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Quelques jours à Nagi de Koji Fukada

Un film de Koji Fukada

Avec: 松たか子, 松山ケンイチ, 石橋静河, 川口和空, 藤原聖, 藤間爽子, 水間ロン, 申瑞季

Yuri, architecte divorcée, rend visite à son ancienne belle-sœur Yoriko, sculptrice installée dans le village de Nagi. Ce séjour, d’abord envisagé comme une simple parenthèse, prend une tournure inattendue lorsque Yuri accepte de poser pour elle. Au fil des séances, les silences se peuplent de souvenirs, et un lien profond, longtemps enfoui, ressurgit entre les deux femmes. Loin de l’agitation de Tokyo, Yuri se laisse gagner par la douceur du quotidien rural et la vie des habitants. Les jours passent comme si quelque chose, ici, l’invitait à rester.

Notre avis : ★★★

Subtile, délicat et philosophique, Quelques jours à Nagui de Koji Fukada, ouvre la compétition officielle, sur de très bonnes bases. Le film, qui dresse un portrait dans le portrait, un tableau complexe et simple tout à la fois, mérite amplement sa place en sélection. Rohmerien et de Rivettien tout à la fois, en cela, très expressif et conceptuel, Fukada se paye même le luxe des non-dits éloquents, et convie, dans un instant suspendu, un fantôme souvenir d’une relation amoureuse avortée.

Outre ses réflexions sur l’art et la difficulté de déterminer sa voix amoureuse, voire son orientation sexuelle, Quelques jours à Nagui nous parle également d’écologie et du Japon, offrant une perspective riche et multiforme. La précision de l’écriture de Fukada se manifeste comme jamais: nous mettons déjà une pièce pour le prix du scénario, à moins que le jury ne le réserve comme prix de consolation, comme cela arrive parfois.

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