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La 27ème édition du festival de film d’Arras, 10 jours de cinéma sans limite!

Du 6 au 15 novembre 2026, Arras accueille la 27ᵉ édition du Festival de cinéma. Un rendez-vous désormais incontournable qui, année après année, prouve qu’un festival peut être à la fois exigeant et populaire, local et résolument européen. Cette édition promet d’être particulièrement riche : des invités d’honneur de premier plan, une pluie d’avant-premières françaises en présence des équipes, un focus belge ambitieux, une compétition européenne dense et une rétrospective puissante sur les luttes sociales. De quoi donner envie de franchir les portes des salles… et de rester jusqu’au bout.

Jean-Pierre Jeunet est l’invité d’honneur de cette 27ᵉ édition. Artisan du détail, magicien des décors et des atmosphères, il revient au grand écran avec Changer l’eau des fleurs (2026), adaptation du best-seller de Valérie Perrin, présentée en avant-première le 13 novembre. Une leçon de cinéma lui sera consacrée le même jour à l’Université d’Artois, et plusieurs de ses films emblématiques (Amélie, Un long dimanche de fiançailles, Delicatessen…) seront projetés.

À ses côtés, Volker Schlöndorff, figure majeure du Nouveau cinéma allemand, présentera en avant-première Le Bois de Klara le 11 novembre. L’occasion de (re)découvrir Le Tambour, L’Honneur perdu de Katharina Blum ou La Mer à l’aube.

Yolande Moreau et Gilles Porte, quant à eux, reviennent avec Quand la mer monte…, restauré et projeté sur les terres mêmes où le film a été tourné. Une exposition inédite au Beffroi de l’Hôtel de Ville prolonge l’aventure, et Yolande Moreau propose une carte blanche : Affreux, sales et méchants, Fargo et L’Homme sans passé.

Le festival s’ouvre le vendredi 6 novembre à 20 h avec Claude, première mondiale de Clément Michel. André Dussollier y incarne un père fantasque et irresponsable, contraint de se réfugier chez ses enfants qu’il a longtemps ignorés. Une comédie généreuse sur les liens familiaux et le choc des générations, en présence du réalisateur, de Clémentine Célarié et de Kyan Khojandi.

La clôture, le dimanche 15 novembre à 19 h, sera signée Martin Provost avec Demain je tombe amoureux, présenté auparavant au festival francophone d’Angoulème, avec la sortie en salles en France prévue le 25 novembre. Fabrice Luchini y joue un professeur de lettres qui, le jour de sa retraite, se retrouve abandonné par sa femme et doit appliquer à lui-même ses propres préceptes sur l’amour. Une ode malicieuse aux nouveaux départs, en présence du réalisateur.

C’est l’un des grands atouts d’Arras : découvrir des films français encore inédits, souvent en présence des équipes. Parmi les titres attendus figurent 7h40 ce matin-là de Nicole Garcia (avec Marion Cotillard et Théodore Pellerin), Banquise d’Emmanuel Courcol (Sandrine Kiberlain, Benoît Magimel), La Troisième nuit de Daniel Auteuil, Un bon petit soldat de Stéphane Brizé (Vincent Lindon), Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré, Malika de Mounia Meddour, Jupiter d’Alexandre Smia (Denis Ménochet), En haut de la pile de Louis-Julien Petit, Gilles United de Grégoire Ludig, Camembert, Beaux seigneurs ou encore Voilà, c’est fini de Gustave Kervern. Autant de propositions qui mêlent comédies, drames intimes, thrillers sociaux et fresques familiales, toutes portées par des actrices et acteurs français les plus réputés.

La section Perspectives du cinéma français met également en lumière de nouveaux talents avec cinq films : Blaise de Dimitri Planchon et Jean-Paul Guigue, Chercheurs d’Aurélien Peilloux (avec Galatéa Bellugi et Stefan Crépon), Le Lièvre de Gonzague Legout, Les Princes d’Antoine Giorgini et L’Une des leurs de Marie Rosselet-Ruiz (avec Céleste Brunnquell).

La Belgique est cette année le pays invité des ArrasDays. Un focus lui est consacré, avec notamment Les Braves de Lukas Dhont (issue de la compétition Cannoise), Le Faux Soir de Michaël R. Roskam, Radioman (première européenne) ou encore Un détour par Diane, le troisième long-métrage d’Anne Sirot et Raphaël Balboni, brillé lors de la dernière édition de La Mostra de Venise en remportant le grand prix Orizzonti.

  • Black Money for White Nights – Kristina Grozeva & Petar Valchanov (Bulgarie)
  • Brace Your Heart – Amanda Kernell (Suède)
  • Feels Like Home – Gábor Holtai (Hongrie)
  • The Guest (L’Invitée) – Mads Mengel (Danemark)
  • How to Divorce During the War – Andrius Blaževičius (Lituanie)
  • Mila/Marija – Andrina Mracnikar (Autriche / Slovénie)
  • Only Beautiful Things to Look At – Ivan Ostrochovský (Slovaquie)
  • Our Revolution – Piotr Domalewski (Pologne)
  • Stand Up – Mari Sanders (Pays-Bas)

Ces films explorent l’Histoire, les familles, les dictatures et les emancipations avec une grande diversité de tons.

Cette compétition sera jugée par le jury Atlas, présidé par David Oelhoffen auteur/réalisateur, et composé de Laurence Arné, Eric Caravaca, Grégoire Colin, et Nastya Golubeva.

S’y ajoutent les sections « Visions de l’Est », « Découvertes européennes » (avec un focus espagnol) et « Cinémas du monde », qui ouvrent encore plus largement le spectre.

De la mine aux filatures, des docks aux aciéries, cette rétrospective explore un siècle de luttes sociales, de colères collectives et d’émancipation ouvrière. Neuf films venus d’Europe et des États-Unis font revivre l’histoire sociale à travers un cinéma à la fois spectaculaire, humain et profondément actuel :

  • Germinal – Yves Allégret (1963) – première mondiale de la version restaurée
  • Les Camarades – Mario Monicelli (1963)
  • Ådalen 31 – Bo Widerberg (1969)
  • Traître sur commande – Martin Ritt (1970)
  • La Terre de la grande promesse – Andrzej Wajda (1975)
  • Matewan – John Sayles (1987) – inédit en France
  • Daens – Stijn Coninx (1992)
  • Le Jeune Karl Marx – Raoul Peck (2017)
  • Les Misérables (La Masure Corbeau / L’Épopée de la rue Saint-Denis) – Marcel Bluwal (1972)

Une rétrospective « Crime à l’italienne »

Des années 1950 à la fin des années 1970, le cinéma italien a réinventé le polar. Huit films rares ou cultes (Pietro Germi, Mario Bava, Dario Argento, Elio Petri, Lucio Fulci…) permettent de (re)plonger dans un univers virtuose, entre satire, suspense baroque et cauchemar éveillé.

Un festival qui rayonne au-delà des salles

Arras ne se contente pas de dix jours de projections. Le Festival Off, les actions toute l’année sur le territoire (y compris en zone rurale) et les ArrasDays, plateforme de coproduction, prolongent l’élan.

Après les records de fréquentation de 2025, l’équipe du festival (Eric Miot et Nadia Paschetto en tête) espère retrouver un public aussi nombreux, curieux et enthousiaste. Familles, scolaires, étudiants, cinéphiles ou simples curieux : tous ont leur place.

Dix jours pour se laisser surprendre, émouvoir, questionner. Dix jours pour (re)tomber amoureux du cinéma.

Informations pratiques:
arrasfilmfestival.com

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