq réalisateurs et cinq réalisatrices font l’éloge du dialogue et de la rencontre, du métissage et de l’altérité par-delà les frontières. Créé à l’initiative de la Fondation ArteKino, le festival a bénéficié du soutien d’Europe Media Créative et de mécènes privés. La Fondation ArteKino soutient également des projets de longs métrages grâce au « Prix ArteKino International », bourse d’aide au développement, remis dans une douzaine de grands festivals de cinéma.
Avec « ArteKino Sélection », un film ou un cycle est maintenant proposé chaque mois gratuitement sur les trois offres numériques cinéma d’ARTE : artekinofestival.com, arte.tv et la chaîne YouTube ARTE Cinéma.

Pour accéder aux différents films, il vous suffit de cliquer sur l’un des liens suivants:

  1. MESSI AND MAUD 
  2. STITCHES
  3. THIRST
  4. RUTH
  5. NORMAL
  6. SELFIE
  7. SONS OF DENMARK 
  8. CHANSON TRISTE PSYCHOBITCH
  9. THIRTY

Chanson Triste

UN FILM DOCUMENTAIRE DE LOUISE NARBONI – FRANCE, 2019, 66 MIN
FID MARSEILLE – PRIX GEORGES DE BEAUREGARD NATIONAL / PRIX RENAUD VICTOR

C’est l’histoire d’une chanteuse lyrique et d’un réfugié afghan. Tout en chansons et en introspection, avec de l’espoir et des désillusions. « Depuis longtemps, je voulais faire un film avec Élodie. J’aimais la chanteuse et j’aimais sa personne. J’ai découvert qu’elle faisait partie d’une association qui venait en aide aux réfugiés. Elle y a rencontré Ahmad, un jeune afghan, et elle est devenue sa tutrice. Je l’ai rencontré et j’ai eu envie de faire un film avec eux. Un film qui serait porté par la voix d’Elodie ».

Louise Narboni filme régulièrement chanteurs et danseurs. Elle a collaboré récemment avec Anne Teresa de Keersmaeker et Yoann Bourgeois. Elle travaille aussi comme monteuse, notamment des films de Jean Paul Civeyrac.

« À la fois mélodrame politique et essai documentaire, Chanson Triste transforme un sujet de
société en grande aventure sentimentale. Le goût de l’autre et le sens du partage irriguent le film
de Louise Narboni, qui navigue entre réalité et fiction
». Olivier Père


Messi et Maud


UN FILM DE MARLEEN JONKMAN – PAYS-BAS / ALLEMAGNE, 2017 , 92 MIN

Maud et Franck ont essayé, en vain, pendant huit ans, d’avoir un enfant. Ils espèrent qu’un voyage au Chili va réconcilier leur couple en péril. Mais, après une dispute, Maud claque la porte de l’hôtel et monte dans un bus, poursuivant seule son périple. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Messi, un petit garçon du coin, débrouillard et attendrissant…

Marleen Jonkman est née à Voorschoten, aux Pays-Bas. Elle a étudié le cinéma à l’Université d’Amsterdam et la réalisation à la Netherlands Film Academy. Elle a réalisé le court-métrage primé Daughter. Messi et Maud est son premier long métrage. Elle a développé un style personnel dans lequel elle révèle son profond intérêt pour l’humanité, qu’elle capture dans d’authentiques instants de cinéma, débordants de joie. Elle vise à célébrer la vie dans tous ses aspects et à dévoiler la vérité universelle dans les moments du quotidien.

« Le voyage au Chili d’un couple en crise se transforme en épopée intime et en reconquête
de la féminité. Les débuts prometteurs d’une jeune réalisatrice hollandaise, Marleen
Jonkman
». Olivier Père


Normal


UN FILM DOCUMENTAIRE D’ ADELE TULLI – ITALIE / SUÈDE, 2019, 79 MIN

Un voyage dans la construction des dynamiques de genre de l’Italie d’aujourd’hui. Un regard intime et aliénant, qui explore la mise en scène collective de l’univers masculin et féminin, à la recherche d’un nouveau sens à ce que nous appelons la « normalité ». Isolant les éléments un peu grotesques et étranges qui entourent notre vie quotidienne, Normal médite sur ce qui reste imperceptible dans ce domaine – ses normes gouvernantes, ses mécanismes intérieurs. Le résultat est que ce qui est considéré comme « normal « ne semble plus aussi rassurant.

Adele Tulli est documentariste, conservatrice, programmatrice et conférencière. Elle a réalisé des films primés tels que 365 Without 377, sur la dépénalisation de l’homosexualité en Inde, et Rebel Menopause, le portrait intime de Thérèse Clerc, féministe militante. Elle explore les stratégies de représentation subversives et l’esthétique du cinéma, particulièrement dans les contextes queer et féministe.

«Un documentaire fascinant, visuellement spectaculaire, qui montre la normalisation de pratiques
qui caractérisent, aujourd’hui, l’identité des genres dans la société italienne
». Olivier Père


Psychobitch

UN FILM DE MARTIN LUND – NORVÈGE, 2019, 109 MIN
PRIX DU JURY OECUMÉNIQUE ENFANTS, ZLIN INTERNATIONAL FILM FESTIVAL

Norvège, de nos jours, petite ville de Gjøvik. Frida, 15 ans, assume totalement le fait d’être
l’outsider de la classe. Dans ce monde de la «Génération Parfaite », ses camarades s’accordent à dire que Frida est vraiment bizarre. Marius, quant à lui, fait tout ce qui est en son pouvoir pour être exemplaire. Lorsque les deux finissent par être désignés comme binômes de travail, il voit là une occasion supplémentaire de montrer à tout le monde à quel point il est un type formidable. Mais Frida n’a pas l’intention d’être « remise sur le droit chemin » par l’enfant prodige de la classe. Leurs séances d’étude deviennent le catalyseur d’une relation turbulente. Mais dans ses confrontations avec Frida, Marius fait aussi l’expérience de quelque chose d’excitant, de stimulant et de complètement nouveau….

Martin Lund, né en 1979, a fait ses études de directeur artistique à la Westerdals School of Communication avant d’être accepté au programme de mise en scène de la Norwegian Film School de Lillehammer, où il a obtenu son diplôme en 2009 avec le court métrage Balloon Moods. Il a réalisé les courts Home Game en 2004, Shall We Dance ? en 2007 et Pistachio en 2009.

« Une version norvégienne des films de campus, qui marie tendresse, humour et provocation.
Un nouveau regard sur le thème éternel de l’amour impossible
». Olivier Père


Ruth


UN FILM DE ANTÓNIO PINHÃO BOTELHO
PORTUGAL, 2018, 120 MIN


Un film sur la société du Portugal métropolitain et ses colonies africaines au début des années 60. C’est l’histoire d’un jeune footballeur mozambicain du nom d’Eusébio, un athlète talentueux destiné à de grands exploits, convoité par des clubs rivaux, le Sporting et le Benfica, qui finissent par l’engager. Chantage, tentatives d’enlèvement, ministres impliqués, hystérie de la presse et offres d’argent exorbitantes transforment l’histoire de ce transfert du football en une saga qui évolue entre les deux continents. La légende commence avec le premier match d’Eusébio au Benfica Stadium.

En 2008, António Pinhão Botelho part étudier à la New York Film Academy. Puis il poursuit ses études aux Etats-Unis. Il a écrit, produit et joué dans des douzaines de courts métrages, ayant remporté plusieurs prix au Portugal et aux États-Unis. De retour à Lisbonne en 2012, il réalise des centaines d’émissions, de mini-séries, de talk shows, d’humour, de sport et de publicité. Ruth est son premier long métrage.


Selfie


UN FILM DOCUMENTAIRE DE AGOSTINO FERRENTE – ITALIE / FRANCE, 2018, 120 MIN
PRIX DU DOCUMENTAIRE CINÉMA DU RÉEL – PARIS / PRIX ITALIA

Alessandro et son meilleur ami Pietro, équipés d’un iPhone, filment leur vie à Traiano, un quartier de Naples contrôlé par la mafia locale et connu pour ses trafics de drogue. Les deux jeunes racontent leur amitié et aussi l’histoire de leur ami Davide, qui a été tué par un carabinier.
Davide avait seize ans, leur âge aujourd’hui.

Né à Cerignola en Italie en 1971, Agostino Ferrente fait partie du collectif Apollo 11 qui a transformé un cinéma historique de Rome en centre culturel. L’orchestre de la Piazza Vittoria, qui y a été fondé, est devenu le sujet de l’un de ses documentaires. Il a également créé le Doc/it award du documentaire au Festival de Venise où le film Le Cose Belle qu’il a co-réalisé et qui relate dix ans de la vie de quatre jeunes Napolitains fut montré en 2013. Selfie (2019) a été présenté pour la première fois à Berlin.


Sons of Denmark


UN FILM DE ULAA SALIM – DANEMARK, 2019, 120 MIN
MEILLEUR FILM, GÖTEBORG INTERNATIONAL FILM FESTIVAL 2019


Danemark 2025. Un an après une importante attaque à la bombe à Copenhague, la radicalisation s’est intensifiée à travers le pays et les tensions ethniques ne cessent de croître. Les prochaines élections parlementaires approchent et le leader politique Martin Nordahl s’apprête à connaître une victoire écrasante. Zakaria, 19 ans, s’investit dans une organisation radicale, au sein de laquelle il noue des liens avec Ali. Les deux hommes contestent l’état actuel du pays, qui s’en prend à ses propres citoyens en raison de leur origine migratoire, et décident d’agir. Cependant, ils ne sont que des outils entre les mains de ceux qui détiennent le pouvoir. Alors que les hommes tentent d’avoir un impact, leur fraternité sera mise à l’épreuve et leurs actions auront de graves conséquences sur leur vie.

Ulaa Salim est né au Danemark en 1987, ses deux parents sont originaires d’Irak. Dans ses films, il s’inspire de sa propre expérience. En 2017, diplômé de la National Film School of Denmark, il fonde Hyæne Film avec son producteur associé Daniel Mühlendorph. Son court métrage Our Father’s Son (2015) a été sélectionné au Festival International du Film de Rotterdam. Sons of Denmark est son premier long métrage.

« Un thriller politique, explosif et haletant qui paie sa dette aux premiers films de Martin Scorsese,
Nicolas Winding Refn et Jacques Audiard
». Olivier Père


Stitches


UN FILM DE MIROSLAV TERZIĆ – SERBIE, SLOVÉNIE, CROATIE, BOSNIE-HERZÉGOVINE, 2019, 97 MIN
LABEL EUROPA CINEMA ET PANORAMA AUDIENCE AWARD (2ÈME PLACE), BERLINALE 2019
ANTIGONE D’OR (EX-ÆQUO), FESTIVAL CINEMED, MONTPELLIER 2019


Basé sur des faits réels, Stitches se déroule dans le Belgrade contemporain, 18 ans après qu’une jeune couturière ait été froidement informée de la mort subite de son nouveau-né. Elle croit toujours que l’enfant lui a été volé. Considérée paranoïaque par les autres et dotée de la détermination d’une mère, elle livre une dernière bataille contre la police, la bureaucratie de l’hôpital et même sa propre famille, pour découvrir la vérité.

Miroslav Terzić est né à Belgrade en 1969. Il est diplômé en droit international et a fait un doctorat à la Faculté d’art dramatique de l’Université de Belgrade. Son premier long métrage, Redemption Street, a remporté le Cœur de Sarajevo pour le Meilleur acteur, Uliks Fehmiu, ainsi que le prix du meilleur premier film au Festival de Cottbus.

« Ce thriller psychologique écrit un nouveau chapitre de l’histoire sombre et récente de la Serbie.
Au-delà de l’odyssée personnelle d’une femme, le réalisateur dénonce en effet un système global
de trafics et de corruption
». Olivier Père


Thirst

UN FILM DE SVETLA TSOTSORKOVA – BULGARIE, 2015, 90 MIN

Des draps blancs flottent dans le vent, quelque part dans les terres vallonnées de Bulgarie. Ils proviennent d’un hôtel de la région. Un couple et leur fils de 16 ans gagnent leur vie en les lavant. Pourtant, l’eau se fait rare cet été-là, mettant à mal leur affaire. On fait alors appel à un homme et à sa fille adolescente pour résoudre le problème. Ils sont puisatiers. À la recherche de nouvelles sources d’eau, les deux familles apprennent à se connaître et découvrent bientôt qu’ils ressentent un plus grand besoin encore: l’amour, qui ne tardera pas à submerger tous les protagonistes.

Née en 1977 en Bulgarie, Svetla Tsotsorkova est réalisatrice, productrice et actrice. Diplômée de l’Académie Nationale des Arts du Théâtre et du Cinéma de Sofia, elle réalise en 2004 LIFE WITH SOFIA, un premier court métrage sélectionné à la Semaine de la Critique. THIRST, son premier long métrage, a fait sa première au Festival International de San Sebastian, et a été présenté en compétition au Festival International de Films de Femmes de Créteil en 2016. Le film a parcouru plus de 60 festivals à travers le monde et reçu de nombreux prix.

«Svetla Tsotsorkova nous présente pas à pas, dans son premier film mêlant images
époustouflantes et laconisme latent, la soif d’amour de ses personnages
». Olivier Père


Thirty

UN FILM DE SIMONA KOSTOVA – ALLEMAGNE, 2019, 120 MIN


Dans le quartier branché de Neukölln à Berlin, nous vivons 24 heures dans la vie d’un groupe d’une vingtaine d’années. Tandis que l’écrivain Övünç se débat avec un sentiment de vide, les anciens amants Pascal et Raha essaient de se défaire de leur relation. Kara, Henner et Anja sont également confrontés à des problèmes au sein de leur groupe d’amis. Le soir, ils célèbrent l’anniversaire d’Övünç, puis errent dans les rues, dans la nuit.

Simona Kostova est née en 1983 en Bulgarie. Elle a étudié le théâtre à Sofia, a joué plusieurs rôles dans des pièces de théâtre dans la capitale bulgare. Tout en travaillant comme actrice, elle s’intéresse de plus en plus au domaine de la réalisation. En 2009, elle étudie la réalisation à l’Académie allemande du cinéma et de la télévision de Berlin. Thirty est son premier long métrage.

« Un regard sans complaisance sur des personnages en perpétuel mouvement, à la fois prisonniers
de leurs peurs et d’une temporalité bouclée
». Olivier Père

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