Press "Enter" to skip to content

#Cannes2019 – Un Certain Regard – Notre journal critique

Nous vous proposons un journal critique des films en sélection Un Certain Regard, avec toujours le même barême de notation:

Sélection Un Certain Regard

VIDA INVISIVEL de Karim AÏNOUZ – 2h25

Rio de Janeiro dans les années 1940, la vie de Guida et Euridice Gusmão, élevées pour devenir invisibles aux yeux de la société brésilienne de cette époque, comme toutes les autres femmes de cette génération.

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


EVGE de Nariman ALIEV – Premier film – 1h32

Un père et un fils de la famille tatare en Crimée transportent le corps du fils aîné et du frère décédé de Kyiv pour l’enterrer, en Crimée.

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


DYLDA de Kantemir BALAGOV – 2h

Ce long métrage met en scène deux jeunes femmes, tout juste revenues du front à Leningrad, à la fin de l’année 1945. Est alors dépeinte la tentative commune de trouver la paix, alors que tout autour et en chacun n’est que ruines.

NOTRE AVIS: ****

#Unegrandefille est un film russe dans son essence. Si le jeune réalisateur Kantemir Balagov se revendique de Sokourov on songe plus volontiers à S. Loznitsa, pour le propos, l’âme slave. En tout cas, la mise en scène est somptueuse, et le propos loin d’être vide. Il manque certes un petit quelque chose -probablement une épaisseur supplémentaire, mais le film est déjà à classer parmi nos coups de cœur ! Les 2h14 du film ne se ressentent aucunement car à aucun moment le spectateur ne peut deviner les évolutions du récit à venir. De nombreux plans sont saisissants et particulièrement cinématographiques, les regards, les sourires, dépeignent bien plus encore que les dialogues les conflits, les amours, les déconvenues, l’ironie, la gravité, la détresse. Au centre de ce récit, deux femmes, une grande fille, essentielle au récit, héroïne cependant moins centrale que sa comparse sur qui le récit psychologique réside. Ce dernier donne lieu à une apparente absurdité, une toute aussi apparente légèreté dans la façon de vivre de la jeune femme, à des excès, à une ironie omniprésente: ces artifices ne sont que des caches misères, des défenses (ou des traumatismes; l’éternelle question de la cause et de la conséquence… ) en réponse à l’atrocité de la guerre. La mise en scène, elle même, s’évertue à égayer le tableau social qui se masque, ce hors champs omniprésent … Surtout, elle est un véritable régal pour les yeux du spectateur comme peut l’être celle d’un Jim Jarmusch ou d’un Aki Kaurismaki en forme.


LES HIRONDELLES DE KABOUL de Zabou BREITMAN/ Eléa GOBÉ MÉVELLEC – Film d’animation – 1h20

Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchad

Diplômée des Gobelins, Éléa Gobbé-Mévellec adapte avec Zabou Breitman le roman de Yasmina Khadra. Le film utilise l’animation pour raconter la violence d’un pays brisé et joue sur une approche presque documentaire. Une oeuvre très attendue.


https://vimeo.com/141172738

NOTRE AVIS: PAS VU

MICROCRITIQUE A VENIR


LA FEMME DE MON FRÈRE de Monia CHOKRI – Premier film – 1h57

Montréal. Sophia, jeune et brillante diplômée sans emploi, vit chez son frère Karim. Leur relation fusionnelle est mise à l’épreuve lorsque Karim, dragueur invétéré, tombe éperdument amoureux d’Eloïse, la gynécologue de Sophia…

NOTRE AVIS: PAS VU


THE CLIMB de Michael COVINO – Premier film – 1h34

Kyle se bat lors d’une randonnée à vélo beaucoup plus difficile que prévu…

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


Jeanne de Bruno Dumont avec Lise Leplat Prudhomme

La suite des aventures de Jeanne d’Arc telles que débutées dans Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc. Au début de l’année 1429, en pleine Guerre de Cent Ans, la vie de la pucelle d’Orléans, de la libération de sa ville à la bataille de Paris en passant par son procès pour hérésie.

NOTRE AVIS: **


CHAMBRE 212 de Christophe HONORÉ – 1h26 – avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin, Benjamin Biolay, Carole Bouquet

Richard et Catherine ont eu vingt ans, se sont aimés, se sont mariés. Des années plus tard, Catherine se choisit un amant. Richard découvre l’affaire, il s’en désespère. Catherine prend la fuite. Elle ne va pas loin, elle traverse la rue et s’enferme dans une chambre à l’hôtel d’en face, la chambre 212. De là, elle a désormais une vue plongeante sur son appartement, son mari, son mariage. Catherine se demande ce qu’elle a raté. Bien des personnages de sa vie ont une idée sur la question, et ils comptent le lui faire savoir…

NOTRE AVIS: **

Un petit Christophe Honoré, qui, certes emprunte une forme qu’on ne lui connaissait pas à l’écran, un huis clos très théâtral, et surtout aux accents de Bertrand Blier période Merci La Vie, mais sans la Maestria de ce dernier. La somme des bonnes petites idées ne forme pas nécessairement un grand film, tout au plus, un moment parfois agréable, parfois bancale.


O QUE ARDE (VIENDRA LE FEU) d’ Oliver LAXE – 1h30

Lorsque Amador Coro sort de prison pour avoir provoqué un incendie, personne ne l’attend. Il retourne dans son village reculé dans les montagnes, dans les profondeurs de la Galice rurale où il vit avec sa mère âgée, Benedicta, et trois vaches. Leurs vies s’écoulent lentement, au rythme apaisé de la nature. Jusqu’au jour où un feu vient à dévaster la région.

NOTRE AVIS:

Un récit oh combien austère, qui magnifie le pouvoir attractif du feu, mais aussi l’austérité. Un Roi sans divertissement ou presque, particulièrement lent … et ennuyant.


PORT AUTHORITY de Danielle LESSOVITZ – Premier film – 1h34

Devant Port Authority, la gare routière de New York, une jolie fille nommée Wye vogue avec ses amis. Paul, un jeune homme qui vient d’arriver dans la grande ville, l’observe, fasciné. Wye fait partie de la scène du « ballroom », communauté queer adepte du voguing. Alors que leur amour grandit, Paul découvre que Wye est trans. Il est alors forcé d’affronter sa propre identité et de choisir sa véritable famille.

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


PAPICHA de Mounia MEDDOUR – 1h46 avec Lyna Khoudri et Nadia Kaci

En Algérie, dans les années 1990. Nedjma, une étudiante de 18 ans passionnée par le design de mode, refuse de laisser les événements tragiques de la guerre civile algérienne l’empêcher de mener une vie normale et de sortir la nuit avec son amie Wassila. Alors que le climat social devient plus conservateur, elle rejette les nouvelles interdictions imposées par les radicaux et décide de se battre pour sa liberté et son indépendance en organisant un défilé de mode.

NOTRE AVIS: ***

Papicha est de ces films qui racontent un pays, teinté d’espoir. Il n’est pas sans nous rappeler Khook par exemple, il cherche à montrer que la vie peut exister, que la liberté peut exister, dans un pays qui tend à se radicaliser, à se transformer, à réprimer les attitudes jugées outrancières. Le film file également un très intéressant portrait féminin, porté par la décidément très intéressante – et presque déjà incontournable – Lyna Khoudri.


ZHUO REN MI MI de Midi Z – 1h42

Un film inspiré de l’affaire Weinstein et du déferlement Me Too.

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


LIBERTÉ d’ Albert SERRA – 2h

Malgré de profondes tensions avec ses comédiens, Rainer Werner Fassbinder tente de monter une pièce de théâtre à propos de la débauche du XVIIIème siècle.

Le film sent le souffre à en croire l’annonce casting qui suit:

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


BULL d’ Annie SILVERSTEIN – Premier film – 1h45

Dans une subdivision presque abandonnée à l’ouest de Houston, une adolescente égarée se précipite chez son voisin tout aussi volontaire et impitoyable, un torero vieillissant qui a connu ses meilleurs jours dans l’arène; c’est une collision qui les changera tous les deux.

NOTRE AVIS: **

Bull nous parle de « white trash ». Des gens qui ne sont pas nécessairement « trash », mais qui souffrent de pauvreté, des catastrophes sanitaires, de conditions de vies particulièrement difficiels. Le récit s’intéresse précisément à une jeune adolescente dont la mère et en prison et son voisin afro américain qui tient aux médocs pour assurer un travail lors de rodéos corridas.

Le film débute comme un bon film du festival de Deauville ou de Sundance, il se présente d’emblée comme un bon petit film indé américain, en reprenant une trame scénaristique réputée efficace (mais trop classique). L’exposition est belle, le développement intéressant.

Hélas, par la suite, il s’essoufle, paraît plus long qu’il n’est, s’effritant peu à peu dans l’irréalisation, par manque de surprise.


ADAM de Maryam TOUZANI – 1h40

Abla, veuve et mère d’une fillette de 10 ans, a du mal à survivre et à donner à son enfant le meilleur avenir possible. Après la mort de son mari, elle crée une entreprise à domicile. Dans sa cuisine, qui s’ouvre dans la rue à travers un volet en métal., chaque jour, elle fabrique et vend du pain fait maison et tous les types de pâtisseries marocaines traditionnelles. Coupée de la vie, menant une existence dépourvue de bonheur et réfugiée dans son travail, Abla est devenue vieille avant son temps. Incapable de manifester de l’amour pour son enfant, elle a remplacé la tendresse par le pragmatisme. Quand Samia, une jeune femme très enceinte, frappe à sa porte, cherchant un abri et accablée par le fardeau de donner le fardeau de donner naissance à un enfant sans père, Alba ignore que cette rencontre fortuite la changera à jamais.

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


LIU YU TIAN (SUMMER OF CHANGSHA) de ZU Feng – Premier film – 2h

Pas d’info pour le moment …

NOTRE AVIS: A VENIR

MICROCRITIQUE A VENIR


Séances de minuit :

THE GANGSTER, THE COP, THE DEVIL de LEE Won-Tae – 1h47


Séances Spéciales :

FOR SAMA de Waad Al KATEAB & Edward WATTS – 1h35


SHARE de Pippa BIANCO – Premier film – 1h29


ÊTRE VIVANT ET LE SAVOIR d’ Alain CAVALIER – 1h20


TOMMASO d’ Abel FERRARA – 1h55


FAMILY ROMANCE, LLC. de Werner HERZOG – 1h29

QUE SEA LEY de Juan SOLANAS – 1h22