Auteur Sujet: PRONOSTICS  (Lu 40934 fois)

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PRONOSTICS
« le: avril 21, 2014, 11:42:09 am »
Cette page est prévue pour recueillir des pronostics ...
Sans avoir vu les films, ceux-ci ont peu de valeurs, mais parmi les 18 films sélectionnés, on met déjà une pièce sur le Saint Laurent de Bonello, et sur Mommy de Xavier Dolan,

NB: on aimerait voir un film de Godard (et non un essai).



Hors ligne Gilles Eusebe

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #1 le: mai 17, 2014, 07:51:46 pm »
Bon bah Bonello mériterait un petit quelque chose, mais son Saint Laurent manque justement d'un petit quelque chose ... Il est beau par instant, mais l'oeuvre est bien moins poétique que l'Apollonide par exemple, et il semble que la nécessité de narrer Saint Laurent, ce qui est bien fait par ailleurs, est un peu un piège ... Certes Bonello fait preuve parfois de la maestria qu'on lui connaît, et on sent que chez lui le cinéma est avant toute chose affaire de peinture, d'esthétisme; il aimerait que le cinéma soit un art majeur comme la peinture ou l'opéra.
Il apprécie une critique qui est adressée à son Saint Laurent, qui annonce le film comme un documentaire qui vire à l'Opéra.
Cependant le quelque chose qui manque semble justement être ceci que le film n'est pas suffisamment précis ni narré avec exhaustivité et chronologie pour être un documentaire, et n'est pas suffisamment grandiose, baroque ou mouvementé pour composer un opéra. Le mélange des genres n'opère pas tant que ça.

Cela reste un bon film, un beau film, bien meilleur que le Yves Saint Laurent de Jalil Lespert par exemple ...

« Modifié: mai 19, 2014, 03:16:10 pm par Gilles Eusebe »

Hors ligne Gilles Eusebe

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #2 le: mai 17, 2014, 07:57:30 pm »
Les nouveaux Sauvages ravit bon nombre d'accrédités presse, qui se réjouissent d'un film "non prise de texte, décomplexé, frais". Il est vrai que le film à sketch trouve rarement place en sélection, que les comédies sont en général mineures (on pense à la part des Anges par exemple, ou aux derniers Almodovar).

Maintenant, il faut reconnaitre que si le film est réussi, drôle (ce qu'on lui demande), il emprunte - avec certes du talent - le concept à Dino Risi et à ses Monstres ou Nouveaux Monstres.

Sympa, très sympa même, mais pour une Palme d'Or je dirais non pour ma part... Je préfère que celle-ci soit attribué à un film novateur ou a minima qui bouscule les lignes, et à l'esthétique au dessus du lot.

Hors ligne Gilles Eusebe

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #3 le: mai 17, 2014, 09:02:22 pm »
Sans avoir vu les films, je pense que Xavier Dolan et Godard, s'ils ont été retenus en sélection ont des propositions intéressantes...

La lecture du synopsis d'Adieu au langage semble être une provocation rien qu'à le lire. Il semble que Godard s'amuse de livrer un scénario le plus bateau possible qui respecte la trame de scénario la plus usuelle; histoire de nous surprendre ???

A suivre ...

Hors ligne Gilles Eusebe

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #4 le: mai 19, 2014, 03:15:22 pm »
Maps to the stars de Cronenberg ne mérite à mon sens pas grand chose .

La Meraviglie est une proposition en soit intéressante, comme pouvait l'être The artist, dans un registre très différent. Le film en effet est très fortement inspiré d'un cinéma qui ne se fait plus, qui a disparu. La proposition a le mérite d'essayer de réinventer le style, et le film est plutôt métaphorique avec une forme très réaliste. Ce n'est pas inintéressant, il en reste quelque chose, le voyage est assez intérieur. Maintenant, le film a de quoi ennuyer ou dérouter il est vrai. Il mériterait un petit quelque chose.



« Modifié: mai 19, 2014, 03:17:02 pm par Gilles Eusebe »

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #5 le: mai 20, 2014, 03:13:14 pm »
Deux jours une nuit est un Dardenne, il s'intéresse à une cause sociale, une énième.
Mais les frères aiment le défi, ils cherchent, avec difficulté à se diversifier dans une continuité.

Après le raté mais lumineux le gamin au vélo, ils reviennent en compétition avec un film qui présente des nouveautés notoires dans leur filmographie, qui tendent à répondre à des critiques:
- la présence d'une star glamour - on leur avait prédit qu'ils n'étaient pas fait pour tourner avec des actrices - quand ils ont découvert Emilie Dequenne ceci dit
- l'utilisation de musique - quand la plupart de leur film privilégie le son brut
- l'image chatoyante et les plans fixes - quand une de leur marque de fabrique était le style caméra à l'épaule et l'image sombre.
- la présence de nuance, l'absence de point de vue - quand en général ils prennent plaisir à assombrir la situation, à user de radicalité pour mieux émouvoir, emprisonner le spectateur et ainsi faire passer un message
- le regard psychologique à différents niveaux de structure, l'individu, le couple, le groupe, quand en général ils se contentent de l'individu.

Au final, ce qu'ils gagnent d'un côté, ils le perdent de l'autre. 2 jours et une nuit est un film qui marque peu, il est intéressant mais qui peut y voir un chef d'oeuvre ? La presse internationale semble apprécier le film, la presse française moins, en tout cas si on croit les premiers échos, qui peuvent être trompeurs.

Peu de chance de les retrouver au palmarès normalement ... (je disais déjà cela du gamin au vélo ceci dit ...)

Naomi Kawase avec Still the water de son côté poursuit son oeuvre faite de naturalisme, de réflexion autour de la vie.
Un peu comme les Dardenne, elle cherche à se mettre en danger et à proposer une variante de son cinéma usuel, dont il émane une poésie naturelle. La nouveauté est l'existence d'une véritable trame, d'une intrigue, rapidement mise de côté. En première impression, nous voyons une oeuvre qui perd en poésie et qui semble manquer son but de rajouter une matière scénaristique. Mais avec un peu de recul, le mystère entretenu, les paraboles utilisées, les symboles, les non dits, voire les ellipses, une étrange impression d'avoir vu une oeuvre somme toute singulière se fait plus prégnante. Ce ne peut être un chef d'oeuvre, assurément, cette impression serait plus unanime, plus évidente. Mais le film n'est pas sans intérêt, et il pourrait trouver une place dans le palmarès [ quand vous lirez probablement ailleurs que le film n'aurait pas du même trouvé place dans la sélection ]


Hors ligne Gilles Eusebe

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #6 le: mai 21, 2014, 05:44:02 pm »
Godard fait preuve du talent de provocateur qu'on lui connait, et par provocation, il mériterait la palme d'or. Il propose plus en un film que l'ensemble des autres films en sélection. C'est abscons, hideux et sublime par instants. Il mélange tout ce qui lui passe par la tête en images. Le bon, et le pire. Le pire souvent, mais contrairement à Socialisme par exemple, il y a aussi le meilleur, la créativité. On dirait une oeuvre d'un jeune révolutionnaire qui veut tout réinventer. Le défi est de taille. Et il y parvient par instant, il nous montre, le premier, que le cinéma 3D peut être une révolution, comme l'a été la couleur. Il montre que de nouveaux plans sont possibles, qu'un nouveau langage peut naitre et que l'on peut dire adieu aux anciens codes. Il propose des perspectives géniales.

On retrouve ses thèmes de prédilection, il parle d'histoire, de philosophie, de littérature, de peinture, de musique, de mort, de sexe, de guerre, de son chien, cite de grands noms comme des inconnus, il mélange le tout sans se poser la question si cela peut se comprendre, d'ailleurs, à quoi bon ?

Adieu Au Langage  ne peut que buzzer, barré, hyper créatif, très inégal, alternant le plus laid et le sublime, l'hyper complexité et la grande simplicité. C'est un film pour musée bien plus que pour les spectateurs. On déteste et on adore tout à la fois.

Il nous manquait un ou une interprète au dessus du lot dans cette sélection qui jusqu'à présent, par ailleurs, offrait certes une grande variété d'expressions, mais manquait de brio et d'inventivité.
Nous tenons notre prix d'interprétation (sexe à vérifier): Roxy Mieville, qui sous la caméra de son maître Godard, excelle dans l'expressivité.

Hors ligne Gilles Eusebe

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #7 le: mai 22, 2014, 12:45:50 am »
Mommy de Xavier Dolan est le meilleur film (Adieu au langage de Godard est hors catégorie, le mot film ne lui convient pas complètement, mieux vaut le terme Valse comme il le dit dans sa lettre filmée à Thierry Frémaux et Gilles Jacob) vu en compétition pour le moment. Un trio d'acteur excellent, une virtuosité que l'on connaissait déjà à Dolan pour filmer façon clip, un montage brillant, une scène finale très belle, des dialogues bien travaillés, une construction du film, point commun avec 2 jours et une nuit des frères  Dardenne, empruntée à un scénario de match de football à émotions: But - égalisation - But - Egalisation - (avec occasions)... Pénaltis à la fin. Dolan enchaîne toujours après une scène souriante avec une scène de dure retour à la réalité.
Surtout Xavier Dolan gomme ses défauts de jeunesse, là où il parlait de lui, là où il se faisait plaisir à grand renfort de références, Dolan ajoute désormais un fond, travaillé, épais, une trame émotionnelle. Son cinéma clinquant sert alors le propos et non l'inverse.
Mommy est certes un peu long pour être parfait, mais il est assurément très bon.

 
« Modifié: mai 22, 2014, 11:53:19 am par Gilles Eusebe »

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Re : PRONOSTICS
« Réponse #8 le: mai 24, 2014, 10:39:05 am »
Une petite revue de presse ...

Europe 1
Palme d'or: Timbuktu ou Mr Turner
Grand prix du Jury: Winter Sleep ou Mommy
Prix du Jury:2 jours et une nuit
Prix de la mise en scène:Maps to the stars
Interprètation masculine: Thimothy Spall
Interprète Féminine: Hilary Swank ou Julianne Moore

Le nouvel obs:
Qui rit vendredi, samedi pleurera ?

Par Pascal Mérigeau

À Cannes comme ailleurs les meilleurs ne l’emportent pas toujours. Et pas davantage les favoris. Aussi bien, rien ne permet d’affirmer que la Palme d’or ira demain au film de Xavier Dolan, comme depuis jeudi la rumeur en court sur la Croisette. "Mommy", en effet, a plu, et même beaucoup plu, il a toutes les qualités pour cela, énergie, jeunesse, une pincée de sentimentalisme, un soupçon de démagogie, beaucoup de chansons, une rapidité qui ne fait pas oublier une durée excessive mais permet de passer sur pas mal de facilités scénaristiques, un côté superficiel qui offre à tout un chacun d’apercevoir une profondeur qui n’y est pas, et même une jolie idée pour que les spectateurs battent des mains, quand le personnage en repoussant les bords du cadre modifie le format de l’image projetée.

Il y a aussi, il y a surtout, deux actrices renversantes, Anne Dorval et Suzanne Clément, dont on ne serait pas fâché qu’elles se retrouvent au palmarès, ensemble si possible. "Mommy" appartient sinon à cette catégorie de films séduisants et plaisants qui, dans un festival comme Cannes, peuvent passer pour plus grands qu’ils ne sont.

Si grands films il y eut cette année, ce que seul le temps en passant confirmera ou non, ils avaient nom plutôt "Sommeil d’hiver", "Deux jours, une nuit", "Mr. Turner" : Nuri Bilge Ceylan, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Mike Leigh seront-ils à Cannes ce samedi ? Les meilleurs films ne l’emportent pas toujours. Et "Timbuktu", présenté en tout début de Festival ? Il faut se souvenir, surtout, que tous les palmarès cannois comptent une surprise au moins. Et que cette année encore, celle-ci pourrait être de taille. Le prix d’interprétation pour Roxy Miéville, le clebs du film de Godard ? Peut-être pas quand même, mais allez savoir !

Politis.fr
Palme d’or

Parce que c’est le seul vrai objet tranchant de la compétition, l’OVNI flamboyant, et parce que son auteur ne l’a jamais obtenue depuis qu’il fait des films, je décernerais la palme à Adieu au langage, de Jean-Luc Godard . Bien sûr, cela ferait grincer bien des dents, et hurler dans les chaumières, mais cette palme serait héroïque, car radicalement tournée vers l’art contre l’industrie.

La palme à Still the Water, de Naomi Kawase , serait aussi un bon choix. Jane Campion peut être tentée de décerner la palme à une femme – la réalisatrice de la Leçon de piano étant à cette heure la seule femme auréolée d’or cannois. En outre, Still the Water est un film fascinant pour qui est prêt à y entrer.

Mais il se pourrait que Mommy (cf. plus haut), ou Winter Sleep, du Turc Nuri Bilge Ceylan , qui vient ce soir de recevoir le prix Fipresci de la critique internationale pour la compétition officielle, emporte la récompense suprême.

Grand Prix

Sans hésiter, parce qu’il est rare de pouvoir honorer un film qui fait rire, même si c’est ici un rire au vitriol, je l’attribuerais aux Nouveaux Sauvages, de l’Argentin Damian Szifron , le seul cinéaste de la compétition dont on ne savait que très peu de choses avant le festival. Une petite révélation, donc.

Mais Winter Sleep , s’il n’a pas la palme d’or, pourrait figurer ici.

Prix de la mise en scène

Même s’ils ont déjà reçu de nombreux prix à Cannes, je le décernerais à Luc et Jean-Pierre Dardenne pour Deux jours, une nuit , car ils ont réussi à rendre passionnant un scénario, toujours très minutieux chez eux, mais qui avait en germe le risque de la monotonie.

Prix du scénario

C’est un des prix les plus difficiles à décerner. Comment faire la part des choses entre le film terminé, celui qu’on a découvert ici, et le scénario initial ? Pour son inventivité, la richesse de ses registres, je le donnerais à Timbuktu, du Mauritanien Abderrahmane Sissako .

Prix du jury

Ce serait un bel encouragement que de le décerner à ce joli film italien, le second d’Alice Rohrwacher, les Merveilles .

Prix d’interprétation féminine

Julianne Moore, dans Maps to the Star, de David Cronenberg. Mais Marion Cotillard ne déparerait pas. Anne Dorval (voir plus haut), dans Mommy, a aussi ses chances.

Prix d’interprétation masculine

Gaspard Ulliel, dans Saint-Laurent, de Bertrand Bonello. Mais là, les candidats se bousculent : on parle beaucoup de Steve Carell, dans Foxcatcher, de l’Américain Bennett Miller. Timothy Spall, dans Mr Turner, de l’Anglais Mike Leigh, est un outsider sérieux.

Enfin, on a noté une surabondance de chiens dans les films de la compétition. De Roxy, le chien de Jean-Luc Godard, aux avant-postes d’Adieu au langage, au bouledogue d’Yves Saint-Laurent, Moujik, en passant par le chien malencontreusement tué dans le film de Cronenberg. Et j’en oublie. Mais c’est le chien de White Dog, du Hongrois Kornel Mundruczo, film présenté à Un Certain regard, qui a remporté cette année la Palm Dog – cette information n’est pas un fake (ou une blague, comme on dit aujourd’hui).



L'express:

Palme d'or

Fabrice Leclerc: Timbuktu d'Abderrahmane Sissako
Parce c'est sûrement le film le plus "complet " cette année à Cannes, qui traite d'un sujet brûlant en magnifiant le cinéma dans toute sa diversité. Ce serait aussi donner une première Palme au continent noir africain.
Eric Libiot: Timbuktu d'Abderrahmane Sissako
Mince, je suis d'accord avec Fabrice. Projeté le premier jeudi, ce film s'accroche à la mémoire depuis dix jours. Etat de grâce permanent. Des images, du cinéma, un discours, de la poésie, de l'humour, de la dureté, de l'autodérision. Très grand film qui, en plus, devrait obtenir un succès populaire. Il le mérite.

Grand prix du jury

FL: Mommy de Xavier Dolan
Parce que le jeune réalisateur québécois poursuit un parcours (presque sans faute) avec Mommy, une tornade de cinéma sensoriel, parfois outré ou trop long mais avec quelques séquences d'anthologie. Ne pas donner tout de suite une Palme d'or à Dolan ne pourra que faire du bien à ce prodige encore trop turbulent.
EL: Mommy de Xavier Dolan
Mince, je suis d'accord avec Fabrice. Un mélo excessif, émouvant, magnifié par un trio de comédiens et par un amour du cinéma comme on en voit peu. Xavier Dolan fait une confiance quasi aveugle à son cinéma et ça, c'est touchant.

Prix du jury

FL: Relatos Salvajes de Damian Szifron
C'est la très bonne surprise et la découverte de ce festival: un film à sketch qui réintroduit l'humour (trash) sur la Croisette, et révèle un auteur qui en a entre les oreilles. Un prix du jury serait pour lui un gage de confiance pour la suite qu'on attend déjà.
EL: Saint Laurent de Bertrand Bonello 
Des partis-pris, de la mise en scène, un point de vue sur le sujet (et une séquence finale ratée). Pas si fréquent dans le "biopic", genre trop souvent illustratif.

Prix d'interprétation masculine

FL: Steve Carell dans Foxcatcher de Bennett Miller
Cannes n'aurait pas à rougir de récompenser cet acteur génial, déjà satellisé pour les oscars 2015 et qui campe dans ce drame viril et attachant un milliardaire manipulateur. Une performance toute en finesse. Du grand art.
EL: Steve Carell dans Foxcatcher de Bennett Miller
Dis donc Fabrice, t'as triché sur moi ou quoi? Evidemment, c'est un rôle à performance: acteur comique pour personnage dramatique, transformation physique, jeu décalé et hors des rails. Carell est un génie de la drôlerie, c'est maintenant un comédien de première catégorie, version col du Tourmalet sur les jantes.

Prix d'interprétation féminine

FL: Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit, des frères Dardenne 
Injustement ignorée pour De rouille et d'os de Jacques Audiard, Marion Cotillard transcende cette fois l'univers des frères Dardenne dans un nouveau rôle casse-gueule et bouleversant qu'elle mène avec une minutie de tous les instants.
EL: Marion Cotillard dans Deux jours, une nuit des frères Dardenne
Ca commence à devenir étrange cette unanimité. Bref. Pas grand fan du film mais Marion Cotillard le tient sur ses épaules. Elle avance, elle panique, elle tremble, elle sourit, elle relève la tête. 

Prix de la mise en scène

FL: Ken Loach pour Jimmy's Hall
Si le réalisateur britannique est déjà titulaire de nombreux prix cannois, celui-là viendrait récompenser l'intelligence et le romanesque d'un cinéaste dont on dit qu'il serait sa dernière "fiction". Raison de plus.
EL: Nuri Bilge Ceylan, pour Winter Sleep
Là, Fabrice a bu trop de whisky. Faut l'excuser. La mise en scène, c'est NBC. Point. Un type qui transforme dix minutes de champ/contre-champ statiques en western épique à droit au respect le plus total. 

Prix du scénario

FL: Winter sleep, de Nuri Bilge Ceylan
Long et lent, le cinéma de Ceylan n'en est pas moins riche. Cette fois ses silences ont fait place à un film ouvert, bavard et passionnant sur la rédemption. Écrire sur la longueur est un défi que le cinéaste turc a relevé haut la main.
EL: Foxcatcher de Bennett Miller
Ils s'y sont mis à trois -Kristin Gore, E. Max Frye, Dan Futterman- pour écrire ce conte cruel d'une Amérique infantile et neurasthénique, et rendre passionnante une intrigue sur la lutte

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/cinema/festival-de-cannes-les-pronostics-de-l-express_1545982.html#K1EB1jpQcgEg2tu6.99
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