Taper "Entrée" pour passer le contenu

Soutenez un projet de court métrage ambitieux !

De grands noms du cinéma ont été inspirés par Kafka, et le plus souvent cela leur a porté chance. Quelques adaptations de Kafka sont entrées dans la mémoire collective, nous pensons par exemple à ‘Orson Welles qui adapta Le Procès, à Steven Soderbergh (Kafka) et même à Michael Haneke (Le château). Nous pourrions également évoquer les réalisateurs qui ont ouvertement reconnu l’influence des écrits de Kafka sur leur cinéma, que ce soit le film culte de Terry Gilliam Brazil, ou le tout aussi culte La mouche de David Cronenberg (librement inspiré de La métamorphose),.

Si l’écriture de Kafka n’est pas directement cinématographique, elle offre une grande place à l’imaginaire du lecteur, mais aussi à celle d’un metteur en scène ou d’un réalisateur qui cherche à l’adapter. En littérature même, son œuvre n’a de cesse d’être réinterprétée. Une tendance aujourd’hui consiste à la redécouvrir sous un angle autrement plus positif, joyeux. Au delà du génie fantastique éprouvé de Kafka, certains analystes s’intéressent de prêt à ses traits d’esprits, et notamment, l’humour qui parsème son œuvre.

Nous venons d’apprendre qu’un réalisateur français, Alain Deneuville, monte actuellement un projet pour adapter un passage du Procès pour ce qui sera son troisième court métrage intitulé La porte de la loi.

Après avoir suivi des études de philosophie et une formation d’assistant réalisateur au Conservatoire libre du cinéma français à Paris, Alain Deneuville s’est lancé dans le grand bain et a entamé sa carrière de réalisateur. On lui doit de nombreux clips musicaux et deux courts-métrages, visibles sur sa chaîne youtube.

Ce projet est pour lui très personnel, il lui tenait à cœur depuis son adolescence lorsqu’il découvrît l’adaptation du Procès  faite par Orson Welles, et fut marqué par sa séquence introductive.

Le défi qu’il se lance consiste à adapter la nouvelle « Devant la loi » de Franz Kafka, parue la première fois en 1915 de son vivant, et qui, de façon posthume, fut réintégrée telle quelle, selon les intentions de Kafka à ce qui reste l’une de ses œuvres majeurs, Le Procès, sous le titre (« La parabole de la loi »). Ce même texte était précisément celui que Welles avait choisi pour ouvrir son film. Par effet de mise en abyme, la séquence accroche le spectateur saisi par la quête de vérité du personnage principal, double de KafkaJoseph K.

Dans sa note d’intention, Alain Deneuville précise qu’il veut tenter d’amplifier le « vertige métaphysique » que le le texte recèle, et déjà remarquablement mis en exergue par la mise en scène de Welles.

Aussi, l’esthétique visuelle et sonore est au cœur de ses  attentions. Le réalisateur prévoit de travailler la lumière, pour placer le récit dans un crépuscule qui, de façon symbolique, représente l’entre deux-mondes, pour mieux transposer l’ambivalence même que l’on retrouve dans la situation que décrit Kafka. Pour la bande son qu’il compose lui même, Alain Deneuville s’atèle à instaurer une ambiance musicale « infiniment tragique« .

Le réalisateur français compte enfin s’appuyer sur l’expérience qu’il a pu glaner sur son précédent court métrage « Bienvenue dans l’expérience » déjà kafkaïen par sa tentative de marier fantastique et philosophie.

Rendre compte de l’atmosphère si particulière des écrits de l’auteur tchèque reste de nos jours un défi. Faire ressortir la dualité de l’œuvre, sa portée aux frontières du réel et du conscient, nécessite assurément une approche artistique aiguë.

Une campagne de financement participatif vient d’être lancée. Nous ne pouvons que vous enjoindre à y jeter un œil :

Le tournage du film La porte de la loi est prévu en 2021.

Soyez le premier à commenter

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.