Site icon Le Mag Cinéma

Company de Casey Affleck

Un film de Casey Affleck

Avec: Nick Nolte, Adelaide Clemens, Ben Mendelsohn, Scoot McNairy, Emily Alyn Lind, Caylee Cowan

Par une nuit d’hiver de 1975, Evelyn, une femme mystérieuse arrive sans invitation à une réunion de famille et raconte l’histoire de Tom, un vieil ermite qui, plus de vingt ans auparavant, a sauvé une actrice bloquée par une tempête de neige dans le Colorado.

Notre avis : ★

Un scénario qui prend son temp, en rapport avec son sujet, et longtemps cherche à taire la nature même du projet, une variation autour du mythe des vampires, alentie, du côté du spleen éternel qui anime par exemple Dracula, mais aussi les personnages de Only Lovers Left alive, dont il est bien plus proche sur le rythme. Dans un décor de western élégant, le film s’attardera bien sur un personnage principal, un jeune homme d’une grande noirceur, interprété par Atticus Affleck (fils de Casey, aux faux airs de Timothée Chalamet) qui s’entretient avec son hôte, non sans philosophie et sophistication, mais aussi pics d’humeur, laissant s’insérer un rapport de séduction, mais il le fera nous avoir introduit, à des époques différentes, des femmes s’introduisant dans des foyers, un peu par hasard, pour venir raconter une histoire, l’histoire dans l’histoire menant donc, entre autre, à ce jeune homme, mais aussi à un vieil homme auquel Nick Nolte prête ses traits de vieillard mal en point. Le concept, tout droit sorti des milles et nuit, ne maintient pas totalement en éveil, se perdant dans ses longueurs narratives, quoi que le spectateur aura été prévenu par la conteuse contemporaine, que la conteuse dont elle narre l’histoire ne savait pas réellement racontée l’histoire avec efficacité, parlant de maladresse; des maladresses qui sont celles de Compagnie, qui enfin deviendra légèrement troublant dans ses vingt dernières minutes, lorsqu’il laissera derrière lui le fil philosophique, les discours aussi raffinés que répétitifs – ce qui en soi se justifie, le principe étant de faire ressentir au spectateur cette langueur, ce rapport distordu au temps – pour enfin relier, les différentes histoires, les différents récits, les différents personnages, les différents récits non sans vertige.

Quitter la version mobile