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Il fuoco che ti porti dentro d’Edoardo De Angelis

Un film d’Edoardo De Angelis

Avec: Vanessa Scalera, Lino Musella, Elena Radonicich, Ivana Lotito, Tommaso Ragno, Nicole Malaj, Samuele Mazza, Toni Laudadio

Antonio, qui a fui Naples il y a de nombreuses années, s’est construit une famille et une carrière florissante à Milan, loin de sa mère Angela, une femme exagérée pour le meilleur et pour le pire, irrésistible, à l’ancienne et hostile comme peu d’autres, qui l’a rejoint pour Noël et semble déterminée à rester.
Le dîner du réveillon se transforme ainsi en un champ de bataille à la fois émotionnel, comique et féroce, qui fait resurgir un passé fait d’abus et d’incompréhensions.
Avec un chapon têtu qui refuse de finir dans la marmite, une fille dont on ne sait pas si elle viendra un jour et un invité de marque inattendu, la soirée se transforme en une confrontation entre mère et fils destinée à changer à jamais le sens de leur lien : un amour qui brûle à l’intérieur comme un feu et qui ne s’éteint jamais, même en s’en allant.

Notre avis : ★(★)

Une « bûche » à l’italienne (surtout pas une panettone vous dira la mama napolitaine), un peu drôle, plutôt dynamique, mais bien trop appuyée, sans finesse ni horizons. Le huis clos finit par lasser. Certains y voient du Cassavettes, on pourrait y voir un volet d’une comédie « à l’italienne », mais nous sommes plutôt dans une entreprise théâtrale conceptuelle, enfermée dans son concept initial, qui n’arrive pas réellement à en démêler les fils. La situation explosive ne prend pas, ses virages bien moins encore. L’artificiel prend le pas; ce qui aurait pu être un joli portrait d’une certaine Italie, ou une métaphore des divisions du pays, tourne à la caricature de bas-étage, et uniquement à la caricature, sans la finesse et la drôlerie des meilleurs Scola ou Germi, la faute à des situations qui s’articulent entre elles par des revirements très peu plausibles sur le plan psychologique, la blague ou la grosse ficelle scénaristique venant très souvent au secours de l’impasse vers laquelle une scène avait tout naturellement mené.

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