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Fleur bleue de Geneviève Dulude-De Celles

Mis à jour le 19 février, 2026

Un film de Geneviève Dulude-De Celles

Avec: Galin Stoev, Ekatarina Stanina, Sofia Stanina, Chiara Caselli, Christian Bégin, Michelle Tzontchev, Mart Lachev, Nikolay Mutafchiev, Svetla Yancheva, Maria-Radena Bozhkova

La vidéo virale d’une artiste bulgare de 8 ans, prodige de la peinture, circule sur Internet. Ce phénomène attire l’attention d’un collectionneur. Mihail sera dépêché sur place pour évaluer la valeur de la production de la jeune fille. Il devra retourner pour la première fois dans son pays d’origine, près de 30 ans après l’avoir quitté, et affronter les fantômes de son passé.

Notre avis : ★★

Un acteur intéressant, sincère, une thématique qui peut rappeler celle d’Atom Egoyan avec Ararat ou Le voyage de Felicia, ou encore celle d’Allan Parker avec Les cendres d’Angela, autour des racines, de ce sentiment profond qui fait qu’une personne peut, inconsciemment, souffrir d’un déracinement, même de nombreuses années plus tard, après avoir mis de côté toute une part de sa vie, suite à un exil, fût-il entièrement assumé, voici en quelques mots ce que nous retenons de Nina Roza (Fleur Bleue). Son protagoniste principal, Mihail (francisé Michel) se refuse sans le savoir à se confronter à son passé, un évènement professionnel inattendu et une légère dispute avec sa fille qu’il protège réveille en lui un sentiment enfoui, un besoin de revenir sur des terres qu’il avait fuies, dont il connait encore la langue, mais sur lequel il jette un regard amer, celle d’un horizon alors bouché. A l’enracinement local inquiétant et sans avenir, s’est substitué, à l’épreuve du temps, un déracinement, un détachement, mais aussi un repli sur soi, un trop plein de certitudes. Le temps de la réconciliation s’invite alors. Geneviève Dulude-De Celles, malgré son jeune âge, s’attaque à un sujet rendu d’autant plus compliqué qu’elle parle d’un pays qui doit lui être pour partie étranger, en tout cas, rien n’indique qu’elle ait elle-même des attaches Bulgares. Elle s’appuie ceci-dit sur une scénariste Bulgare. Si les premières images relativement folkloriques ou touristiques tombent dans l’écueil du regard par trop extérieur, la qualité de l’interprétation de son acteur principal, Galin Staev, l’incarnation qu’il apporte, la sincérité qui ressort de ses silences, dans son regard, mais aussi lorsque les notes de musique bulgare lui reviennent en mémoire vaut film tout entier, tout en sensorialité. La mini réflexion que porte le film sur l’art, quoi que pas inintéressante (pouvant rappeler un peu – sans son aspect revendicatif – celle portée par Dahomey) accompagne et donne un cadre au récit, pour que le sentiment ausculté puisse lui même nous être rendu plus crédible.

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