Le sacre d’Isabelle

Contrairement à Isabelle Adjani, nommée à l’Oscar de la meilleure actrice dès ses 20 ans, en 1976 (pour L’histoire d’Adèle H. de François Truffaut) puis en 1990 pour Camille Claudel de Bruno Nuytten, à Simone Signoret qui rafla la récompense à 39 ans pour Les Chemins de la haute ville en 1960, ou Marion Cotillard, qui reçut la récompense suprême en 2008, à 33 ans, pour La Môme, Isabelle Huppert n’est pas une habituée des nominations et récompenses américaines.

C’est pourquoi elle fut soulevée, ainsi que l’équipe du film, d’une grande émotion, qu’il est peu commun de voir chez elle, y compris dans son jeu qui est plutôt placide, froid, tout sauf viscéral.

Il était émouvant de la voir déstabilisée, bouleversée, car même dans des circonstances très importantes (Cannes etc) il est inédit de la voir ainsi touchée.

C’est ce que nous retiendrons de cette cérémonie des Golden Globes, au delà du discours de Meryl Streep dénonçant Donald Trump -dont on sait déjà la bêtise, dangerosité.

Pour revenir à Huppert et à elle, la récompense est d’autant plus méritée que le film est notoirement bon et différent, et mérite tous les hommages et récompenses possibles. A bout de souffle elle a déclaré, après avoir mis du temps à réussir à parler :  «Merci de m’avoir fait gagner dans un film français dirigé par un réalisateur néerlandais, ici aux Etats-Unis.»

Pour assister au sacre, voir la vidéo ci-dessous : https://www.youtube.com/watch?v=Jn1fbEbrvVo

 

 

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