Le Festival de Cannes dévoile ses « Classics »

Le Festival de Cannes vient de dévoiler sa sélection de films retenus pour le « Cannes Classics ». Pour son soixante-dixième anniversaire, le Festival a vu les choses en grand et proposera une rétrospective des films qui surent marquer l’événement, de sa première édition en 1946 jusqu’à 1992.

J’ai même rencontré des Tziganes heureux d’Aleksandar Petrovic

Éclectique à l’image de l’identité du Festival, la programmation entremêle incunables (Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, Blow-Up de Michelangelo Antonioni) et oeuvres moins connues (Soleil O de Med Hondo, Yol –  The Full Version de Yilmaz Güney), tout en revenant sur des cinématographies parfois un peu oubliée mais ô combien importantes (la Serbie avec J’ai même rencontré des Tziganes heureux d’Aleksandar Petrovic, ou Israël avec Siège de Gilberto Tofano). À ces quinze longs métrages s’ajoute une jolie sélection de sept courts métrages parmi lesquels Pas de deux de Norman McLaren, Peel de Jane Campion, ou encore L’Interview de Xavier Giannoli.

L’Atalante de Jean Vigo

Comme chaque année, le public de la Croisette pourra découvrir de nombreux films restaurés. On attend beaucoup de la nouvelle version de L’Atalante, chef-d’oeuvre de Jean Vigo qui n’avait profité pour l’instant que de copies de récupération au son très médiocre. Signalons par ailleurs la présence du méconnu Paparazzi de Jacques Rozier, de Lucia du cubain Humberto Solas, et du très beau Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, sans oublier les immenses Madame De (Max Ophüls) et Belle de jour (Luis Buñuel).

Madame De de Max Ophüls

Du côté des documentaires consacrés au patrimoine, l’acteur Cary Grant et le critique Jean Douchet seront à l’honneur à travers deux films mêlant fiction (pour le premier) et enquête journalistique (pour le second). Henri de Gerlache (La belge histoire du festival de Cannes) et Sally Aitken (David Stratton – A Cinematic Life) poseront un regard sur les cinémas belges et australiens, tandis que Filmworker de Tony Zierra s’intéressera à Leon Vitali, acteur reconnu pour son rôle de Barry Lindon dans le film éponyme de Stanley Kubrick et qui devint le bras droit du réalisateur pendant plus de deux décennies.

Cary Grant

De bien belles découvertes en perspective.

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