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I Plant My Hand in the Garden de Hoda Taheri, Boris Hadžija

Un film d’Hoda Taheri, Boris Hadžija

Avec: Hoda Taheri, Boris Hadžija, Branka Hadžija, Jahandokht Taheri, Hadi Khanjanpour

Hoda, une réfugiée iranienne vivant à Berlin, est enceinte et amoureuse de Boris, un homme gay queer originaire de Serbie. Ensemble, ils décident de se marier et d’élever leur enfant, imaginant un avenir qu’ils construiront selon leurs propres termes. Alors qu’ils se préparent pour le mariage et s’immergent de plus en plus dans l’univers de l’autre, leur relation est mise à rude épreuve par les formalités administratives, ainsi que par les attentes et les histoires familiales dont aucun des deux ne peut se détacher. Entourés de proches, de souvenirs et d’idées héritées sur l’amour et la parentalité, Hoda et Boris commencent à remettre en question les rôles qu’ils s’apprêtent à endosser. Ce qui commence comme un projet de fonder une famille se transforme peu à peu en une question plus intime et incertaine : peuvent-ils réinventer ce que signifie être en couple sans perdre ce qui les a réunis ?

Notre avis : ★()

Un film étrange à l’atmosphère pseudo-absurde malgré son sujet de nature sociétale et plutôt tragique, un récit qui brouille un peu les pistes, se joue des repères. Parfois provocant, parfois intime, la difficulté et l’absurdité de la diplomatie va de pair avec les orientations sexuelles troubles des personnages, qui semblent pour rentrer dans les cases et obtenir les sésames souhaités (titre de séjour), rentrer dans une relation amoureuse dont on se demande en permanence sur quels fondements ils se basent, si ce n’est une lutte commune pour rester libre, tant leur relation en elle même est occultée. Ce point du vu particulier, et les ellipses et effet de montage qui insèrent les scènes passées comme continuité de scène présente rajoute à cette impression très étonnante d’un film qui se cherche et explore en permanence, captant du réel (les parents, les relations familiales) malgré sa trame fictionnelle, et frappé d’une grande incommunicabilité quasi antonionienne.

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