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« Ma toute petite école » : une année à hauteur d’enfant dans la plus petite école de France. Le 4 novembre au cinéma.

Après Sur le chemin de l’école (2013), Pascal Plisson signe Ma toute petite école, son premier documentaire (d’une durée 1h30) tourné en France depuis quinze ans. À La Gurraz, minuscule village de Haute Tarentaise perché à 1 600 mètres, les habitants se battent pour sauver la plus petite école de France (huit élèves).

Il a d’abord passé six mois sur place, sans caméra, pour apprivoiser des habitants réputés réservés. Puis, à deux avec le chef opérateur Simon Watel, il a tourné 80 jours (65 heures de rushes) sans scénario, à hauteur d’enfant, jusqu’à devenir invisible.

Sylvie Mercier, venue d’un collège en zone prioritaire près d’Orléans, y a retrouvé le goût d’enseigner. Préservés du numérique, les enfants vivent dehors, au rythme des saisons, jusqu’au départ d’un élève et l’arrivée d’un autre. Une scène résume le film : les tables de multiplication du petit Charly, qui ne rêve que de retourner jouer dehors, à la fois drôle, haletante et émouvante. La musique épurée, presque enfantine, de Laurent Ferlet accompagne le tout comme une promenade. Le violoniste Gautier Capuçon joue la musique du générique.Si Être et avoir de Nicolas Philibert (en 2002) reste une référence, le film défend la classe unique, « pas une sous-école » : les petits apprennent des grands, et inversement. Quand l’école ferme, c’est tout un village qui s’éteint.

Prix du public, Mon Premier Festival 2026.

Notre avis : ★★★

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