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Sage-homme : une visée trop commerciale

Le pitch :Après avoir raté le concours d’entrée en médecine, Léopold intègre par défaut l’école des sage-femmes en cachant la vérité à son entourage. Alors qu’il s’engage sans conviction dans ce milieu exclusivement féminin, sa rencontre avec Nathalie, sage-femme d’expérience au caractère passionné, va changer son regard sur cet univers fascinant et bouleverser ses certitudes.

Dès le pitch ou à la vue de la bande annonce nous devinons l’histoire qui sera filée, laquelle est d’ailleurs outrageusement spoilée dans le résumé. Quand bien même les distributeurs auraient laissé planer le doute, nous aurions deviné que, rétif au début, le jeune homme se prendrait de passion pour ce métier, et qu’il en serait bouleversé.(Nous ne divulgâchons donc rien)

Une qualité que nous pourrions accorder au film serait son aspect pédagogique : il nous permet d’ apprendre beaucoup du métier de sage-femme et notamment ses conditions de travail. Cependant le reste déçoit.

Ce qui est sensé nous faire rire ne nous fait même pas sourire. Il en est de même pour les scènes pensées pour véhiculer une émotion : elles nous laissent de marbre.

Certaines scènes qui se veulent très drôles se transforment brutalement, en l’espace d’une seconde, en scènes extrêmement dramatiques. Cependant nous n’arrivons pas à être touchés. L‘effet de montagne russe désiré par le réalisateur ne nous atteint pas.

Les producteurs et le réalisateur, en intégrant au casting Karin Viard et le sympathique Melvin Boomer, en construisant un scénario qui se veut attractif pour attirer les spectateurs, versent résolument dans le commercial, dans le produit, et non dans l’œuvre-d ‘art.

Le rythme n’étant pas bon, l’ennui s’installe … La recette ne fonctionne pas.

Une chose n’en finit pas de nous étonner: le numérique a été utilisé pour les nourrissons, et cela se voît franchement. Particulièrement déroutant, on peut parler d’une première nous concernant …. contribuant plus encore à nous détacher du film -l’exact contraire de l’immersion recherchée. Pour comparer à un autre film populaire et grand public : là où À la belle étoile excellait et atteignait son but, Sage-homme échoue. Question de sincérité, de supplément d’âme et d’esthétique.

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